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Censé éteindre la crise économique, le plan du gouvernement ignore à nouveau l'embrasement climatique. 

Une relance sans conditions

Tant PIB pour le climat ! Censé sortir la France de la récession née du Covid-19, le plan de relance voté cette nuit à l'Assemblée nationale ne contient aucune contrepartie écologique sérieuse aux aides qui seront accordées

La feuille de route adoptée débloque 22 milliards d'euros de crédits en 2021, sur les 100 milliards annoncés pour la période 2020-2022. Le gouvernement insiste sur les trois milliards d'euros qui seront dédiés à la rénovation énergétique des bâtiments, les 205 millions d'euros pour le développement de la « filière hydrogène vert » et autant pour la relocalisation de projets industriels (le détail dans Le Monde).

Mais plusieurs ONG ont fustigé l'occasion - ratée - de conditionner l'assistance aux grandes entreprises à des engagements concrets, dont l'adoption de trajectoires de baisse des émissions de gaz à effet de serre. La majorité a adopté un amendement en ce sens, qualifié de « coquille vide » par cinq organisations écologistes dans un communiqué commun (voir ci-dessous).
 

Comparatif de l'amendement LREM et de la proposition des ONG © Greenpeace

Au final, l'amendement adopté ne prévoit aucun engagement en faveur du climat et aucun contrôle ni sanction. Un bilan des émissions de gaz à effet de serre sera demandé d'ici à 2023 aux entreprises de 50 salariés et plus - une démarche qui s'imposait déjà aux entreprises de plus de 500 salariés. Mais ce bilan ne vaudra que pour les émissions directement liées à la fabrication d'un produit (dit « scope 1 »). Les émissions indirectes (« scope 2 ou 3 ») dues à la consommation énergétique ou à l'importation d'un composant, restent en dehors du champ.

Pour le ministère de la Transition écologique, dont les éléments de langage sont rapportés par les Échos « le choix qui a été fait est celui d'un dispositif conçu comme un outil de connaissance et de prise de conscience de chaque entreprise »Les actions, c'est pour plus tard.

• Les sénateurs examinent aujourd'hui le projet de loi autorisant les producteurs de betteraves sucrières à réutiliser jusqu’en 2023 des semences traitées avec des néonicotinoïdes, des pesticides interdits depuis 2018. La chambre à majorité de droite devrait donner son aval au projet de loi controversé, malgré la très forte opposition des écologistes - AFP 

Le mouvement écologiste par-delà la ZAD

De A jusqu'à ZAD. Le mouvement écologiste adapte sans cesse ses modes d'actions et assume de plus en plus le recours au sabotage.

Le 13 octobre dernier à l'aube, 250 gendarmes ont évacué la ZAD de Roybon dans l'Isère. Installée depuis six ans, elle avait eu raison, en juillet dernier, du projet de Center Parcs prévu dans le bois des Avenières. Pour le géographe Philippe Subra, auteur en 2016 de Zones à défendre. De Sivens à Notre-Dame-des-Landes, cette énième évacuation – après celles de Sivens, Notre-Dame des Landes, Gonnesse ou encore Bure – est une page qui se tourne. Interviewé dans Marianne il explique que « les années 2008 à 2018 ont constitué un flux de ZAD » tandis que nous traverserions aujourd’hui une période de « reflux ».

Après avoir concédé l'abandon de plusieurs projets d'envergure, l’État a mis en place une nouvelle doctrine d'intervention de la Gendarmerie, qui consiste à contrer immédiatement toute tentative d'installation. Le nombre total de ZAD a aujourd'hui sensiblement diminué, même si la carte des luttes contre les grands projets inutiles tenue à jour par Reporterre continue d'être très fournie avec près de 300 projets recensés. Parallèlement à ce phénomène, la crise sanitaire a également plombé les marches pour le climat et autres actions collectives, comme l'avait raconté Vert.

Capture d'écran du tutoriel de La Ronce "5 petits gestes pour la Planète" © La Ronce

Mais pour Philippe Subra, « le relais est pris par d’autres formes de contestation radicale ». Le sabotage en est une qui prend de l'ampleur – au moins au niveau médiatique – portée par des petits nouveaux comme Extinction Rebellion ou la Ronce. Le premier, adepte des actions coups-de-poing, a déjà procédé au sabotage de 3 600 trottinettes électriques en décembre dernier (communiqué). La deuxième a fait du sabotage le cœur de son action, comme le raconte Novethic dans un portrait. Dans des tutos vidéos, la Ronce explique par exemple comment dégonfler un pneu, engluer un lecteur de carte bleue ou invisibiliser le QR code des trottinettes.

Cet été, Vert vous conseillait la lecture de l'essai Comment saboter un pipeline, du géographe suédois Andreas Malm. Ses recommandations vous auront-elles à ce point inspiré•e•s ?

Donner à voir la pollution de l'air

Pas vu, pas pris ? En Bretagne, deux habitant•e•s de la commune de Plérin (Côtes-d'Armor) ont eu l'idée de colorer la façade de leur maison en fonction de la qualité de l'air.

Comme le raconte Ouest-France, Terry Fairhead a entrepris de récupérer les données du site Air Breizh - organisme chargé de mesurer la pollution atmosphérique, et de créer un programme informatique associé à un circuit électronique pour transformer la pollution en couleur. Depuis le 5 octobre, leur maison se teinte de bleu lors des très bons jours, de vert, de jaune, d'orange ou de rouge pour les plus dégradés. 

Capture d'écran de la vidéo diffusée par François Le Moine sur Facebook

Un constat : les capteurs ne s’affolent pas que dans les grandes villes comme l'indiquent souvent les couleurs de la maison. La période de confinement caractérisée par un faible trafic a notamment mis en évidence la pollution provenant de l’épandage des traitements agricoles, relève Ouest-France.

« Si le projet pouvait grandir, ça nous ferait plaisir, on pourrait imaginer qu’il prenne place sur des bâtiments plus visibles », confie Françoise Le Moine. Le projet développé en open-source est reproductible par tou•te•s, à commencer par les collectivités. A lire dans Ouest-France

• L'Occident exporte trop de véhicules d'occasion polluants vers les pays en développement, ce qui entrave leurs effort pour lutter contre la pollution et atténuer les effets du changement climatique, alerte le Programme des nations unies pour l'environnement dans un rapport repéré par Reporterre

 Continent qui contribue le moins au dérèglement climatique mondial, l'Afrique pourrait être la plus touchée par ses effets avec des conséquences graves sur la santé, la sécurité alimentaire et le développement socio-économique des pays, selon un rapport de l'Organisation météorologique mondiale – Le Monde  

Ma forêt va craquer !

Les habitant•e•s du Morvan sont en guerre contre « l'enrésinement » de leur massif, c'est à dire l'abattage des forêt de feuillus et leur remplacement par de la monoculture de sapins Douglas. Ces résineux à la croissance quatre fois plus rapide que les autres finissent en bois de chauffage ou en meubles bon marché, alimentant une économie locale de 12 000 emplois. Contre cette logique purement économique, les riverains défendent leurs paysages et la biodiversité. Une histoire de lutte, triste et joyeuse à la fois racontée dans cet épisode de l'émission de France Culture « Les pieds sur terre ».

Les pieds sur Terre © France Culture

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