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CTA Bruxelles Actualités

Informations clé sur les programmes et évènements ACP-UE à Bruxelles importants pour le développement agricole et rural des pays ACP
Juillet 2019 - No. 611

Points Forts

Le Briefing de Bruxelles n° 56 : « Les interactions terres-eau-énergie et la durabilité du système alimentaire», s’est tenu le 3 juillet 2019

Organisé par le CTA, la Commission européenne/EuropeAid, le Secrétariat ACP et Concord, ce Briefing a porté sur les interactions terre-eau-énergie et leurs implications pour le système alimentaire, en particulier dans les pays ACP. Au programme, un partage d’opinions et d’expériences du point de vue de la recherche et de la pratique sur ce que nous savons de ces interactions, ainsi qu’une discussion sur les facteurs de réussite, leur reproductibilité et le potentiel de généralisation des meilleures pratiques.
Parmi les conférenciers :

•    Paolo D’Odorico, Professeur, Dép. Sciences de l’environnement, Université de Berkeley, USA
•    Sir Gordon Conway, Membre du Panel Malabo Montpellier et Professeur de Développement international, Imperial College London
•    Craig Hanson, Vice-président pour l’alimentation, les forêts, l’eau et l’océan, WRI
•    Ruud Grim, Conseiller principal en Applications, Netherlands Space Office 
•    Olufunke Cofie, Représentant régional pour l’Afrique de l’Ouest, IWMI, Ghana
•    Dawit Guta, Centre pour les études de l’environnement et du développement, Université d’Addis-Abeba, Éthiopie 
•    Tafadzwa Mabhaudhi, Chercheur, École des sciences de l’Agriculture, de la Terre et de l’Environnement, Université du KwaZulu-Natal, Afrique du Sud.





Pour en savoir plus

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Quelles sont les technologies qui vont remodeler notre monde ? Des experts indépendants en identifient 100
 

Les smartphones auto-réparables, l’exploitation des astéroïdes pour les minéraux essentiels et la communication télépathique par la technologie... Ce ne sont là que quelques exemples des innovations impressionnantes qui vont bousculer notre avenir, telles qu’elles sont présentées dans le nouveau rapport de l’expert indépendant, 100 Radical Innovation Breakthroughs for the future, publié aujourd’hui.

Cette étude prospective révèle les avancées et les perspectives de 100 innovations sociales et technologiques révolutionnaires. Certaines innovations, telles que la communication végétale, ne sont pas encore opérationnelles, loin s’en faut. D’autres, comme les exosquelettes médicaux, sont déjà à l’essai et utilisées.

En mettant en lumière les résultats les plus potentiellement impactants, le rapport propose des ressources stratégiques aux responsables politiques et à tous les acteurs concernés par l’avenir de la science, de la technologie et de l’innovation. Il peut servir de référence commune entre différentes politiques, contribuer aux stratégies nationales et régionales et susciter un débat sur les implications éthiques et sociales des vagues d’innovation à venir.

 

Une combinaison d’algorithmes d’apprentissage machine et d’évaluation humaine a été utilisée pour identifier les développements émergents. Les experts indépendants et auteurs de l’étude ont passé en revue des études technologiques prospectives dans le monde entier. Parmi plus de 150 000 sujets d’actualité provenant de 200 plates-formes, ils ont établi une liste de 100 innovations potentiellement très porteuses. Après des cycles successifs de sélection et d’affinement, la liste finale des 100 sujets émergents les plus prometteurs a été soumise à plusieurs procédures d’évaluation, y compris la consultation d’experts et l’analyse des brevets et publications connexes.

Les développements décrits dans ce rapport sur les 100 innovations les plus révolutionnaires sont présentés sur une affiche interactive, permettant d’accéder rapidement aux informations sur l’état d’avancement et les perspectives de chacune.


Source: CE, 24 juin 2019

Événements Stratégiques

Réunion annuelle de la Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) : progrès vers la durabilité

La Commission des thons de l’océan Indien (CTOI) a tenu sa 23e réunion annuelle à Hyderabad, Inde, du 17 au 21 juin 2019. L’UE se félicite de l’adoption de mesures ambitieuses visant à améliorer la gestion des DCP et à compenser leurs éventuels effets négatifs sur l’écosystème, ainsi que de l’interdiction de rétention des raies manta et mobula. Cependant, il reste encore beaucoup à faire pour parvenir à une gestion durable des stocks couverts par le mandat de l’organisation, en particulier le thon à nageoires jaunes (YFT).

