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Plaidoyer collectif

Arrêtons les obstacles à la demande d'asile en Europe


Stop à l'externalisation !
La lutte pour le droit de demander l'asile continue

 
 
Ajoutez votre signature à notre pétition

Chers tous,

Nous vous remercions sincèrement de soutenir notre combat pour faire tomber les barrières qui empêchent les personnes de demander l'asile en Europe.

Cela fait trois mois que nous avons lancé la pétition demandant la révocation de la décision ministérielle conjointe (JMD) du 7 juin 2021, qui déclare que la Turquie est un pays tiers sûr pour les ressortissants d'Afghanistan, de Syrie, de Somalie, du Pakistan et du Bangladesh. La pétition a été cosignée par 46 organisations de toute l'Europe, condamnée comme illégale, inhumaine et inapplicable.

Nous profitons de cette occasion pour partager avec vous les mises à jour essentielles suivantes.


Des enfants continuent de perdre la vie sur le sol européen

7 ans depuis la mort d'Aylan Kurdi, des enfants continuent de perdre la vie en tentant de rejoindre l’Europe. Or les décès “en route” vers l'Europe sont entièrement évitables. Le mois dernier, Maria, 5 ans, originaire de Syrie, est morte après avoir été piquée par un scorpion sur un îlot du fleuve Evros, entre la Turquie et la Grèce. La petite Maria faisait partie d'un groupe de 38 demandeurs d'asile, qui se sont retrouvés bloqués, refoulés à la fois par les gardes-frontières grecs et turcs, alors qu'ils tentaient simplement d'exercer leur droit fondamental à l’asile en Grèce[1].

Bien qu'alertées par plusieurs ONG, les autorités grecques ne sont pas intervenues à temps pour empêcher la mort de Maria, prétendant d'abord qu'elles ne trouvaient pas le groupe, puis que l'îlot se situait sur le sol turc. Ce n'est qu'après l'injonction de mesures provisoires par la Cour européenne des droits de l'homme que les autorités grecques sont allées secourir le groupe, plusieurs semaines après avoir été informées que le groupe était en détresse et que des vies étaient en danger.

Cette tragédie nous montre une fois de plus le dédain des autorités grecques pour la vie des demandeurs d'asile et leur mépris de la règle de droit. La position officielle du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et du ministre des migrations Notis Mitarachis a été de nier l'existence même de Maria et de son groupe, non seulement devant les médias et sur leurs propres comptes sur les réseaux sociaux, mais aussi devant le Parlement grec et la Cour suprême grecque, malgré des preuves évidentes du contraire. Alors que le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis et le ministre des migrations Notis Mitarachis continuent de nier toute responsabilité dans la mort de Maria, le journaliste grec Giorgos Christides, qui a enquêté sur les événements entourant la mort de Maria pour le média allemand Die Spiegel, est pris pour cible par le gouvernement grec, qui le menace de poursuites judiciaires [2].

Quelques jours seulement après la mort tragique de Maria, alors que l'enquête est toujours en cours, une commission spéciale a été réunie par le gouvernement grec qui a décidé d'une extension de 80 kilomètres de la clôture frontalière existante dans la région d'Evros. La Commission européenne a immédiatement refusé de soutenir financièrement l'extension de la clôture.

Il faut enfin noter les déclarations contradictoires faites par Notis Mitarachis après le sauvetage du groupe, à quelques jours d'intervalle. Mitarachis a d'abord déclaré que "Officiellement, les autorités turques ont arrêté les migrants à l'intérieur de la Turquie, elles ne leur ont pas donné le droit de demander une protection internationale, comme la Turquie est tenue de le faire en vertu du droit international"[3], reconnaissant ainsi l'incapacité de la Turquie à fournir une protection adéquate aux demandeurs d'asile. Cependant, il a ensuite déclaré que "la Turquie n'est pas un pays en guerre", défendant sa position selon laquelle les migrants arrivant de Turquie devraient y être renvoyés [4].

Bien que le groupe de réfugiés ne soit plus bloqué le long du fleuve Evros, il s'agit principalement de ressortissants syriens et ils vont donc maintenant être soumis à la procédure d'admissibilité appliquée en Grèce, qui pourrait les voir renvoyer en Turquie, puis à leur tour en Syrie. C'est ce système inique que notre pétition cherche à stopper. Les réfugiés ne devraient pas être soumis à un interrogatoire sur la Turquie et risquer d'y être refoulés, et par conséquent vers leur pays d'origine, après leur arrivée sur le sol grec.
 

Plus de refoulements que jamais en mer Egée

Dans un récent rapport publié début septembre, l'organisation Aegean Boat Reports a révélé que "Jamais auparavant autant de personnes n'avaient été repoussées en mer Égée"[5]. Le rapport indique en outre que :

"Depuis mars 2020, plus de 40 000 personnes ont été repoussées en mer Égée par les autorités grecques, 850 radeaux de sauvetage ont été retrouvés à la dérive, et les chiffres augmentent rapidement. Depuis le début de l'année, plus de 300 bateaux en caoutchouc et près de 400 radeaux de sauvetage ont été trouvés à la dérive dans la mer Égée ; près de 15 000 personnes ont vu leurs droits violés en seulement huit mois."

