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Bulletin La Source, Volume 10, Numéro 8, Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques
Bulletin La Source

Jean Lemay, PrésidentMot de Jean

Dernièrement, le gouvernement de l’Ontario se penche sur plusieurs dossiers en éducation.  Il y a certes la négociation qui prend de plus en plus de place.  Nous voyons chez nos collègues anglophones qu’il est difficile d’en arriver à une entente.  Selon les syndicats, ils jugent que la Couronne et les associations représentant les conseils scolaires de langue anglaise demandent trop de concessions.  Au moment de la rédaction de La Source, la négociation pour le secteur francophone continue malgré ce qui se passe présentement dans le secteur anglophone. Vous pouvez être assurés que l’AFOCSC travaille fort pour arriver à une entente avec nos enseignantes et enseignants afin d’assurer que les élèves qui nous sont confiés puissent continuer à bénéficier d’une éducation de grande qualité.  Cela dit, le syndicat qui les représente tiendra un vote de grève dans les régions de la province du 2 au 4 juin prochain.  Pour le moment, il n’est pas question de grève.  Avec nos partenaires, l’AFOCSC continuera à bien représenter les intérêts de ses conseils membres afin d’arriver à des ententes qui respectent les objectifs des trois partis, car, après tout, l’élément que nous avons en commun est la réussite des élèves.
Le dossier du nouveau programme-cadre en santé et éducation physique continue de faire jaser certains secteurs de la population ontarienne.   Des représentants des conseils scolaires et des associations de conseils scolaires ont eu l’occasion de suivre une formation en lien avec ce nouveau programme-cadre pendant le mois de mai.  L’intention du gouvernement est que la mise en œuvre soit prête pour la rentrée scolaire en septembre prochain.  En partenariat avec ICE (Institute for Catholic Education), l’OPÉCO (Office provincial de l’éducation de la foi catholique de l’Ontario) assurera que des ressources en lien avec l’éducation sexuelle contenues dans le nouveau programme-cadre soient rédigées tout en respectant les fondements de notre foi.  De plus, en tant que président de notre organisme, j’ai demandé à la ministre de l’Éducation d’assurer une communication plus efficace avec les citoyennes et les citoyens de la province.  Nous entendons dans les médias que quelques groupes s’opposent à la mise en œuvre du nouveau programme-cadre.  Il est évident que ces groupes de pression interprètent mal ou même déforment le contenu du programme-cadre.  Nous implorons le ministère de regagner le contrôle des messages véhiculés, car le gouvernement n’a qu’une seule chance d’assurer que cette mise en œuvre soit un succès. 
Enfin, l’AFOCSC s’est plaint concernant la mise en œuvre d’un Groupe de consultation sur les carrefours communautaires.  Comme les écoles de la province sont des places publiques et que le gouvernement veut maximiser son utilisation, l’AFOCSC comprend mal pourquoi aucun membre du secteur de l’éducation ne siège sur ce groupe qui fera des recommandations directement à la première ministre de la province.  Depuis longtemps, nous constatons que nos écoles sont des carrefours communautaires, en tant que conseillères et conseillers scolaires, nous connaissons les besoins de nos communautés.  C’est pour cela que nous avons posé des questions auprès du bureau de la première ministre à savoir pourquoi nous avons été exclus.  À cet effet, je suis content de vous rapporter que l’AFOCSC sera consultée dans les jours qui viennent quant à ce sujet de grande importance pour la province.  Nous nous assurerons de faire partie de ce groupe, mené par Mme Karen Pitre.


