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Jeudi 25 novembre 2021
Chères toutes et chers tous,

📅 C'est ce soir ou jamais ! Nous vous attendons ce soir un peu avant 19h à la médiathèque Marguerite Yourcenar de Paris (15ème) à l'occasion de notre grand débat sur l'avenir de la justice climatique après l'échec de la COP26. Nous aurons le plaisir de nous entretenir avec Marine Calmet, présidente de Wild legal, une ONG qui veut redonner des droits à la nature ; Fanny Petitbon, responsable du plaidoyer à l'ONG Care France qui a suivi les négociations de la COP26 et Marie Cohuet, désobéissante et activiste pour Alternatiba, infiltrée au défilé Louis Vuitton en octobre dernier. Vous trouverez toutes les informations ici.

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Le nouveau gouvernement allemand accélère la transition. Nos candidats préfèrent parler d'immigration.

En Allemagne, la nouvelle coalition teste « l'économie de marché socio-écologique »

Y a Rhin à voir. Mercredi, la nouvelle union « feu tricolore » entre les sociaux-démocrates, les libéraux et les Verts allemands a dévoilé son programme pour les quatre ans à venir. L'équilibre entre ambition écologique et sociale, libéralisme et productivisme promet d'être périlleux.

Près de deux mois après les élections législatives allemandes (Vert), les trois partis arrivés en tête – qui n'ont jamais gouverné ensemble – se sont finalement entendus sur une feuille de route commune de 177 pages (en allemand). L'écologie et le climat y figurent en bonne place, dans un flamboyant chapitre consacré à l'« économie de marché socio-écologique ». Leur postulat : l'excellence environnementale permettra de stimuler l'innovation, la compétitivité, l'emploi et la promotion sociale.

Les leaders des trois formations qui composent la nouvelle coalition : Annalena Baerbock (Verts), Olaf Scholz (SPD) et Christian Lindner (FDP) © Christof Stache / AFP

Très ambitieux sur l'énergie, le nouveau gouvernement prévoit de passer de 40 à 80% d'électricité renouvelable d'ici à 2030, contre un objectif de 65% jusqu'ici. A cette date, la chaleur devra venir à 50% des renouvelables contre 15% en 2020. Pour cela, la coalition revoit sensiblement à la hausse le cadencement des appels d'offres pour l'attribution de projets d'énergies renouvelables. « Toutes les surfaces de toit appropriées doivent être utilisées à l'avenir pour l'énergie solaire », explique le programme, et l'installation de solaire photovoltaïque sera rendue obligatoire sur toutes les nouvelles constructions.

Le charbon, qui représente encore 24% du mix électrique, disparaîtra « idéalement » en 2030, contre 2038, l’objectif hérité du gouvernement précédent. Dans l'intervalle, « des centrales à gaz seront nécessaires jusqu'à ce que la sécurité d'approvisionnement par les énergies renouvelables soit assurée ». Celles-ci devront toutefois être construites de façon à pouvoir fonctionner ultérieurement avec des gaz prétendument « neutres pour le climat ».

Le gouvernement prévoit aussi de passer de 1 à 15 millions de véhicules électriques sur les routes d'ici à 2030 et de « devenir un pionnier du vol neutre en CO2 » - une fantaisie démontée de longue date par Valérie Masson-Delmotte, vice-présidente du Giec. Pour aider les industries à se verdir, la coalition prévoit la création de nouveaux outils tels que des « contrats climat », sorte d'avances financières destinées à combler l'écart de prix entre les produits plus vertueux et leurs équivalents conventionnels. Enfin, la coalition prévoit d'adopter rapidement une loi sur l'adaptation au changement climatique. Les inondations meurtrières de l'été dernier ont révélé de larges insuffisances dans ce domaine.

· Le mois dernier, les député·es ont validé en catimini l’enfouissement définitif de 42 000 tonnes de déchets dangereux dans d'anciennes mines de potasse en Alsace, gérées par la société Stocamine. La justice avait suspendu les travaux en janvier, arguant que la société n'avait pas les garanties financières suffisantes pour ce projet (Reporterre). Mais un récent amendement du gouvernement, intégré au projet de loi de finance pour 2022, lui accorde une garantie d’État de 160 millions d’euros assortie d’une autorisation de stockage des déchets « pour une durée illimitée ». Il a été adopté sans débat et sans examen préalable en commission, vendredi. Les collectivités locales et plusieurs associations écologistes crient au scandale mais leurs possibilités de recours sont désormais très faibles - Le Monde (abonnés)