L’un des résultats les plus positifs de la réunion est l’adoption de mesures ambitieuses sur les dispositifs de concentration du poisson (DCP). La CTOI a établi une série de mesures visant à établir les normes les plus élevées dans toutes les organisations régionales de gestion des pêches (ORGP). Le nombre de DCP sera encore réduit à 300, et la surveillance et la collecte de données seront accrues. La CTOI a également rendu obligatoire la mise en place d’un dispositif de non-enchevêtrement complet pour les DCP afin de réduire les possibilités de capture d’espèces non ciblées. À partir de 2022, tous les DCP devront être fabriqués à partir de matériaux biodégradables, conformément aux efforts déployés par l’UE pour réduire les déchets marins. En outre, la mesure adoptée contient un ensemble de définitions claires, des normes améliorées pour la collecte des données, l’établissement d’un système de marquage et des procédures de contrôle renforcées. Cet aboutissement est le fruit des efforts conjoints de l’UE et de nombreux membres de la CTOI, qui ont permis d’améliorer la proposition initiale de l’UE.

La CTOI a également approuvé une proposition présentée par l’UE sur les Mobulides, à savoir l’interdiction de conserver à bord tout raie Manta et Mobula pour tous les navires opérant dans la zone de la convention CTOI : l’interdiction a été recommandée par le Comité scientifique de la CTOI pour protéger cette espèce en danger. La pêche artisanale est exemptée de cette interdiction, mais uniquement pour les captures accidentelles et jusqu’en 2022.

Toutefois, l’UE regrette que les nouvelles mesures de conservation du thon à nageoires jaunes n’aient pas été suffisamment ambitieuses pour réduire la surpêche actuelle, mais se réjouit du renforcement des mesures liées à la conformité. L’UE continuera de faire pression en faveur d’une meilleure gestion du YFT.

Source : Commission Européenne, 24 juin 2019

Actualités

Aide humanitaire : L’UE mobilise plus de 18 millions d’euros en faveur de la République centrafricaine en 2019

Alors que de nombreuses personnes continuent de souffrir en République centrafricaine (RCA), l’Union européenne reste solidaire des populations dans le besoin et annonce une enveloppe humanitaire de 18,85 millions d’euros pour 2019. Ce soutien supplémentaire porte l’aide humanitaire de l’UE en RCA à plus de 135 millions d’euros depuis 2014.
L’aide humanitaire de l’UE en République centrafricaine vise à :

  • aider les personnes touchées par le conflit et dont la survie dépend essentiellement de l’aide humanitaire. Les personnes déplacées, les communautés d’accueil et les rapatriés reçoivent une aide alimentaire, des soins médicaux et nutritionnels d’urgence, de l’eau et des produits d’hygiène, un abri, des articles de première nécessité, des services d’éducation et un soutien à leur subsistance ;
  • prévenir la violence et fournir un soutien médical, psychosocial et juridique aux victimes de violence et de violations des droits de l’homme ;
  • lutter contre la crise alimentaire et nutritionnelle en apportant une aide aux familles dans le besoin et aux personnes à haut risque de dénutrition, et en aidant le secteur de la santé à intensifier la prévention et le traitement de la malnutrition ;
  • soutenir l’acheminement de l’aide dans les régions où la médiocrité des infrastructures et la poursuite des combats rendent l’accès difficile pour les travailleurs humanitaires.

 
La crise centrafricaine a également un impact sur l’ensemble de la région, puisque 592 000 réfugiés ont cherché refuge dans des pays voisins, auxquels l’UE apporte également son soutien.

Source: Commission européenne 24 juin 2019

Aide humanitaire : l’UE mobilise plus de 18 millions d’euros en faveur de la République centrafricaine en 2019

Alors que de nombreuses personnes continuent de souffrir en République centrafricaine (RCA), l’Union européenne reste solidaire des populations dans le besoin et annonce une aide humanitaire de 18,85 millions d’euros pour 2019. Ce soutien supplémentaire porte l’assistance humanitaire de l’UE en faveur de la RCA à plus de 135 millions d’euros depuis 2014. Le financement humanitaire de l’UE en République centrafricaine vise à aider les personnes touchées par le conflit, à prévenir la violence et à fournir un soutien médical, psychosocial et juridique aux victimes de violences et d’atteintes aux droits humains, à s’attaquer à la crise alimentaire et nutritionnelle, et à soutenir la fourniture d’aide dans les zones où les infrastructures déficientes et les combats en cours rendent difficile l’accès aux travailleurs humanitaires. Le communiqué de presse complet est disponible ici