Jean Lemay,
Président AFOCSC

Plan de démarchage politique de l’AFOCSC

Tout récemment, l’AFOCSC a mis sur pied un plan de démarchage politique auprès des différentes instances gouvernementales en vue d’exposer les problématiques et les nombreux défis auxquels fait face l’éducation catholique de langue française en Ontario.
Parmi cette panoplie de défis et problématiques, nous retrouvons, entre autres, le manque de relations que les députées et députés entretiennent avec notre système et le manque de connaissance et d’intérêt envers nos enjeux. Les ministres et les membres de l’assemblée législative ne maîtrisent aucunement nos défis particuliers, donc ne les prennent pas en ligne de compte au moment des processus de décision. Et lorsque le gouvernement ou autres partis politiques prennent des décisions qui vont à l’encontre de nos intérêts, il n’existe presque pas de point de contact ou de plateforme pour réagir et représenter notre système. Et ce qui est très navrant, c’est que les membres de l’assemblée législative n’ont aucune idée et ne réalisent pas l’impact que peut avoir notre système d’éducation au sein de leurs propres circonscriptions.
Parmi les nombreuses actions que l’AFOCSC entreprendra pour tenter de remédier à la situation, la plus importante sera de développer une campagne d’action politique avec la participation étroite des conseils membres. Il faudra sensibiliser les 107 députées et députés provinciaux, créer des relations avec ces décideurs, s’assurer d’être partie prenante lors du processus de consultation, initier une campagne d’action politique à deux niveaux, soit provincial et local, et enfin, embaucher un expert-conseil qui nous accompagnera tout au long de la réalisation de ce plan de démarchage.
Le plan de démarchage contient 5 étapes majeures :
  1. Cueillette de données et bilan de la situation actuelle
  2. Rencontres et préparations des outils (RACCO)
  3. Formation des représentants des conseils scolaires
  4. Mise en œuvre  de la stratégie de démarchage politique
  5. Évaluation de la stratégie de démarchage
L’AFOCSC envisage la réalisation et l’accomplissement de ce plan de démarchage pour 2017.


Un congrès couronné de succès!
 

« L’or lui-même, qui est périssable, est pourtant éprouvé par le feu ;
de même votre foi, beaucoup plus précieuse que l’or, est mise à l’épreuve afin de prouver sa valeur. » 1 Pierre 1, 7

Réunis sous le thème La foi plus précieuse que l’or, plus de 70 conseillères et conseillers scolaires se sont réunis à Timmins du 1er au 3 mai dernier, lors de notre 17e congrès annuel.
C’est accompagné de la voix cristalline de Céleste Lévis que s’est entamé le congrès et les nombreux ateliers de la fin de semaine.
 
Présente à la cérémonie d’ouverture, Madame Janine Griffore, sous-ministre adjointe, division de l’éducation en langue française, de l’éducation autochtone et de la recherche nous a réitéré son engagement à travailler tous ensemble main dans la main.
 
Lors d’un atelier intitulé la gestion participative, les membres de l’AFOCSC ont pu relater entre eux des pratiques de réussite qui sont appliquées dans leurs conseils scolaires respectifs au niveau de la participation des élus dans le processus de gouvernance d’un conseil scolaire.
 
Les membres de l’AFOCSC ont pu aussi faire le point sur la foi dans l’ère numérique. «De nos jours, les gens ont accès à une multitude d’informations par l’entremise d’internet et il faut s’assurer que l’Église prenne avantage de ce médium afin de transmettre le message de l’Évangile à celles et ceux qui s’y intéressent», a expliqué Benoit Mercier, directeur général de l’AFOCSC.
 
Les congressistes ont aussi pu se renseigner sur la belle histoire qu’est l’éducation catholique de langue française. «Si nous sommes présents encore aujourd’hui, c’est parce que nous avons un produit qui répond aux attentes et aux aspirations de la communauté franco-ontarienne. Nos résultats scolaires le démontrent, surtout avec un taux de diplomation du secondaire qui est en tête du palmarès de la province. Nous avons de quoi être fiers», a déclaré Jean Lemay, président de l’AFOCSC.



L’atelier pour les élèves « Un pas à la fois, dans ma foi » donné en plein air car le soleil était aussi de la partie.


Madame Janine Griffore, sous-ministre adjointe, division de l’éducation en langue française, de l’éducation autochtone et de la recherche, lors de la soirée d’ouverture.


Isabelle Charbonneau, récipiendaire du 8e Prix d’excellence en éducation catholique de l’AFOCSC, avec à gauche, Jean Lemay, président de l’AFOCSC, Mgr Marcel Damphousse, évêque répondant de l’AFOCSC, et à droite, Roger Grégoire, président du CSCD des Grandes Rivières.
 

Jean Lemay est reconduit à la présidence de l’AFOCSC

Les membres de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) ont acclamé, pour un deuxième mandat,  M. Jean Lemay à titre de président de l’AFOCSC.
Conseiller scolaire depuis plus de 26 ans, M. Lemay se dit fier de pouvoir représenter l’AFOCSC sur la scène provinciale. «Notre association est le médium par lequel nous faisons avancer certains dossiers au niveau de la province. Il est impératif que nous soyons actifs car les décideurs politiques ont tendance à ne pas prendre en ligne de compte nos préoccupations dans leurs prises de décisions. Les politiques publiques qu’adoptent notre gouvernement en matière d’éducation doivent surtout respecter notre point de vue», conclut le président.
D’autre part, les membres de l’AFOCSC ont élu Mme Johanne Lacombe à la vice-présidence. Mme Lacombe occupe présentement le poste de vice-présidente au Conseil d’éducation catholique du Centre-Est. En remerciant les membres de leur confiance, elle se dit prête à être au service des huit conseils scolaires catholiques de langue française.