· Au cours de leurs trois débats télévisés, longs de neuf heures en cumulé, les candidat·es à la primaire des Républicains (LR) n'ont parlé de biodiversité que pendant 10 secondes, révèle un décompte réalisé par le Pacte du Pouvoir de vivre. En tout, 16 minutes ont été consacrées au climat, 2 minutes 20 à la pauvreté et trois au logement. La sécurité, elle, a accaparé une heure et 24 minutes et l'immigration cinquante minutes. - Reporterre

· Les secteurs du pétrole et du gaz émettraient plus du double de CO2 que ce que laissent apparaître les inventaires officiels, révèle un rapport de l'organisation Climate Trace. Pour arriver à cette différence, évaluée à un milliard de tonnes de CO2, cette coalition d'ONG s'est appuyée sur des données satellites. Elle estime que les niveaux d’émissions communiqués par les pays à l'ONU comprendraient également des lacunes. A terme, les observations satellites pourraient permettre d'avoir une analyse beaucoup plus fine des émissions et aussi de détecter les émissions non déclarées. - Novethic
4,3 milliards d'euros

C'est complètement fringue. La valeur marchande des produits fabriqués « pour rien » a atteint 4,3 milliards d'euros en 2019, selon l'Agence française de la Transition énergétique. Les vêtements représentent un tiers du gaspillage industriel, devant les biens culturels - dont les livres et les équipements pour la maison. Ces invendus résultent principalement de l’obsolescence marketing (changement de gamme ou de saison, fins de séries), de la surproduction, ou encore de la présence de défauts mineurs, selon l'Agence. Le développement des achats en ligne et la politique commerciale du « satisfait ou remboursé » constituent également une cause croissante des invendus. 42% de ces invendus sont destockés via des intermédiaires (vendus à prix cassés) et 20% sont donnés à des associations. Le recyclage représente 27% des flux et la réparation seulement 3%. Les 7% restants sont enfouis ou incinérés sans jamais avoir servi. 

Le périphérique parisien va dégager la voie aux transports « vertueux »

Voie sans suie. Après les jeux olympiques (JO) de 2024, une voie entière du «périph’» sera réservée aux transports en commun, au covoiturage et peut-être aux véhicules électriques. Une idée à laquelle s’est opposée la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse.

Le 17 novembre dernier, la mairie de Paris a signé une convention de financement avec Solideo, la société de livraison des ouvrages liés aux JO, pour la mise en place de « voies olympiques » réservées aux participant·es des jeux. Le même jour, le conseil municipal (à majorité socialiste et écologiste) a confirmé que la voie située sur le périphérique (ouest, nord et est) sera conservée puis étendue au sud afin de laisser la place aux « modes vertueux » sur l'intégralité de la boucle.

Les bus, les covoitureur·euses, mais aussi les voitures électriques pourraient intégrer cette voie très select. Pour l'instant, le million de véhicules qui circule quotidiennement sur ces huit voies ne transporte en moyenne que 1,1 passager. Sur Twitter, l'adjoint écologiste David Belliard s'est félicité des impacts attendus sur la qualité de l’air et les nuisances sonores qui mettent à mal la santé des 500 000 personnes vivant à proximité de l’anneau routier de 35 kilomètres.

La présidente LR de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, s'est indignée du projet. Elle a lancé une consultation sur internet sobrement intitulée « Pour ou contre la suppression d’une voie pour tous du périphérique ? ». Elle argue que le Boulevard périphérique est déjà « l’un des axes les plus fréquentés et les plus congestionnés du réseau routier francilien » et que « 40% des trajets concernent des trajets de banlieue à banlieue ».

Une flashmob pour l'atome

Atom-tom et Nana. Pendant que certains marchent pour le climat, elles et ils dansent pour le nucléaire. Les jeunes du réseau Nuclear Institute Young Generation Network (YGN) ne se sont pas ménagé·es pour porter la voie de l'atome à la COP26. Entre deux déambulations déguisé·es en banane dans les couloirs du Scottish Event Campus (siège des négociations), elles et ils se sont donné en représentation lors d'une flashmob créative, drôle... et gênante. Le nucléaire « héros du net-zéro » y est « safe » (sûr) et « clean » (propre). Ni les déchets ni les accidents nucléaires ne sont mentionnés. Probablement parce que ça ne rimait pas.

© Nuclear Institute Young Generation Network / Twitter

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