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Chères lectrices, chers lecteurs, 

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Un numéro où l'on verra que l'automne est désormais aussi chaud que ses marrons.  

Le mois de novembre le plus chaud

C'est (toujours plus) chaud. Novembre 2020 a été le mois de novembre le plus torride jamais mesuré sur la planète, et de loin

Ce n'était pas qu'une impression. La température du mois qui vient de s'achever a dépassé de 0,13°C les précédents records de novembre 2016 et 2019. Et de 0,77°C la moyenne des mois de novembre de la période de référence 1981-2010, indique Copernicus, le service européen de surveillance de la planète, dans son dernier bulletin mensuel

La température s'est particulièrement élevée dans le Nord de l'Europe, en Sibérie et au-dessus de l'océan Arctique. En Europe, il a fait 2,2°C de plus que la moyenne de 1981-2010. 

L'écart des température de chaque mois, par rapport à leur moyenne au cours de la période 1981-2010. Il faut ajouter 0,63°C à chaque marque pour mesurer le réchauffement climatique. © Copernicus

Les douze derniers mois sont quasiment les plus chauds jamais mesurés, à seulement 0,01°C des records des périodes juin 2019 – mai 2020 et octobre 2015 – septembre 2016. La température se situe à 0,65°C au-dessus de la moyenne de 1981-2010. 

Ce à quoi il convient d'ajouter 0,63°C pour la comparer avec les températures de l'ère préindustrielle (années 1850) : sur les douze derniers mois, le réchauffement climatique a presque atteint 1,3°C. 

L'objectif affiché par les pays signataires de l'Accord de Paris, visant à contenir la hausse des températures à moins de 1,5°C, paraît tout à fait illusoire. Comme Vert l'avait rapporté, cette marque symbolique pourrait être dépassée dès 2024, alertait récemment l'Organisation météorologique mondiale. 

• Lundi, la préfecture du Bas-Rhin a annoncé l’arrêt du projet de centrale de géothermie de Vendenheim, située au nord de Strasbourg. Une décision qui intervient après plusieurs séismes attribués à l’activité de ce site, dont le dernier a atteint, le 4 décembre, une magnitude de 3,49. Ce projet de pointe pour une filière naissante devait permettre d'alimenter 15 à 20 000 logements de la métropole strasbourgeoise en électricité, et 26 000 en chaleur. - Dernières nouvelles d'Alsace

• Rendu public lundi, un rapport d’expertise indique que l’origine de l’incendie qui a ravagé le site de Lubrizol, en septembre 2019, n’est toujours pas connue. La piste privilégiée est celle d’un départ de feu depuis l’usine, contrairement à ce qu’affirme la direction de Lubrizol, qui nie sa responsabilité dans cet accident industriel. - Libération 

L’indispensable réduction des émissions des plus riches

Alors que les dirigeant•e•s européen•ne•s planchent cette semaine sur la future baisse des émissions de CO2, l'ONG Oxfam les invite à réduire les inégalités en se tournant en priorité vers les plus riches

Après la Commission et le Parlement, les chef•fe•s d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) devraient choisir, jeudi et vendredi prochains, quel sera le futur objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2030. Indépendamment du chiffre qui sera retenu, selon Oxfam « il ne sera possible de se mettre d’accord et d’obtenir des réductions d’émissions plus importantes d’ici 2030 que si l’équité et la justice sont placées au cœur de la transition »

L'affaire est désormais connue : en raison de leur consommation, les plus fortuné•e•s émettent bien davantage de CO2 que les plus pauvres. Dans une analyse, co-écrite avec l'Institut de l'environnement de Stockholm et publiée ce mercredi, Oxfam révèle qu'entre 1990 et 2015, les 10% les plus riches de l'UE ont émis autant de CO2 que la moitié la plus indigente. 

Les émissions totales de CO2 (en gigatonnes - ou milliards de tonnes) liées à la consommation, par année et par niveau de revenus, dans les pays de l'Union européenne depuis 1990. © Oxfam

Pendant cette période, le total des émissions annuelles liées à la consommation des 50 % les plus pauvres a baissé de 24 % et celui des 40 % ayant des « revenus moyens », de 13 %. Dans le même temps, les émissions des 10 % les plus riches ont augmenté de 3 %. 

Autre donnée-massue, qui montre l'urgence et l'ampleur du problème : « aujourd’hui, les 10 % de citoyens européens les plus riches ont une empreinte carbone par habitant plus de 10 fois supérieure au niveau requis d’ici 2030 pour limiter le réchauffement à 1,5°C, tandis que l’empreinte des 1% les plus riches est 30 fois plus élevée », indique le rapport. Celle de la moitié la plus pauvre ne doit être réduite « que » de moitié. 

Les inégalités en matière d'émissions par pays et par niveau de revenus © Oxfam

Oxfam propose notamment de mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles comme les allègements fiscaux pour le kérosène des avions, d'accélérer la rénovation énergétique des logements ou encore, d'introduire un impôt sur la fortune et des taxes sur la consommation carbone dans le secteur du luxe. 

Le Grand-Est tente de préparer ses forêts au réchauffement climatique

Ça sent (plus) le sapin ! Dans le Grand-Est, dont les bois sont ravagés par les conséquences du réchauffement climatique, l'Office national des forêts (ONF) va tester de nouvelles espèces qui feront, peut-être, les forêts de demain.

Trois étés de sécheresse à la suite, des hivers trop doux qui laissent proliférer les scolytes - des insectes ravageurs qui vampirisent les arbres et les tuent... Les sept plaies d'Egypte semblent s'abattre sur les forêts du Nord-Est de la France.

Pour tenter d'adapter ces dernières à la chaleur qui s'aggrave, rapporte France Inter, l'ONF a mis sur pied un programme baptisé « Îlots d'avenir ». Cyprès d'Arizona, pin de Macédoine et autres chênes méditerranéens... Dix nouvelles essences seront plantées sur quelque 100 parcelles de la région. L'objectif : trouver quelles espèces s'accoutumeront le mieux aux sols locaux et permettront de maintenir une forêt par 2, 3 ou 4°C de réchauffement. 

Parmi les défis posés aux expert•e•s de l'ONF : refonder des forêts « mosaïques », peuplées de nombreuses espèces différentes. Vastes champs ne comptant qu'une seule essence, les monocultures d'arbres sont particulièrement peu résiliantes face aux menaces : « Lors des épisodes de dépérissement des épicéas, on aurait eu deux espèces d'arbres différentes, on aurait coupé tous les épicéas mais on aurait gardé une deuxième espèce, raconte à France Inter Lilian Duband, référent changement climatique de l'ONF pour le Grand-Est. La forêt aurait été "claire". Mais au moins, il y aurait encore une forêt. »

Il faudra dix à vingt ans pour tirer les conclusions de cette expérimentation. Reportage à lire sur le site de France Inter

Black Friday : Attaque contre l'empire

Pendant que les petits commerces ferment les uns après les autres, il est une firme, symbole du côté obscur de la consommation, qui croît comme jamais : Amazon. L'« empereur » Bezos, lui, a vu sa fortune atteindre 200 milliards de dollars pendant la pandémie. 

Dans leur dernière vidéo, les vidéastes du collectif Partager c’est sympa décortiquent les stratagèmes du géant du commerce en ligne pour phagocyter ses adversaires, et se proposent d’organiser la « rébellion » contre son empire.

© Partager c'est sympa

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