Les membres de l’AFOCSC ont aussi remercié la vice-présidente sortante, Mme Melinda Chartrand. Mme Chartrand a occupé le poste de présidente de l’AFOCSC pendant trois mandats et le poste de vice-présidente durant le dernier mandat. Selon le directeur général de l’AFOCSC, Benoit Mercier, «Mme Chartrand a toujours été une grande défenderesse de l’éducation catholique en langue française. Ses enfants ont grandi dans notre système, de la maternelle jusqu’au secondaire. Mme Chartrand a constamment été disponible pour revendiquer nos droits auprès du gouvernement provincial».
Lors de la clôture de l’assemblée générale des membres de l’AFOCSC, le nouveau conseil d’administration a renouvelé son engagement à l’éducation catholique en langue française.  Les membres du conseil d’administration sont :
  • M. Jean Lemay, président, conseiller scolaire au CSDCEO
  • Mme Johanne Lacombe, vice-présidente, vice-présidente au CECCE
  • M. Roger Grégoire, président au CSCDGR
  • Mme Diane Corriveau, présidente au CSCFN
  • M. André Bidal, président au CSCNO
  • Mme Sylvie Payeur, présidente au CSDCAB
  • M. Joseph Bisnaire, conseiller scolaire au CSC Providence
  • Mme Melinda Chartrand, présidente au CSDCCS
  • Mgr Marcel Damphousse, évêque répondant, évêque du diocèse d’Alexandria-Cornwall.
L’AFOCSC tient à remercier le Conseil scolaire catholique de district des Grandes Rivières pour son accueil chaleureux et sa contribution exceptionnelle à l’organisation du 17e congrès annuel.

École catholique : plus qu’une école!

Qui dit école catholique, dit aussi environnement de vie, de culture et de foi.
La mission des écoles catholiques est vaste et comporte plusieurs éléments qui s’entrecroisent. Bien sûr, l’élément central demeure l’enseignement, mais bien d’autres matières gravitent autour de l’institution et il est toujours bon de se remémorer tout ce qu’apporte l’éducation catholique de langue française.
Cette dernière offre aux élèves, non seulement une formation académique, mais une multitude de programmes d’enrichissements personnels et spirituels. En voici quelques-uns :
  • Programme de leadership
  • Témoins de la justice sociale
  • Club sociaux
  • Groupe de discussion
  • Attentes personnelles
  • Éducation relationnelle
  • Équipe de sports
  • Code de conduite
  • Préparation au sacrement
  • Connaissance des symboles sacrés
En agissant comme partenaires communautaires catholiques dans leur mileu de vie, les élèves répandent leur foi et deviennent des ambassadeurs dans leurs communauté.
Il est donc important de toujours se rappeler qu’une école catholique de langue française est bien plus qu’une école.

Retour à la case départ pour les francophones du Yukon

Le 14 mai dernier, la Cour suprême du Canada a rendu son jugement concernant une poursuite intentée par la Commission scolaire francophone du Yukon (CSFY) qui demandait au gouvernement une expérience éducative de langue française équivalente à celle de la majorité (anglophone) et le pouvoir de gérer ses admissions.
Dans une décision unanime, la Cour suprême a renvoyé au tribunal de première instance un procès sur l’accès aux écoles de langue française du territoire, plus de cinq ans après le début des procédures. C’est donc un retour à la case départ pour la communauté francophone du Yukon.
Lors du jugement de première instance, le juge avait tranché en faveur de la CSFY sur la plupart des points en litige, entre autres, le droit de gérer les admissions en vertu de la politique d’admission développée et appliquée durant de nombreuses années, et ce, sans contestation du gouvernement du Yukon, même si cette politique ne respectait pas le règlement territorial.
Cette politique permettait l’admission aux élèves francophones immigrants, aux élèves avec des ancêtres francophones et aux élèves provenant de familles anglophones voulant s’intégrer à la communauté de langue française. Le juge de première instance avait donc estimé que la CSFY avait le droit d’admettre des élèves au cas par cas. 
Le gouvernement du Yukon a interjeté appel de ce jugement en argumentant que le juge de première instance n’avait pas été impartial et la Cour suprême du Canada a accepté les arguments du gouvernement et a également renversé les conclusions du juge de première instance sur la question des admissions cas par cas en disant qu’un conseil scolaire ne peut pas décider de façon unilatérale l’admission d’élèves autres que ceux dont au moins un parent a des droits en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.
Rappelons que la CSFY est la seule commission scolaire du territoire et ne gère qu’une école, l’école Émilie-Tremblay.
Bulletin d'information
Volume 10, Numéro 8
Mai 2015


