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Mardi 5 janvier 2021

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Des échéances et des turbulences sont à prévoir en cette nouvelle année qui démarre. 

En 2021, le climat à tous les étages

Cap sur la Cop. Si le coronavirus a éclipsé le climat en 2020, des échéances cruciales sont programmées en 2021.

Au niveau international d'abord, puisque tous les États doivent se retrouver en novembre à Glasgow pour la 26è conférence mondiale sur le climat (COP26), reportée d'un an en raison de la pandémie. Présentée comme le rendez-vous climat le plus important depuis la COP21 et l'Accord de Paris, en 2015, celle-ci doit acter la relève de l'ambition internationale, comme le détaille Le Monde.

Plus d’une centaine d’États se sont déjà engagés à atteindre la neutralité carbone d'ici le milieu du siècle - c'est-à-dire que l'ensemble du CO2 qui sera encore émis devra être intégralement compensé. Plus de la moitié d'entre eux sont membres du G20 (Chine, Union européenne, Royaume-Uni, Japon, Corée du Sud ou, dernièrement, Argentine). Toutefois peu d'entre eux ont concrétisé ces annonces en présentant leurs nouveaux objectifs auprès de l'ONU. A la date limite du 31 décembre 2020, seuls 70 pays sur 192 avaient présenté leurs nouvelles contributions déterminées au niveau national (NDC) : les engagements individuels pris pour lutter contre le dérèglement du climat. Or les NDC actuelles, annoncées en 2015, placent la planète sur une trajectoire de réchauffement entre + 3 °C et + 4 °C par rapport à l'ère pré-industrielle, au lieu des 2°C visés par l'Accord de Paris.

Le Premier ministre britannique lors du lancement de la COP26 en février 2020, avant l'annonce de son report d'un an.  © Flickr/Number 10

En juin 2021, la Commission européenne doit présenter un paquet de douze directives à réviser pour atteindre son nouvel objectif de réduction intermédiaire de ses émissions : -55 % en 2030. Les directives concernent le marché carbone, les voitures, les logements ou encore les énergies renouvelables.

Enfin, la France doit également adopter en 2021 sa propre loi Climat, issue des travaux de la Convention citoyenne pour le Climat. L'une des mesures proposée par la Convention concernant l’introduction dans la Constitution d’un engagement de la République à préserver l’environnement sera même soumise à référendum. Vert s'est plusieurs fois fait l'écho des tergiversations gouvernementales au sujet des propositions les plus importantes de la Convention. Le gros du travail va désormais se jouer au Parlement, à partir de mars.

• Un nouvel indice de la qualité de l'air est entré en vigueur au 1er janvierDavantage de substances sont désormais analysées par Atmo, l'organisme qui fédère les associations de surveillance de la pollution atmosphérique. Les particules fines PM2,5 (d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres) sont également prises en compte. Les seuils de détection pour l'ozone et le protoxyde d'azote ont été revus à la baisse pour correspondre aux recommandations de l'Union européenne. L'évaluation de l'air devrait donc être plus fréquemment mauvaise même si la qualité générale de l’air tend à s’améliorer un peu partout en France. - Ouest France

• La part des voitures hybrides et électriques neuves vendues en France a quasiment triplé en 2020, atteignant 21,5% des immatriculations totales, vient d'annoncer le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). En valeur absolue, cela représente un doublement des ventes en l'espace d'un an. Une tendance à contre courant du reste du marché automobile qui s'est contracté de 25,5% en 2020 sur fond de crise sanitaire. - AFP 

Les pétroliers entament leur mue

L'effroi du pétrole. La crise sanitaire a précipité le déclin du secteur pétrolier et la transition des majors de l'énergie vers les renouvelables.

Les géants mondiaux du pétrole courbent l'échine depuis le début de la crise qui a provoqué une chute durable de la demande pétrolière. En 2020, ExxonMobil, Shell, Eni, BP ou encore Total ont revu à la baisse de nombreux projets, en ont abandonné d’autres et réduit fortement leurs budgets dédiés à l'exploration pour les années à venir. En tout, cela représente une dépréciation d'actifs inédite de 145 milliards de dollars, selon les calculs du Wall Street Journal.

Les majors pétrolières basent leurs décisions sur les prix du pétrole ainsi que la demande dans les années à venir. Or, de l'aveu même du britannique BP, la demande pourrait déjà avoir atteint son pic en raison des conséquences de la pandémie et de la transition énergétique (AFP). De son côté, le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a annoncé pour la première fois en septembre 2020 que la production de pétrole de la major française stagnera ou baissera d'ici à 2030 (Les Echos).

A la recherche de relais de croissance, les géants européens du pétrole se lancent dans les énergies renouvelables et notamment sur le marché de l'éolien en mer  © Anne-Claire Poirier

Pour marquer leur transition, plusieurs pétroliers européens, dont Total et BP ou Shell, se sont engagés à la neutralité carbone d’ici 2050. Bien que ces annonces laissent sceptiques une grande partie des organisations environnementales, l'accélération de leurs investissements dans les énergies renouvelables est tout de même sensible. Selon une analyse de Goldman Sachs (reprise par les Echos), les compagnies européennes vont y investir 170 milliards de dollars d’ici 2030. A l’inverse, les compagnies américaines telles qu'ExxonMobil et Chevron continuent de miser sur le gaz et le pétrole. 

Les émissions du secteur aérien en chute libre

Vol piqué. Entre janvier et novembre 2020, le trafic aérien a plongé de 54%, entraînant une baisse des émissions de CO2 de 56,7% sur la même période.

La « pire année de l'aviation européenne » a cloué au sol 51% de la flotte et fait chuter le nombre de vols au départ ou à l'arrivée d'un aéroport européen de 11,1 millions en 2019 à 5 millions en 2020, vient d'annoncer l'organisation européenne Eurocontrol (le communiqué en anglais). Ce niveau de trafic correspond à celui observé au milieu des années 80.

Le fait que la baisse des émissions soit plus marquée que celle du trafic s’explique par plusieurs facteurs : l'absence de congestion du ciel pendant la pandémie permettant des trajectoires de vol plus directes ; l'écroulement du trafic long courrier, le plus émetteur ; le choix des compagnies de continuer à faire voler en priorité les avions les plus récents et économes en carburant.

Eurocontrol ne prévoit pas de retour « à la normale » avant 2026. Le trafic attendu en 2021 devrait ainsi afficher une baisse de 49% par rapport à 2019.

L’aviation représente entre 2 et 3% des émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), selon l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

L'âge de faire ?

Prévenir ou guérir. En 2055, le gardien des archives mondiales est le dernier survivant de l'humanité. Depuis sa forteresse, perdue dans l'Arctique, il décide de compiler des vidéos retraçant l'histoire récente de l'humanité « par mesure de prévention pour la personne ou la chose qui trouvera peut-être cet enregistrement un jour ». « L'âge de la stupidité », paru en 2009, est un docu-fiction poignant et douloureusement actuel qui appelle à l'action. A voir ou à revoir sur la plateforme (payante) de documentaires Positivr.tv, entièrement dédiée à la transition.

The age of stupid, Franny Armstrong, 2009

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