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Pied au plancher, les conducteurs de SUV accélèrent le réchauffement. Hélas pour tou•te•s les autres, la coupe est bientôt pleine. 

Les lacs glaçants

La coupe est pleine ! Sous l'effet du réchauffement climatique, les lacs glaciaires se multiplient et s'emplissent à un rythme effréné

Ce n'est une surprise pour personne : depuis plusieurs décennies, les glaciers fondent comme neige au soleil. Cet été, l'Autorité nationale de l'eau du Pérou a, par exemple, révélé que le réchauffement climatique avait provoqué la fonte de 51% des glaciers du pays en cinquante ans à peine. 

Les lacs qui se nourrissent de cette eau de fonte n'en finissent plus de gonfler. Pour s'en convaincre, une équipe internationale de scientifique a analysé des décennies d'images satellites. Leur étude, parue lundi 31 août dans Nature climate change, révèle que le nombre de lacs glaciaires a cru de 53% entre 1990 et 2018. Leur superficie a augmenté de 51%. Au total, 14 394 lacs glaciaires s'étendent sur près de 9 000 kilomètres carrés à travers la planète. Dans le détail, c'est en Scandinavie, en Islande ou en Russie que les lacs se sont le plus étendus. 

Le glacier Skilak et son lac, dans la réserve naturelle de Kenai en Alaska (Etats-Unis) © Steve Hillebrand

Ces lacs constituent des réserves d'eau d'une importance cruciale pour de nombreuses populations pauvres d'Asie et d'Amérique du Sud. Mais leur croissance représente également une menace, provoquant parfois des débordements meurtriers, détruisant habitations et infrastructures. 

Ces découvertes témoignent de l'emballement du dérèglement climatique et posent plusieurs questions. Comme l'indiquent les auteur•rice•s de l'étude, le rôle de ces lacs en matière de stockage d'eau de fonte est encore inconnu, tout comme l'influence que ceux-ci peuvent avoir sur l'élévation du niveau des océans. Plus d'informations dans le Guardian (en anglais).

• Jeudi 27 août, l'Elysée a suspendu la chasse à la glu des grives et des merlesUne pratique de chasse controversée et interdite par la Commission européenne. Mais le même jour, le ministère de la transition écologique a autorisé le « prélèvement » de 17 460 tourterelles des bois pour la saison de chasse 2020-2021. Cet oiseau est pourtant classé « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) – Le Monde (abonnés)

• Le projet de loi qui doit réautoriser temporairement l'usage des néonicotinoïdes - ces pesticides au lourd impact sur les abeilles - pour les producteurs de betteraves sera présenté ce jeudi en conseil des ministres. Comme l'ont repéré plusieurs observateurs, le texte ne mentionne pas spécifiquement ce type de culture, laissant craindre que de nouvelles dérogations puissent voir le jour – Le Huffington Post

• Chasse, pesticides... France nature environnement, la Ligue pour la protection des oiseaux et les Amis de la Terre ont boycotté, mardi, le Conseil national de la transition écologique qui se tenait au ministère du même nom. Les ONG ont souhaité dénoncer « une série de régressions environnementales, le poids des lobbies agricoles et cynégétiques et le peu de cas fait aux corps intermédiaires » Le Monde (abonnés)

• Un an après l’incendie qui avait ravagé, en septembre 2019, l’usine de produits chimiques Lubrizol près de Rouen (Seine-Maritime), Santé publique France a lancé, mardi, une vaste étude épidémiologique « pour décrire la santé et la qualité de vie de la population ». Alors que les conséquences sanitaires de l'accident sont encore incertaines, 5 200 habitant•e•s issu•e•s de 122 communes du département seront invité•e•s à répondre à cette enquête, dont les premiers résultats sont attendus « fin 2020-début 2021 » Ouest-France

Les images du déversement dans la Seine. Cliquez sur la photo pour accéder à la vidéo d'Europe 1.
Mardi, le cimentier Lafarge a été aperçu en train de déverser dans la Seine les eaux usées issues de l'une de ses usines, située à Paris. Selon Europe 1, qui a fait cette découverte, le liquide qui s'échappait d'une cuve au bord du fleuve contenait « un mélange de particules de ciment, de liquides de traitement et des microfibres de plastique ». Interrogé par la radio, Lafarge a déploré « un incident tout à fait exceptionnel et indépendant de sa volonté ». Hélas pour le cimentier : mercredi matin, Europe 1 publiait de nouvelles photos d'un autre déversement dans la Seine survenu en juin 2020. Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.

