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EN PRIMEUR
par Mélodie Nelson
L’ESSENTIEL DE LA SEMAINE

La fois où j’ai foutu la chienne à Julie Snyder

Wags moi non plus : la fièvre rouge

Chers Maroon 5, groupe le plus plate de l’univers

L’angoisse du dimanche soir

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HISTOIRE DE LA SEMAINE
La tante Fernande
par Manon Grenier

J’veux pas faire ma Diane Déprimante, mais voilà : notre Matante Fernande a rendu l’âme. Ça faisait depuis 2008 qu’on la savait bientôt due pour l’extrême-onction, mais ça fesse quand même.
 

La dernière fois qu’on a vu Matante Fernande, c’était au party de fête d’la nièce Brigitte.
 

On était rendus à la séance de déballage de cadeaux, avec notre twist familiale : la p’tite Brigitte portait des mitaines à four, parce que ça rend le déballage plus corsé pis plus funné.

 

On trippait tellement qu’on avait presque oublié Matante Fernande, jusqu’à tant qu’elle scande, à partir du fin fond de la cuisine : « Ostie d’activité de téteux ».
 

Un voile noir venait d’être garroché sur le party, étouffant les flammes de notre fun. Matante Fernande était après fumer en dessous d’la hotte de poêle. On la discernait à peine, on voyait juste ses bijoux briller comme autant de menaces à travers la smoke. « Je répète : ostie d’activité de téteux ».
 

La p’tite était figée raide, ses mitaines à four dans les airs. Même son toutou de la Pat’Patrouille avait l’air traumatisé par la litanie nicotinée de la Matante Fernande, qui continuait : « Vous pensez que j’suis vieille, que j’suis folle, mais j’ai jamais été aussi lucide, faque gênez-vous pas pour m’envoyer chier, j’attends juste ça. Déballer des cadeaux avec des mitaines à four… Si c’est ça votre définition d’un party qui lève, ben vous êtes une gang de sans-génie... Vous avez pas d’ampleur, les Grenier… Calvaire que vous manquez d’ampleur. »
 

C’est le dernier party auquel Matante Fernande a participé. Quand j’y repense, c’est comme si elle cherchait à nous provoquer une dernière fois, à s’ancrer ben comme faut dans notre imaginaire collectif avant le grand saut.
 

En tout cas, j’ai hérité de son four à raclette. C’est ça qu’on va manger, ce soir. Pour l’honorer. Pis aussi parce que j’ai du fromage à passer.
 

Matante Fernande aura pas toujours été d’adon, ni même chaleureuse, mais ce soir, on va glisser nos tranches d’Oka dans son four avec toute la tendresse dont on est capable.
 

Ce soir, j’vas pousser mon fromage sous l’élément chauffant comme on enverrait une colombe au Ciel.

 

 


 
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par URBANIA Musique
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CULTURE
par Pier-Luc Ouellet
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LU DANS LES MÉDIAS

« Le hijab n’est pas quelque chose que les femmes devraient porter. Cela signifie en quelque sorte l’oppression de la femme, le fait qu’elles doivent se couvrir. Ce n’est pas dans mes valeurs. Cela commande une action des femmes, et je pense que les femmes devraient être libres de porter ce qu’elles veulent. »

— ISABELLE CHAREST, MINISTRE DE LA CONDITION FÉMININE
URBANIA Musique
par Pier-Luc Ouellet
SUGGESTION DU BUREAU
Femmes de tête

Le pitch : Disponible en livre et en podcast, le projet Femmes de tête réunit 13 femmes de différents parcours qui ont réussi à gravir les marches vers un poste de gestion. Elles parlent des défis rencontrés et de comment elles ont réussi à devenir indispensables dans leur compagnie et le milieu dans lequel elles évoluent.

Pourquoi j’aime ? Dans une société où les postes de gestion sont souvent tenus par des hommes, il est inspirant de lire à propos de femmes qui ont franchi ces barrières pour être à la tête de leur organisation. Ça nous pousse à vouloir faire, nous aussi, de grandes choses.

— JASMINE LEGENDRE, CHARGÉE DE CONTENU
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