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Chères toutes et chers tous,

Vert devient un multimédia !

Nous sommes absolument ravi•e•s de vous présenter le premier des deux nouveaux formats vidéo que nous avons élaborés.

Avec Climat teaser, dont vous trouverez le premier épisode dans ce numéro, on vous spoile (ou divulgâche) la crise climatique en trois minutes. Scientifiques, politiques, personnalités du monde associatif ou encore, humoristes, viendront nous éclairer sur ce qu'elles et ils ont compris des bouleversements en cours et nous présenter leurs solutions en quelques mots.

Vous les retrouverez ensuite dans un entretien d'une heure où nous prendrons le temps d'approfondir les vastes et nombreux sujets liés au climat. Une autre émission dont nous présenterons bientôt le premier épisode. 

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Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, est à deux doigts de réussir l'union de la gauche française, là où tant ont échoué.  

Le baroud d’honneur de Trump contre le climat 

No limit. En attendant de céder sa place à son successeur à la maison blanche en janvier prochain, Donald Trump parachève sa destruction de l'environnement

Avant de lâcher le pouvoir, le présent président veut s'assurer de ne laisser que des miettes aux suivant•e•s. La semaine dernière, Donald Trump a limogé Michael Kuperberg, le scientifique chargé de superviser le National climate assessment (évaluation climatique nationale). Ce document, explique le New York Times, constitue la principale contribution du gouvernement fédéral à l'état du savoir sur la crise climatique et il sert de base à de futures réglementations en faveur du climat. Michael Kuperberg a été remplacé par David Legates, connu pour avoir travaillé auprès de groupes climatosceptiques. 

Donald Trump plante un arbre avec Emmanuel Macron, en 2018 © Steven L. Herman

Lundi, l'administration Trump a annoncé qu'elle allait lancer la procédure d'attribution de baux pétroliers dans la réserve naturelle arctique d'Alaska (Arctic National Wildlife Refuge). D'ici le 17 janvier, soit trois jours avant l'arrivée au pouvoir du prochain président, les pétroliers auront annoncé quels terrains ils souhaitent se voir attribuer et l'administration aura fini d'examiner leurs dossiers. Puis, contrairement à l'accoutumée, une procédure exceptionnelle pourrait être lancée pour accorder tous les baux d'un coup avant l'intronisation de Joe Biden. 

Voilà bien longtemps que l'industrie fossile lorgne cette immense bande côtière de 70 000 kilomètres carrés qui abrite des ours polaires, des caribous, ainsi que les plus grandes réserves pétrolières du pays. 

Si les ventes étaient réalisées, elles seraient examinées par les diverses agences de la future administration Biden, ce qui pourrait durer un mois ou deux. Assez de temps pour permettre à la présidence de refuser d'accorder les baux, arguant, pourquoi pas, que les études scientifiques qui ont servi de base pour autoriser les futurs forages sont biaisées, espère le New York Times (en anglais). 

• Un premier foyer de grippe aviaire haute pathogène (H5N8) a été identifié dans une animalerie située près de Bastia (Haute-Corse), comme l'a annoncé lundi le ministère de l’agriculture. Face à la crainte de voir ce virus très contagieux se répandre chez les volailles, les « 200 à 300 poules » du même élevage ont été abattues. Le virus ne se transmet pas aux humains. - La France agricole

• Dimanche, le réalisateur Cyril Dion a lancé une pétition pour enjoindre à Emmanuel Macron de soumettre au référendum les propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Et ce, « sans filtre », comme le président s'y était engagé. En deux jours, la requête a déjà été signée par quelque 160 000 personnes. - La Croix 

Le pape du greenwashing

L'hôpital, la charité... Le patron d'Amazon, Jeff Bezos, a distribué les premières enveloppes de son fonds de 10 milliards de dollars destiné à lutter contre le dérèglement climatique

Lundi, l'homme le plus riche de la planète a annoncé comment seraient dépensés les 791 premiers millions de dollars (666 M€) de son Earth fund (fonds pour la Terre). Une partie sera attribuée à des organisations oeuvrant pour la justice environnementale comme le Dream Corps’ Green For All ou le Solutions Project, détaille le Washington Post, dont Bezos est le propriétaire.

La moitié de la somme reviendra à des structures spécialistes de la préservation de l'environnement, comme l'institut de recherche World Resources Institute, ou l'ONG Environmental Defense Fund. Le World Wildlife Fund (WWF), spécialiste de la protection du vivant, devrait recevoir 100 millions de dollars (84M€), soit un tiers de son budget annuel aux Etats-Unis. Cocasse, alors qu'Amazon est de plus en plus réputé pour bétonner les espaces naturels afin d'y bâtir ses entrepôts (Capital).

Jeff Bezos en 2018 © Seattle City Council

Béton sans CO2, compensation carbone, stade omnisports repeint en vert... Jeff Bezos fait preuve d'une combativité à toute épreuve pour faire oublier que sa multinationale est un responsable de premier plan de la crise climatique et du déclin du vivant. Dans un rapport publié à l'automne dernier, les Amis de la Terre, Attac et Solidaires avaient déterminé que les activités d'Amazon généraient autant de gaz à effet de serre qu'un pays comme le Portugal (55,8 millions de tonnes de CO2 en 2018). En outre, Amazon développe massivement le transport aérien pour pouvoir livrer ses produits à travers le globe en 24 heures. 

S'il n'est pas surprenant que Bezos tente de s'acheter une image écolo, il est plus inquiétant que des ONG acceptent ses billets verts.

Un noël sans Amazon

Ça sent le sapin. Cette année, des élu•e•s, ONG et associations de commerçant•e•s proposent de se passer d'Amazon pour Noël

Le grand gagnant du confinement, c'est Jeff Bezos et sa plateforme de commerce en ligne. Au détriment de l'emploi, puisque pour un poste créé en France, Amazon en détruit deux, selon le rapport des Amis de la Terre, Attac et Solidaires ; de la fiscalité, puisque la multinationale dissimule une partie de son chiffre d'affaires (57% en France selon le rapport) afin d'éviter l'impôt ; de l'environnement et du climat. 

Un large aréopage s'est rassemblé sous le mot d'ordre #NoëlSansAmazon. Parmi elles et eux, on trouve des élu•e•s, comme la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, ou celui (EELV) de Grenoble, Eric Piolle, le député François Ruffin (FI) et la présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga ; et des associations, dont Greenpeace, France nature environnement, la confédération des commerçants de France et le syndicat de la librairie française. 

Mardi, elles et ils ont lancé une pétition sous la forme d'une lettre au papa Noël : « Cher Père Noël […], cette année, nous fêterons #NoelSansAmazon. Pour les fêtes, nous nous engageons à n’acheter aucun cadeau sur cette plateforme. » Objectif : invite chacun•e à changer ses habitudes et à renouer avec le petit commerce ; interdire la construction de nouveaux entrepôts ; faire payer le juste impôt au spécialiste de l'esquive fiscale. Jeff Bezos réussira-t-il à réaliser l'union de la gauche contre lui ? Plus d'informations dans le Figaro (AFP).

Merguez de manif et éco-gestes

Il ne porte pas franchement Jeff Bezos dans son cœur. Pas plus que les discours sur les « petits gestes » pour la planète. Non, ce que veut Usul, c'est renverser la table et en finir avec le règne des géants qu'a fait naître le capitalisme. Ce système qui constitue l'ennemi commun à toutes les gauches, marxistes et écologistes, estime ce fin connaisseur de la vie politique qui en fait la chronique chaque semaine dans Mediapart. Usul est le premier invité de notre nouveau format vidéo : Climat teaser

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