Les SUV, mortels pour les piétons et le climat

OK vroomer. D'année en année, la folie des SUV alourdit toujours un peu plus le bilan carbone de l'automobile.

En 2019, les « véhicules utilitaires sportifs » (SUV) ont représenté près de 40% des voitures neuves vendues à travers la planète. Une analyse réalisée pour le compte du Guardian montre encore un peu mieux l'impact délétère des SUV, ces faux 4x4 urbains, sur le climat. 

Aux Etats-Unis, ceux-ci émettent en moyenne 14% de dioxyde de carbone (CO2) en plus que les véhicules plus petits. Les SUV vendus aux USA en 2018 génèreront chaque année un surcroît de 3,5 millions de tonnes de CO2 par rapport aux voitures lambda. 

Sur une durée de vie de 15 ans, les SUV vendus en Chine lors de la seule année 2018 émettront 482 millions de tonnes de CO2, soit plus que la France entière en un an. Aux Etats-Unis, ce chiffre s'élève à 429,5 mégatonnes contre 129 en Europe, révèle l'analyse du Guardian. 

Au total, chaque année, les SUV relâchent 700 mégatonnes de CO2, l'équivalent des émissions annuelles du Royaume-Uni et des Pays-Bas réunis. Si tous les conducteurs de SUV formaient un pays, indique encore le Guardian, celui-ci serait le 7ème plus grand émetteur mondial. 

En 2019, une étude de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), révélait que les SUV avaient constitué la seconde source d'augmentation des émissions mondiales de CO2 entre 2010 et 2018 derrière le secteur de l'énergie, mais devant l'industrie lourde. 

En France, malgré la proposition faite par la Convention citoyenne pour le climat et appuyée par de nombreuses ONG, l'exécutif se refuse toujours à interdire la publicité pour ces monstres de l'asphalte. A lire dans le Guardian (en anglais).

• A Lannemezan (Hautes-Pyrénées), un projet de méga-scierie menace les équilibres forestiersReporterre

• A Volvic (Puy-de-Dôme), la sécheresse accroît les difficultés dans le partage de la ressource en eau. Surtout lorsque le voisin s'appelle Nestlé – Le Monde (abonnés)

• Au Sénégal, le parc national du Djoudj – troisième réserve ornithologique mondiale – peine à résister à la sécheresse et à la pollution issue des rizières des environs – Le Monde Afrique

• Le commercial illégal de déchets est en hausse à l'échelle mondiale, selon une note du réseau policier InterpolLes trafics s'intensifient notamment depuis que la Chine a décidé, en 2018, de ne plus recevoir les déchets plastiques du monde entier, générant un petit chaos en Asie du Sud-Est – Actu environnement

Bison futé à vélo

Une fois n'est pas coutume, la bonne idée nous vient de BFM TV. Probablement intéressée par la progression record du vélo dans la capitale, l'antenne locale BFM Paris propose désormais un point régulier au sujet de l'état du trafic sur les pistes cyclables.

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo © BFM Paris
Caméra embarquée, un vélo électrique bleu siglé BFM fait le tour de la ville pour indiquer, images à l'appui, les meilleurs itinéraires à suivre pour se rendre au travail. Après d'importantes grèves des transports en commun en décembre 2019, puis à l'occasion du déconfinement au printemps 2020, la fréquentation des pistes cyclables a explosé à Paris : celle-ci a bondi de 52% entre mai 2019 et mai 2020. 

Visons butés 

Montagnes d’excréments, animaux à bout de nerfs, handicapés, mutilés… Dans sa dernière enquête en vidéo, publiée lundi, One voice dévoile les images sordides d’un élevage de visons situé dans l’Eure-et-Loir

Après avoir déposé une première plainte en 2019 contre cette « ferme de l’horreur », l’ONG animaliste demande à nouveau sa fermeture immédiate, ainsi que celle - d’ici la fin de l’année - des trois autres derniers élevages de visons français.

© Brut
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