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CTA Bruxelles Actualités

Informations clé sur les programmes et évènements ACP-UE à Bruxelles importants pour le développement agricole et rural des pays ACP
Juillet 2019 - No. 612

Points Forts

Troisième Conférence ministérielle de l’Union africaine (UA) et de l’Union européenne (UE)

La troisième Conférence ministérielle de l’Union africaine (UA) et de l’Union européenne (UE) a eu lieu à Rome le 21 juin 2019. Au cours de cet événement, les deux unions se sont engagées à renforcer leur partenariat en matière d’alimentation et d’agriculture. Cette ambition a été appuyée par la co-signature d’une déclaration politique et d’un programme d’action. Les réunions ministérielles UA-UE ont lieu sur une base ad hoc pour suivre les progrès accomplis entre les sommets et faire progresser la coopération entre les deux continents dans certains domaines.

S’appuyant sur les résultats de la fructueuse conférence précédente de 2017, environ 400 représentants de haut niveau invités et parties prenantes d’Afrique et d’Europe ont débattu des moyens de libérer davantage le potentiel d’une transformation rurale positive et d’un secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire inclusif et durable en Afrique.
 
Pour la première fois, les représentants ont approuvé une déclaration politique, accompagnée d’un programme d’action, dans le but de renforcer le partenariat Afrique-UE en matière d’alimentation et d’agriculture à tous les niveaux.


Le CTA a animé une session sur l’Utilisation de solutions numériques en agriculture, qui a rassemblé des chercheurs, des responsables politiques, des agriculteurs et des représentants du secteur privé.
Cette session a dressé un état des lieux de la digitalisation de l’agriculture en Afrique et souligné les défis à relever et les opportunités à saisir, notamment augmenter la connectivité rurale, mettre en place de solides infrastructures de données ainsi qu’un cadre politique et réglementaire plus propice, mais aussi développer les compétences numériques. Les recommandations qui ont résulté de la session sont favorables à une amélioration de la collaboration UA-UE pour faire progresser ce programme d’action. Les ministres de l’Agriculture du Sénégal et de l’Espagne les ont présentées en plénière.
Les recommandations sont les suivantes, entre autres :

  • Le soutien politique est un moteur clé du virage numérique dans l’agriculture
Des programmes et actions en commun pourraient privilégier la protection des données et les codes de conduite qui sont nécessaires au niveau des gouvernements et des acteurs des chaînes de valeur, en particulier en faveur des agriculteurs.
  • Le virage numérique doit être inclusif et appuyer une agriculture durable
La fracture numérique doit être réduite. En Europe et en Afrique, l’on observe de très bonnes pratiques concernant les investissements ruraux ciblés sur des zones agricoles vulnérables et isolées.
  • Le développement des compétences numériques est un facteur de succès pour l’agriculture numérique

      Pour suivre le rythme des évolutions technologiques, il est impératif de renforcer les compétences numériques des acteurs de la chaîne de valeur.
 
Le « rapport 2018-2019 sur la digitalisation de l’agriculture africaine » réalisé par le CTA et Dalberg a été lancé et présenté à Phil Hogan et Josepha Sacko, les commissaires de l’UA et de l’UE en charge de l’agriculture et du développement rural. [Lire le rapport]
 


>Déclaration et programme d'action
>Programme
>Rapport: Un agenda Afrique-Europe pour la transformation rurale - Task Force Afrique Rurale

Partenaire de la semaine

Isabelle Durant, Secrétaire générale adjointe de la CNUCED, était notre invitée lors des Journées européennes du développement 2019
 

Depuis juillet 2017, Isabelle Durant est Secrétaire générale adjointe de la CNUCED. Ancienne ministre et sénatrice de Belgique, ainsi que vice-présidente du Parlement européen, Mme Durant possède une solide expérience des affaires publiques, des processus intergouvernementaux et de l’aide concrète aux pays. Mme Durant a été vice-Première ministre et ministre des Transports et de l’Énergie de la Belgique pendant quatre ans. Entre 1999 et 2003, elle a été chargée de la supervision directe des politiques en matière de mobilité, d'infrastructures, d’énergie et de développement durable. À ce titre, elle a assuré, avec le gouvernement de l’époque, la présidence de l’Union européenne et en particulier celle du Conseil des ministres des Transports de l’UE.

