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Mardi 18 mai 2021
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Si l'on ne lève pas le pied de l'accélérateur, le réchauffement fondera droit sur nous

Pour atteindre la neutralité carbone en 2050, les nouveaux projets fossiles doivent cesser immédiatement

Pas fossile. Dans sa nouvelle feuille de route pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) veut bannir les voitures thermiques et l'exploitation des énergies fossiles.

Depuis la signature de l'Accord de Paris fin 2015, une centaine de pays se sont engagés à atteindre la neutralité carbone d'ici le milieu du siècle. Ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que l'on peut en absorber à partir de 2050 : il s’agit de la seule façon de maintenir le réchauffement climatique sous contrôle. Or, les moyens mis en œuvre jusqu'ici par les gouvernements ne sont pas du tout à la hauteur, pointe l'Agence internationale de l'énergie, qui publie une feuille de route en 400 étapes, beaucoup plus drastique que les politiques actuelles. 

Pour commencer, le monde doit renoncer « dès maintenant » à tout nouveau projet pétrolier ou gazier et interrompre ses investissements dans le charbon. L'agence recommande d'interdire la vente de véhicules thermiques dès 2035 et de limiter l'usage de pétrole à des applications qui emprisonnent le carbone émis, telles que la fabrication de plastique.

A Gardanne en France, une centrale photovoltaïque surplombe la centrale à charbon. © Anne-Claire Poirier

D'ici à 2030, l'AIE estime nécessaire de multiplier par quatre le rythme de développement des énergies renouvelables, tout en triplant la vitesse actuelle de réduction de la consommation. L’agence concède toutefois que la moitié des baisses d'émissions de CO2 qu’elle a planifiées repose sur des technologies encore peu matures telles que l'hydrogène vert ou les systèmes de captage et de stockage de CO2 (lire notre article à ce sujet).

« D'ici à 2050, le monde de l'énergie sera totalement différent. La demande d'énergie aura baissé de 8% par rapport à aujourd'hui pour une population en hausse de deux milliards d'habitants », prévoit l'agence. Malgré tout, elle estime que les investissements déployés généreront croissance et emplois. Une analyse du FMI prévoit même 0,4 point de croissance par an du PIB mondial si cette feuille de route est tenue.

• En Amazonie brésilienne, 94% de la déforestation est illégale, selon un rapport réalisé par des universitaires et expert·e·s d'organisations environnementales, et publié ce lundi. L'utilisation des terres est mal documentée par les autorités brésiliennes, ce qui favorise l'exploitation illégale. Depuis le début de la présidence Bolsonaro, en 2019, la déforestation bat des records et un nouveau projet de loi prévoit d'assouplir encore les exigences environnementales dans le cadre de projets agricoles et énergétiques au Brésil. - Sciences et avenir (AFP)

• Le groupe nucléaire français Orano renonce à chercher de l'uranium au Groenland, malgré les permis dont il dispose. L'élection d'une majorité politique écologiste sur l’île en avril dernier (Vert) avait compliqué les projets du groupe français et hypothéqué l'obtention de permis d'extraction. Un autre gros projet controversé de mine de terres rares et d'uranium a été abandonné il y a peu. - Le Figaro (AFP)
 

Le Groenland se liquéfie et pourrait atteindre un point de non-retour

Ice scream. La réduction des tempêtes de neige accélère le réchauffement climatique sur l'île, dont la calotte glaciaire pourrait rapidement atteindre un point de non-retour, alertent deux nouvelles études. 

Les pôles sont les zones les plus marquées par le réchauffement climatique. Situé au nord du cercle polaire arctique, le Groenland ne fait pas exception. Depuis plusieurs années, l’île de glace est embarquée dans un cercle vicieux qui rogne son manteau blanc de plus en plus rapidement.

Depuis 1982, on estime ainsi que la calotte glaciaire de l'île s'est réchauffée d'au moins 2,7 degrés, causant une fonte très rapide des glaces, rappelle une étude publiée lundi dans les Geophysical Research Letters. Les observations satellites montrent d'autre part que la proportion de lumière réfléchie par la neige diminue d'année en année. Plus une surface est claire, plus elle renvoie de rayonnements dans l’espace - c’est l’effet d’albédo. Or, l’assombrissement du sol du Groenland accélère encore son réchauffement, et ainsi de suite.

Un glacier au Groenland © Steve Weston / Flickr

En voulant expliquer la baisse de l'albédo, les scientifiques ont identifié un nouveau responsable à cette boucle infernale : un blocage atmosphérique qui entraîne le maintien d'air plus chaud au-dessus de la région, réduit la couverture nuageuse et entraîne une baisse du nombre de tempêtes de neige. Or, l'apport de neige fraîche par les tempêtes est crucial pour le Groenland car c'est elle qui réfléchit le mieux la lumière. La fonte accélérée, et sans doute irréversible, du manteau neigeux est capable d'entraîner une élévation du niveau de la mer de un à deux mètres, selon une autre étude, qui vient de paraître dans la revue de l'Académie américaine des sciences.

Interdire la pêche destructrice dans les aires marines protégées bénéficierait - aussi - à l’économie

A la pêche aux économies. Racler les fonds marins est un désastre écologique, mais c’est aussi un non-sens économique, révèle une étude

Pour avaler un maximum de poissons et de crustacés, des chalutiers n’hésitent pas à racler les fonds marins avec d’immenses filets. Ces monstres des mers sont capables de déloger jusqu'à 41% des invertébrés qui vivent sur le plancher océanique. Et celui-ci met parfois six ans pour s'en remettre, rappelle l'association France Nature Environnement. Publiée dans Nature, une récente étude a même démontré que le ratissage des sédiments marins libérait autant de CO2 que le transport aérien, contribuant ainsi à l’acidification des océans.

Malgré cet impact désastreux pour la biodiversité et le changement climatique, ces modes de pêche très destructeurs n'épargnent toujours pas les aires marines protégées. En 2017, le chalutage profond était encore permis dans 59 % des 727 aires marines protégées de l'Hexagone.

Or, loin de plomber l’économie, interdire ces techniques dans les aires marines protégées entraînerait des bénéfices économiques. Une étude socio-économique de la New Economics Foundation commandée par l'ONG européenne Seas At Risk, évalue le bénéfice net cumulé sur vingt ans à 8,4 milliards d’euros, rien que pour la France. 

Les principaux avantages commerciaux seraient, entre autres, la création de nouvelles activités de loisir et la présence de poissons plus gros et en plus grand nombre, qui pourraient être ferrés par les pêcheurs utilisant des méthodes vertueuses. D'autre part, le piégeage du carbone et la protection contre les phénomènes naturels extrêmes s'en trouveraient renforcés. Alors, qu'est ce qui nous en...pêche ?

Nus et culottés

« Rien ne sert de courir, il faut partir à poil ! », c’est le slogan de Nans et Mouts, les deux protagonistes de l’adorable série « Nus et culottés » diffusée sur France 5 depuis 2012. Aux quatre coins de la France et de l’Europe, leurs aventures débutent systématiquement sans vêtements et sans argent, puis se poursuivent de rencontres en partage. Les dernières saisons sont en ligne sur le site de France télévisions, à regarder sans modération.

© France télévisions

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