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Bonjour à Tous !


Le mot de la semaine est arrivé !


Cette semaine : "Gouquan"





Pinyin : Goùquán

Prononciation : Ko Tchuane
 
 
     Le Goùquán, littéralement "boxe du chien" est également connu sous les noms de Dishu Quan ("boxe des techniques au sol"), de Shaolin Dilong Quan ("boxe Shaolin du dragon au sol"), ou de Dishang Gongfu Quan ("boxe au sol").

     Selon une légende, ce style serait originaire d'un temple de Shaolin du Fujian. Il aurait été développé par la nonne Wu Mei, qui enseigna à Miao Jinhua, qui le transmit à son fils Fang Shiyu. Ce dernier combina le Dishu Quan avec le Hua Quan. Lorsque le temple brûla, Fang Shiyu trouva refuge à Yongchun puis à Datian, et enfin au temple Zhuyuansi (Guanyansi de nos jours). Le style y fut enseigné de génération de moines en génération jusqu'à Huikai, qui eut pour élève à Fuzhou Zeng Yishan, de Nantai (comté de Laoyazhou). Celui-ci apprit à son tour le style à Zhuang Zishen, après avoir du s'enfuir à Yongzhou.
 
     D'après une autre légende les nonnes du temple du Lotus Blanc (Bailiansi), qui se situait face à celui de Shaolin à Quanzhou (province du Fujian), étudièrent les techniques de combat au sol du chien ainsi que les méthodes de Qi Jiguang. Lors de la dynastie Qing les deux temples furent incendiés par le pouvoir mandchou, qui les soupçonnaient de participer au mouvement de rebellion qui visait à restaurer la dynastie Ming. Les religieux durent fuir ; la nonne connue sous le nom de "Maître Avril" (Siyue Dashi) trouva refuge au sein du village de la famille Chen, dans le comté de Yongchun. Pour remercier les Chen de leur accueil, elle enseigna le Dishu Quan à Chen Biao, l'un des fils de la famille ; les Chen se transmirent ensuite cet art en secret de génération en génération.

     Au début du 20e siècle, Chen Ayin, qui avait étudié avec sa grand-mère, dut s'enfuir après avoir tué un homme. Il s'établit à Singapour chez Chen Yijiu, à qui il enseigna l'art de la famille ; c'est pourquoi le Goùquán est populaire dans le Sud-Est asiatique. Chen Yijiu s'installa à son tour à Fuzhou en 1932, et diffusa le Goùquán dans la région.

     Les techniques de Goùquán sont quasiment toutes effectuées au sol, ou du moins, elles y finissent toutes. En tant que style du sud, le Goùquán possède de nombreuses techniques de frappe avec les membres supérieurs, bras et mains. Beaucoup de frappes sont effectuées tout de suite après avoir saisi l'adversaire grâce aux "paumes du chien", proche de la technique de "paumes du tigre" présente dans les styles du tigre par exemple. On frappe alors la plupart du temps avec la base et l'intérieur de celle-ci.
     Mais le pratiquant de
Goùquán est surtout un féroce expert des techniques jambes ! L’accent est mis sur les jambes et les pieds renforcés avec divers outils tels que des tronc d’arbres et des sacs de sable. Le but de ce style est de se débarrasser d’un ou plusieurs adversaires avec un minimum d’efforts en disloquant les articulations, en cassant l’aine et les os (particulièrement ceux des jambes et chevilles), ou encore en détruisant la chair et les tendons.

     Un proverbe dit d’ailleurs que « Le Gou Quan est si efficace qu’il fait fuir les ennemis s’ils ne sont pas déjà morts ».

     A la semaine prochaine pour un nouveau mot !


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