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Mardi 15 juin 2021
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Un numéro où l'on verra que du Sénat aux Pyrénées, la mauvaise foi comme la bonne volonté peuvent atteindre des sommets.

En Chine, l'incident dans la centrale nucléaire de Taishan est sous contrôle, selon EDF

L'entreprise française qui détient une part de la centrale nucléaire de Taishan a reconnu une fuite de gaz rares issus de la fission, dont les rejets seraient « maîtrisés ».

« EDF a été informée de l’augmentation de la concentration de certains gaz rares dans le circuit primaire du réacteur numéro 1 de la centrale nucléaire de Taishan », a indiqué l'énergéticien français dans un communiqué lapidaire publié lundi. Située dans la province chinoise du Guangdong, cette centrale EPR - la seule en activité dans le monde - est détenue à 30% par EDF. Elle est désormais sous surveillance pour des rejets atmosphériques de xénon et de krypton issus du cœur du réacteur. Mais ceux-ci respectent les « limites réglementaires définies par l’autorité de sûreté chinoise » en matière de radioactivité, affirme EDF.

Les réacteurs 1 et 2 de la centrale EPR de Taishan, mis en service en 2018 et 2019. © EDF

Pourtant, la semaine dernière, la filiale d'EDF Framatome aurait contacté les autorités américaines, faisant mention d'une « menace radiologique imminente », a révélé la CNN, lundi. Framatome se serait également inquiétée de ce que l'autorité de sûreté chinoise a relevé les limites de détection de la radioactivité aux abords de la centrale pour éviter sa mise à l'arrêt.

Pour autant, rien ne permet de parler d'un « accident », comme l'a indiqué à l'AFP Karine Herviou, directrice générale adjointe de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) : « On ne connaît pas les valeurs, la concentration, on ne sait pas quelle est l’ampleur du phénomène. Mais il n’y a pas plus d’inquiétude à avoir pour l’instant, compte tenu de ce qu’on sait. »

Dans l'attente de l'ouverture des réacteurs EPR de Flamanville en France et ceux prévus au Royaume-Uni ou en Finlande, la centrale de troisième génération de Taishan est scrutée avec attention par de nombreux observateurs.

• Lundi, un incendie a ravagé une usine de produits chimiques appartenant au groupe Lubrizol située dans l'Illinois (Etats-Unis). Le site de Chemtool Inc. fabriquait des lubrifiants et des graisses pour l'industrie. Face à l'immense panache de fumée noire, les habitations et commerces alentours ont été rapidement évacués. En France, un an et demi après la catastrophe de l'usine Lubrizol de Rouen, le géant américain est toujours poursuivi pour « mise en danger de la vie d'autrui ». - AP (anglais)

Au Sénat, le jeu de dupes entre LR et LREM sur la loi climat

Concours de buts. Alors que le projet de loi « climat et résilience » arrive au Sénat, le gouvernement et la droite jouent aux plus ambitieux sur un texte qui ne l'est toujours pas.

Censé reprendre une large part des propositions de la Convention citoyenne pour le climat afin de réduire les émissions nationales de CO2 de 40% d'ici 2030, le projet de loi climat du gouvernement a été unanimement critiqué pour ses insuffisances (Vert). Et lors de son passage devant l'Assemblée nationale, en avril dernier, la majorité LREM n'y a rien changé (Vert).

Le projet de loi est étudié dans l’hémicycle du Sénat depuis lundi et pour les deux prochaines semaines. La majorité de droite y a promis de redonner du souffle à ce texte. Ces dernières semaines, lors de l'examen en commission, rappelle le Monde, les sénateur·rice·s ont voté en faveur de la baisse de la TVA sur les billets de train de 10 à 5,5% ; ont approuvé la création d'un prêt à taux zéro pour acheter un véhicule moins polluant pour les ménages modestes ; ont exclu les logements classés C (au diagnostic de performance énergétique) des « rénovations énergétiques performantes » ; veulent interdire la publicité pour les véhicules les plus polluants d'ici 2028.

C'en est beaucoup trop pour le gouvernement, qui entend revenir sur presque toutes ces mesures au moyen d'amendements en séance publique, note Actu-environnement.

Le projet de loi sera examiné dans l'hémicycle du Sénat jusqu'au 29 juin. © Jacques Paquier / Flickr

Par ailleurs, en commission, le Sénat s'est opposé à certaines modestes avancées du projet de loi climat, repoussant par exemple la généralisation des menus végétariens proposés une fois par semaine dans les cantines scolaires, tout comme le déploiement des zones à faibles émissions (ZFE), qui visent à limiter l'accès des véhicules polluants aux centres-villes.

Comme le Sénat ne votera pas le texte dans les mêmes termes que l'Assemblée, député·e·s et sénateur·rice·s devront tenter de trouver un compromis dans une commission mixte paritaire (CMP). Si un accord est obtenu, le texte pourra être adopté au cours de l'été. Autrement, le processus pourrait durer de longs mois de plus.

Andorre abandonne son projet d'aéroport d'altitude

Atterrissage forcé. La principauté d'Andorre vient d'abandonner son projet insensé d'aéroport pour les ultra-riches dans les Pyrénées.

Un bâtiment futuriste en forme de ravioli au milieu des alpages, des Mercedes et autres Ferrari garées sur le parking, et des avions qui sillonnent le ciel : le projet présenté en mars dernier par la Chambre andorrane de commerce, d’industrie et de services avait de quoi faire rêver quelques millionnaires désœuvrés. D'un coût estimé à 345 millions d'euros, le nouvel aéroport devait permettre de recevoir 500 000 voyageur·s·es chaque année en provenance de la Russie, d'Asie, ou du Golfe persique, racontait Reporterre.

© Cambra de Comerç, Indústria i Serveis Andorra

Hélas, de nombreux esprits chagrins avaient dénoncé la bétonisation de ces hectares pris à la nature. A près de 2000 mètres d'altitude, l'aéroport aurait été bâti sur une vaste zone humide qui regorge de vie, dont celle du grand tétras.

Le 9 juin, le gouvernement d'Andorre a officiellement annoncé l'abandon de ce projet dans un communiqué. Motif : celui-ci ne « répond pas aux exigences opérationnelles et de sécurité des vols internationaux des compagnies aériennes stipulées par l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale ». La piste de 1 800 mètres aurait été trop courte et la visibilité trop faible pour assurer la sécurité des atterrissages.

Il s'agit d'une réjouissante victoire pour les opposant·e·s à ce projet, largement décrié en Andorre comme dans le département français voisin des Pyrénées-Orientales, que le célèbre ultra-traileur Kylian Jornet avait qualifié d'« aberration ».

La transhumance des bergers érudits

Que la Montaigne est belle. Nous sommes en 1967 et, lors de la transhumance de leurs troupeaux, des bergers savants méditent de longues semaines durant en compagnie de Descartes, Rimbaud ou René Char, comme ils le racontent au micro qui leur est tendu. Une délicieuse archive de la télévision française repérée par l'INA.

© INA

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