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Chères toutes et chers tous,

En quelques mois d'existence, vous avez été si nombreux•ses à nous lire et à nous soutenir que nous avons décidé de passer à la vitesse supérieure !

Nous sommes absolument ravi•e•s de vous présenter le projet qui va nous occuper pendant les prochains mois :

Nous sommes en train de mettre sur pied un nouveau site web qui fera de Vert un média en ligne à part entière.

Nous vous en disons plus dans ce numéro. 

Pour tout savoir de ce projet et nous soutenir, rendez-vous sur la cagnotte Okpal de Vert.
Le monde brûle la chandelle par les deux bouts et les arbres vivent désormais des vies de feux follets. 
A la Une

La vie des arbres accélère en même temps que le réchauffement

Carbone diem. Sous l'effet du réchauffement, les arbres se mettent à vivre à mille à l'heure et stockeront de moins en moins de CO2. 

Pour absorber un maximum du dioxyde de carbone (CO2) émis par les activités humaines, le monde entier ne jure plus que par la plantation massive d'arbres. Véritables puits naturels de carbone, ceux-ci pourraient permettre de limiter en partie la hausse des températures.

En grandissant, les arbres stockent de plus en plus de CO2. Et sous l'effet du réchauffement, ils se mettent à croître de plus en plus vite. Hélas, les arbres qui poussent plus vite meurent également plus jeunes.

C'est ce que révèle une étude, publiée mardi dans la revue Nature communications. Ses auteur•rice•s ont constaté que cette règle s'appliquait à des espèces très différentes et dans des conditions climatiques variées. 

En atteignant plus rapidement leur taille adulte, les arbres deviennent plus fragiles et sont plus vulnérables aux sécheresses, aux maladies et aux parasites. Lorsqu'ils meurent, ils relâchent alors progressivement sous forme de méthane le CO2 stocké au cours de leur vie.

Ce qui signifierait que les modélisations du changement climatique auraient jusqu'ici surestimé la capacité des arbres à absorber le CO2 dans le futur. Si leur rôle climatique reste majeur, « l'idée que les émissions issues des énergies fossiles pourraient être compensées par la plantation d'arbres ou en évitant la déforestation ne tient pas », a expliqué au Guardian David Lee, professeur de sciences atmosphériques à l'Université de Manchester et co-auteur de l'étude. Plus d'informations dans le Guardian (en anglais).

La Californie brûle comme jamais

Calorifornie. La saison des incendies ne bat pas encore son plein et pourtant, la Californie est ravagée par le feu comme jamais auparavant.

Près de 9 000 kilomètres carrés déjà partis en fumée en 2020 dans cet État de l'Ouest étasunien, surpassant 2018, année du précédent record. 14 000 pompiers sont actuellement à la manœuvre pour tenter d'éteindre 25 incendies majeurs à travers le « golden state ». Des randonneur•euse•s ont dû être évacué•e•s en hélicoptère. Des parcs nationaux ont été fermés et le principal fournisseur d'électricité a commencé à opérer des coupures d'électricité préventives qui pourraient s'étendre à 22 des 58 comtés de l’État. 

La surface partie en fumée chaque année depuis 1950. Au 8 septembre, 2,2 millions d'acres (9 000 km2) avaient déjà brûlé en Californie.  © Washington Post

Comme l'explique le Washington Post, le feu se comporte de manière inhabituelle cette année, échappant largement au contrôle des pompiers. En l'absence de vent pour les déplacer, les incendies ont crû rapidement et massivement. Nourris par des températures proches de 50°C par endroits, ils ont formé des colonnes de fumées et de cendres et ont fait naître des tempêtes et des tornades de feu. 

Une situation d'autant plus inquiétante que le pire des incendies se produit généralement à l'automne, lorsque des vents marins violents se mettent à balayer la côte. D'importantes rafales sont attendues dans les prochains jours en Californie. 

De nombreux autres feux se sont déclarés dans d'autres Etats de la côte Ouest, comme celui de Washington ou de l'Oregon. Ces événements extrêmes sont voués à se multiplier et à s'intensifier sous l'effet du réchauffement climatique. Plus d'informations dans le Washington Post (en anglais). 

En Afrique, la grande muraille verte est très en retard

Gigantesque projet qui doit permettre de lutter contre la désertification au Sahel, l'édification de la « grande muraille verte » a pris un retard considérable.