Source : Commission Européenne, 24 juin 2019 

L’UE signe un protocole d’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable avec la Guinée-Bissau

Le 15 juin, l’UE et la Guinée-Bissau ont signé un nouveau protocole quinquennal à l’accord de partenariat pour une pêche durable (APPD) existant. Ce nouveau protocole reflète pleinement l’esprit de partenariat de longue date de l’UE et les principes généraux de la politique commune de la pêche de l’UE, tels que la gestion durable des ressources, la stabilité juridique, la transparence, l’accès et le suivi scientifiques, ainsi que le développement durable du secteur de la pêche des pays partenaires.

Tenant pleinement compte des avis scientifiques, ce nouveau protocole permet l’accès des navires de l’UE aux eaux de la Guinée-Bissau pour plusieurs espèces de poissons, à savoir le thon, le poisson démersal, les céphalopodes, les crevettes, ainsi qu’une nouvelle catégorie, les petits pélagiques. En échange des droits de pêche, l’UE offrira une contribution financière à hauteur de 15,6 millions d’euros, plus une contribution supplémentaire des armateurs de l’UE. Une contribution annuelle de l’UE de 4 millions d’euros est prévue pour soutenir le développement durable de la pêche, au moyen notamment de mesures en faveur du suivi, du contrôle et de la surveillance, du renforcement des capacités d’exportation et scientifiques et de la modernisation de la petite pêche. Ce protocole aura un impact important et positif sur le développement social et économique du pays et contribuera à valoriser ses ressources naturelles, tout en favorisant la sécurité alimentaire.
 

Source: Commission européenne, 19 juin 2019

Sud Soudan : 48,5 millions d’euros d’aide humanitaire supplémentaire de l’UE

Malgré un récent accord de paix, les besoins humanitaires restent élevés au Sud-Soudan, avec près de deux millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et près de sept millions ayant besoin d’une aide alimentaire d’urgence. Pour aider les habitants les plus vulnérables, la Commission européenne annonce aujourd’hui l’octroi d’une aide humanitaire à hauteur de 48,5 millions d’euros, en plus de l’enveloppe de 1 million d’euros accordée la semaine dernière afin de renforcer la prévention du virus Ebola dans ce pays.
Les projets humanitaires financés par l’UE porteront en particulier sur la protection des plus vulnérables, la mise à disposition d’une aide alimentaire et nutritionnelle aux familles dans le besoin, la fourniture de soins de santé de base dans les zones difficiles d’accès, et la mise en place et l’exécution de programmes d’enseignement accéléré pour les enfants ayant perdu des années de scolarité dans les zones touchées par le conflit. Le communiqué de presse complet est disponible en ligne.

Source: Commission européenne, 24 juin 2019

Marché laitier : les stocks publics de lait écrémé en poudre sont désormais vides

Lors de la dernière adjudication, les 162 tonnes restantes de lait écrémé en poudre sur un total initial de 380 000 tonnes de stocks publics ont été vendues, épuisant ainsi l’intégralité des stocks achetés et gérés par la Commission.

À la suite de la crise du marché des produits laitiers de 2015-2016, qui a frappé les producteurs de l’UE en leur imposant des prix plus bas, la Commission européenne a acheté au total, entre 2015 à 2017, 380 000 tonnes de lait écrémé en poudre dans le cadre d’une intervention publique visant à stabiliser le marché et à soutenir les revenus des agriculteurs.

Source: Commission européenne, 21 juin 2019

Ressources

Manuel sur l’amélioration du climat d’investissement par l’action de l’UE
 

Le Manuel sur l’amélioration du climat d’investissement par l’action de l’UE s’ inscrit dans le cadre de l’approche intégrée du Plan d’investissement externe (PIE) et vise à soutenir la mise en œuvre du « troisième pilier » du PIE sur l’amélioration du climat d’investissement. Il présente les éléments constitutifs du troisième pilier et les principaux moteurs et défis du climat d’investissement, en vue de promouvoir un discours commun et d’élaborer une approche conjointe avec les États membres de l’UE, les pays partenaires, le secteur privé, les institutions financières internationales, les OSC et les organisations internationales.