Vos commentaires concernant "La Source" sont bienvenus à info@afocsc.org

Membres du conseil d'administration de l'AFOCSC

Jean Lemay, président
(CSDC Est Ontarien)

Johanne Lacombe, vice-présidente
(CEC Centre-Est)

Melinda Chartrand
(CSDC Centre-Sud)

André Bidal
(CSC Nouvel-Ontario)
 
Joseph Bisnaire
(CSC Providence)

Diane Corriveau
(CSC Franco-Nord)

Mgr Marcel Damphousse
Évêque d’Alexandria-Cornwall, évêque répondant de l’AFOCSC
 
Roger Grégoire
(CSDC Grandes Rivières)

Sylvie Payeur
(CSDC Aurores boréales)

Calendrier des rencontres du CA de l'AFOCSC 2014-2015

5 juin 2015
à Ottawa

Événements à signaler

11 au 13 juin 2015
à St John’s, (Terre Neuve)
Congrès annuel ACCEC

Activité politique


Michael Coteau, député de Don Valley Est, Johanne Lacombe, vice-présidente de l’AFOCSC et Denis Poirier, président du CECCE.

Johanne Lacombe, Madeleine Meilleur, députée Ottawa-Vanier, Procureure générale de l’Ontario et ministre déléguée aux affaires francophones, et Denis Poirier.

Comment retenir vos meilleurs enseignants

Lorsqu’un employé quitte son poste, la plupart des employeurs, dont les écoles, conduisent ce qu’on appelle une entrevue de départ. Cette dernière donne à l’employeur une multitude d’informations qui, en général, sont très constructives pour apporter des changements dans l’environnement de travail. Mais qui dit entrevue de départ dit départ de l’employé…
Alors, pourquoi ne conduirait-on pas ce qu’on appelle une «stay» entrevue? Et bien, c’est exactement ce que plusieurs employeurs ont commencé à implanter dans leurs organisations, et ce, dans le but de mieux comprendre les besoins de leurs employés et éviter les départs.
Cette entrevue engendre, dans la majorité des cas, une conversation ouverte et constructive et elle fournit à l’employeur une meilleure compréhension des besoins de ses employés. Bien entendu, le tout requiert un investissement en terme de temps, mais cet investissement apporte des résultats gagnants. Investissez, appréciez les bénéfices et soyez fiers de vouloir améliorer, non seulement l’environnement de travail de vos employés, mais aussi la vie quotidienne de votre école.
Voici quelques exemples de questions à poser lors d’une «stay» entrevue.

- Qu’est-ce qui vous a incité à devenir professeur et pourquoi avez-vous choisi notre école?

- Si vous gagnez 1 million de dollars à la lotterie et n’avez plus à travailler, quelle est la chose qui vous manquerait le plus de notre école?

- Quels types de support et de ressources pourrions-nous vous apporter pour faciliter votre travail?

- Si vous aviez une baguette magique, que changeriez-vous dans votre environnement de travail?

- Avez-vous des suggestions qui pourraient nous aider à améliorer notre école?

Nomination de Patrick Brown

C’est le 9 mai dernier que Patrick Brown, député de la circonscription de Barrie, a été élu comme chef du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario.
Lors du premier discours suivant sa victoire, Patrick Brown, qui est aussi un francophile, a promis aux francophones de la province de travailler conjointement avec eux et a affirmé connaître les besoins en éducation de langue française ainsi que ceux en santé.
«Nous souhaitons établir, dès le début du mandat de M. Brown, de bonnes relations avec le parti et désirons qu’il comprenne bien les besoins et les défis quotidiens de notre système d’éducation catholique de langue française», déclare M. Jean Lemay, président de l’AFOCSC.
« Il est primordial pour nous, organismes francophones de l’Ontario, de continuer les  bonnes relations que nous entretenons ensemble, et nous souhaitons, dans un avenir rapproché, le rencontrer afin qu’il apprenne à nous connaître,» ajoute M. Lemay.
À noter que Patrick Brown, qui est avocat de profession, a, entre autres, étudié en Études françaises à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Pensée La Source

O Dieu
Toi qui nous as créés par le souffle de ton Esprit :
Fais que notre vie soit une inspiration constante
Pour les générations présentes et à venir.
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