En 2007, les États de l'Union africaine se sont mis d'accord pour planter des milliards d'arbres sur une bande de 7 000 kilomètres qui s'étendrait du Sénégal à Djibouti. Objectif de ce colossal projet : retenir l'avancée du désert, restaurer les écosystèmes, améliorer les conditions de vie des populations, absorber du CO2, réduire les conflits et les migrations. 

Le tracé de la Grande muraille verte © Wikipedia

Dans un rapport d'étape publié lundi, les Nations unies, qui supervisent l'avancée des opérations, mettent en avant les progrès réalisés. Selon l'ONU, les travaux ont permis de créer plus de 350 000 emplois et ont généré près de 80 millions d'euros de revenus.

Mais à mi-parcours, seuls 4 millions d'hectares ont été replantés par les 11 États-membres de l'Agence panafricaine pour la grande muraille verte. Bien loin des 100 millions d'hectares prévus pour l'année 2030. En l'absence d'une information fiable et centralisée, des doutes subsistent quant à la qualité des plantations et la survie des végétaux. 

Afin de parvenir à l'objectif, l'ONU précise que le rythme de plantation devra doubler, ce qui implique d'accroître les financements et le soutien technique, de renforcer la supervision. A lire dans le Guardian (en anglais).

Aider Vert à devenir un vrai site d'actualités

C'est le grand chantier qui nous occupera pendant les prochains mois : nous sommes en train de fabriquer un nouveau site web. Objectif : faire de Vert le premier média (vraiment) généraliste sur l'écologie

Pour l’instant, tout notre contenu est hébergé par MailChimp, notre outil d’envoi de mails. Le nouveau site nous permettra de publier chaque édition quotidienne sur vert.eco. Ceci améliorera largement notre référencement sur les moteurs de recherche, et donc notre audience.

Les articles seront désormais « détachables » de la lettre quotidienne et partageables sur les réseaux sociaux. Comme un vrai site, en somme. Vous pourrez consulter tout notre contenu sur vert.eco et choisir la manière dont vous préférez lire Vert : depuis votre boîte mail ou notre site.

Puisque nous aurons enfin la possibilité d’écrire des articles en dehors de la lettre quotidienne, nous commencerons très bientôt à publier des entretiens avec des scientifiques, membres d’ONG ou politiques qui nous aideront à mieux comprendre les enjeux de la crise climatique. Certains de ces entretiens seront d’ailleurs filmés en studio, mais on vous parlera de ça un peu plus tard ;)

Afin que les collégien•ne•s et lycéen•ne•s puissent avoir accès à une information simple et fiable sur la crise climatique et le déclin de la biodiversité, elles et ils pourront bientôt lire Vert via le Gestionnaire d’accès aux ressources, nouveau kiosque en ligne de l’Education nationale.

Nous y avons passé une partie de l’été ; nous sommes ravi•e•s de vous montrer à quoi ressemblera la page-type contenant nos articles :

Cliquez sur l'image pour afficher la page en entier © Vert

Page d'accueil, structure du site... Il nous reste encore beaucoup de choses à imaginer et de chemin à parcourir. Pour mener à bien ce vaste projet, nous avons grand besoin de vous ! Comme vous le savez, Vert est un média indépendant, proposé en accès libre, sans publicité et financé uniquement par les dons.  

Objectif de la collecte : 10 000€ ! 

Avec une telle somme, nous pourrons financer une partie de la création, du design et du développement du nouveau site. Pour nous aider, vous pouvez nous faire un don sur Okpal. Ceux-ci sont déductibles d’impôts. Autrement dit, un don de 50€ ne vous coûtera en réalité que 17€ après réduction d’impôt. 

Grâce à vous, nous allons pouvoir changer d'échelle et permettre au plus grand nombre de s'informer simplement et librement au sujet de l'enjeu de ce siècle : la crise climatique. 

De la part de toute l'équipe de Vert, nous vous adressons en tout cas un immense merci pour le soutien que vous nous avez apporté ces derniers mois. 

- Juliette, Loup, Etienne, Marion, Raphaëlle et les autres.

Au Sénégal, la quête d'un mil plus résistant à la sécheresse

En première ligne face au bouleversement climatique, les pays du Sahel sont immédiatement menacés par les sécheresses qui se multiplient. Au Sénégal, les rendements du mil, aliment de base de l’alimentation des habitant•e•s de la région du Sahel, pourraient chuter de 30% d’ici 2050. Des agronomes y tentent désormais de mettre au point des variétés de cette céréale qui supporteront le manque d'eau et les températures croissantes. Un reportage issu de la série Plan B du Monde.

© Le Monde
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