À propos du Plan d’investissement externe
La croissance que l’on veut inclusive et durable ne saurait se passer d’un climat propice à l’investissement. Un tel climat joue un rôle clé dans l’attraction et la rétention des investissements nationaux et étrangers. L’attraction et la rétention des investissements nationaux et étrangers, à leur tour, ouvrent la voie à une transformation économique en stimulant le développement et la compétitivité du secteur privé, en créant des emplois et en approfondissant l’intégration commerciale, dans l’optique du Programme d’Addis-Abeba et des objectifs de développement durable. Il s’agit ici du moteur de la création du Plan d’investissement extérieur (PIE) de l’Union européenne (UE), dont l’approche intégrée est basée sur trois piliers. L’interaction systématique entre ces trois piliers constitue l’innovation centrale du PIE : - la mobilisation des investissements, par l’intermédiaire du Fonds européen pour le développement durable (FEDD) (premier pilier), - l’assistance technique (deuxième pilier), et - l’amélioration du climat des investissements au niveau national (troisième pilier).
 
Élaborer un discours commun sur le climat d’investissement
Ce document vise à donner une vue d’ensemble du troisième pilier du PIE, en mettant en évidence les principaux facteurs et défis d’un climat propice à l’investissement. Il décrit comment l’UE peut s’appuyer sur ses efforts actuels et créer une dynamique pour mettre en œuvre le PIE conjointement avec les États membres et d’autres partenaires clés. Il soutiendra la mise en œuvre des priorités de la Communication sur l’Alliance Afrique-Europe. Les principaux moteurs du climat d’investissement comprennent :
 - les moteurs situés au niveau macro-économique, y compris la stabilité et la gouvernance,
 - les moteurs de l’environnement d’affaires,
- ainsi que des moteurs centrés sur l’être humain, notamment le développement humain et l’innovation. Il s’indique de relever les défis liés à l’environnement, au changement climatique et aux migrations. La décision des investisseurs (internationaux ou locaux) d’investir dans un pays dépend souvent de leur perception du potentiel de réassurance que recèlent à la fois une combinaison de ces facteurs et la formule politique mise en œuvre pour améliorer le climat d’investissement.


Source: Commission Européenne , mai 2019

La vie des populations en crise
Que nous disent les bénéficiaires sur l’aide humanitaire qu’ils reçoivent ?

 

En mai 2016, le Sommet humanitaire mondial a marqué un tournant pour les politiques humanitaires. Le Sommet a déclenché une réflexion sérieuse sur la manière d’opérer dans des environnements où les besoins des populations ne coïncident plus avec les mandats et secteurs existants. L’OCDE estime qu’une réponse humanitaire efficace est celle qui répond de manière opportune et efficace aux besoins des populations affectées. Une façon de mesurer cette efficacité consiste à demander aux bénéficiaires ce qu’ils pensent de l’aide reçue. C’est dans cet esprit que l’OCDE a lancé une première série d’enquêtes au cours d’un premier cycle (2016-2017) dans six pays touchés par différents types de crises : Liban, Afghanistan, Haïti, Irak, Somalie et Ouganda. Deux ans après le Sommet humanitaire mondial, l’OCDE et Ground Truth Solutions ont mené une nouvelle série d’enquêtes dans les mêmes pays, plus le Bangladesh. L’objectif de cette deuxième série d’enquêtes est d’évaluer si les engagements pris au Sommet humanitaire mondial, y compris le « Grand Bargain », présentent des retombées tangibles sur la vie des populations dans les contextes les plus difficiles du monde. Ce document fournit quelques réponses à cette question.

Source: OECD, 2019

Évènements

6e réunion du Réseau des acteurs économiques et sociaux UE-Afrique
3-4 juillet 2019
CESE
Bruxelles, Belgique
Dialogue de la société civile sur les femmes et le commerce
08 juillet 2019 
10h00-12h00
Bruxelles, Belgique
Cette lettre d'information du CTA Bruxelles est produite chaque semaine par le bureau du CTA à Bruxelles.

Éditeur : Mme Isolina Boto, Manager CTA Brussels Office (boto@cta.int)
Rédacteur : Félix Ajong (ajong@cta.int)
Contributeur: Mariana Lemos (lemos@cta.int)
Assistance technique : Thierry Lewyllie (lewyllie@cta.int)

NOTE : Si vous avez des questions ou des suggestions, écrivez-nous à l'adresse suivante : boto@cta.int
Pour plus d'informations sur l'ensemble des activités du CTA, veuillez consulter les sites http://www.cta.int ou http://bruxelles.cta.int
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