Une procédure judiciaire a récemment été engagée contre l'agence européenne des frontières FRONTEX par le survivant de l'un de ces refoulements, après que lui et 21 autres personnes aient été présumément abandonnés dans un bateau pneumatique sans moteur au milieu de la mer Égée [6].
 

3 demandes sur 4 jugées recevables

Refugee Support Aegean a publié son rapport [7] sur les procédures d'asile en Grèce au cours du premier semestre 2022, révélant des faits et des chiffres intéressants : ⁃ La plupart des primo-demandeurs d'asile en Grèce sont originaires d'Afghanistan, de Syrie, du Pakistan et du Bangladesh, et sont donc soumis à la décision ministérielle conjointe du 7 juin 2021 que nous demandons de révoquer dans notre pétition ; ⁃ Trois demandes sur quatre examinées dans le cadre de la procédure d’admissibilité ont été jugées recevables par les autorités grecques de l’asile.

Il est clair que les procédures d'admissibilité sont tout simplement inutiles et inapplicables. Elles ajoutent une difficulté supplémentaire, ce qui implique de nouveaux délais et un stress accru pour les demandeurs, à un cadre juridique déjà extrêmement complexe.

Depuis le 20 décembre 2021, l'Albanie et la Macédoine du Nord ont également été ajoutées à la liste des pays tiers sûrs pour les personnes demandant l'asile en Grèce. En conséquence, la procédure d’admissibilité controversée a vu son champ d'application étendu, même si ces deux pays sont principalement des pays de transit et ne disposent d'aucun système ni d'aucune infrastructure adéquate pour accueillir les demandeurs d'asile [8].

 

Le combat continue

Nous devons condamner cette politique d'externalisation et ses conséquences mortelles. Demander l'asile n'est pas un crime !

Continuez à vous battre avec nous - partagez la pétition et sensibilisez le public à ce qui se passe en Grèce et au-delà.

Contre les obstacles à la demande d'asile en Europe !

En solidarité !

Stop à l'externalisation
 

[1] La mort de Maria, réfugiée syrienne de 5 ans, réveille l’opinion publique grecque, Le Monde, 26 août 2022

et Enfants réfugiés en Grèce: de la mort du petit Aylan à celle de la petite Maria, le recul terrifiant de la compassion, Libération, 2 septembre 2022

[2] Border Lawlessness: Greece's Slide Toward Authoritarianism, Der Spiegel, 1er septembre 2022 (en anglais)

[3] Μηταράκης από Έβρο: Οι τουρκικές αρχές με απειλή χρήσης βίας πίεσαν τους μετανάστες να έρθουν στην Ελλάδα, Kathimerini, 18 août 2022 (en grec) : “d’après Mitarachis, les autorités turques ont forcé les migrants à venir en Grèce sous la menace de violence ; Monsieur Mitarakis a souligné que d’après les déclarations des migrants, un enfant de 5 ans a perdu la vie sur le sol turc.

[4] Evros fence to be extended by 80 kilometers, ekathimerini, 22 août 2022 (en anglais)

[5] Never before have so many people been pushed back in the Aegean Sea, Aegean Boat Report, 4 septembre 2022 (en anglais)

[6] ‘I was close to death’: Syrian man tells how Greek officials pushed refugees back out to sea | Greece, The Guardian, 31 août 2022 (en anglais)

[7] The Greek asylum procedure in the first half of 2022, Refugee Support Aegean, 1er septembre 2022  (en anglais)

[8] Transit and safe third country definition: criticisms based on recent North Macedonia decisions, Equal Legal Aid, 5 septembre 2022 (en anglais)


Liste des co-signataires

Abolish Frontex

Action for Education

Aegean Boat Report

ARSIS 

Avocats Sans Frontières France

Calais Food Collective

Channel Rescue

Choose Love

Collective Aid

Community Integration and Advocacy Centre (CIAC)

Diotima Center for Gender Rights and Equality

ECHO100PLUS

Equal Legal Aid 

Europe Cares

Europe Must Act

forRefugees

HumanRights360

Irida Women's Center

I HAVE RIGHTS.

Just Action

Khora Asylum Support Team

GISTI (Groupe d’Information et de Soutien des Immigré.es, France)

Greek Council for Refugees

LeaveNoOneBehind

Lighthouse Relief 

Ligue des droits de l'Homme

Liverpool Law Clinic

Mare Liberum

Migration Control Info Project

Mobile Info Team

Northern Lights Aid 

Project Armonia

Project ELPIDA e.V.

ReFOCUS Media Labs

Refugee Biriyani & Bananas

Refugee Legal Support (RLS)

Samos Advocacy Collective

Seebrücke

Seebrücke Schweiz

Samos Volunteers

SolidariTee

Stop Mare Mortum

Verein FAIR

Voci Globali

 

Ensemble, protégeons et défendons l’accès au droit d’asile en Europe !

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