En tant que vice-présidente du Parlement européen entre 2009 et 2014, Mme Durant a présidé diverses délégations permanentes, par exemple celle des pays de l’UE et ACP à la suite de l’accord de Cotonou et celle des accords de partenariat économique. Elle a également été membre de la commission du Budget du Parlement européen. À ce titre, elle a travaillé avec la Banque européenne d’investissement sur le thème de l’appui des euro-obligations aux investissements d’infrastructure et sur celui du suivi de Galileo (système mondial de navigation par satellite de l’Union européenne), un projet industriel de grande taille qui fournit des services précis de positionnement mondial. De plus, elle été vice-présidente chargée des relations entre le Parlement européen et la société civile. De 2003 à 2009, en qualité de sénatrice belge, Mme Durant a siégé dans les commissions des Affaires étrangères et des Affaires sociales.

Dans la période précédant sa nomination au poste de Secrétaire générale adjointe, Mme Durant a été membre du Parlement de la région de Bruxelles-Capitale et de la commission des Affaires économiques. Dans le cadre d’une vaste réforme des outils économiques régionaux, elle a travaillé en particulier dans les domaines de l’innovation, du partage et de l’économie circulaire.
Mme Durant est titulaire d’un master en sciences économiques et sociales de l’Université Catholique de Louvain (UCL).
 
Isabelle Durant a participé au panel de haut niveau du CTA sur le thème Promouvoir l'agriculture et le commerce durables pour une croissance inclusive: corriger les inégalités grâce au développment et aux investissements du secteur privé, organisé par le CTA, l’IFPRI, les pays ACP, le BMZ/GIZ et la PAFO le 19 juin 2019. À cette occasion, Isabelle Durant a plaidé pour une agriculture durable qui profite aux petits exploitants, ajoute de la valeur à leur production et renforce le développement rural dans les régions africaines. Nous devons tirer des enseignements de certains modèles industrialisés qui ont été appliqués dans d’autres régions.

La majeure partie de nos denrées alimentaires sont produites par de petits exploitants mais ceux-ci continuent à rencontrer des obstacles, notamment des barrières tarifaires qui les empêchent d’accéder aux marchés concurrentiels. Les marchés locaux présentent de nombreux avantages. Les gouvernements devraient accompagner les agriculteurs et agricultrices pour les aider à mieux utiliser les technologies et à accroître la part des coopératives agroforestières.

> Vidéo

Événements Stratégiques

Donner un coup de fouet à l’énergie durable en Afrique : les partenariats africains et européens


En Afrique, plus de 650 millions de personnes n’ont pas d’accès à l’électricité, un chiffre frappant si l’on considère le potentiel en énergie renouvelable du continent.

Le Forum des énergies renouvelables, organisé à Conakry du 10 au 14 juin, a visé à donner un coup de fouet à l’énergie durable en Afrique, avec l’objectif plus général de contribuer à une croissance durable au profit des personnes.

Deux événements importants se sont déroulés en parallèle avec le Forum : le conseil extraordinaire de l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) et la seconde réunion des Groupes de travail de la Plateforme de haut niveau sur les investissements dans l’énergie durable en Afrique (Plateforme SEI). Cette plateforme est une task force d’experts des deux continents qui a été constituée dans le cadre de la nouvelle Alliance Afrique - Europe pour des emplois et des investissements durables en vue de formuler des recommandations d’avenir pour l’exploitation du potentiel de l’énergie durable en Afrique.

Appui de l’UE à l’énergie durable en Afrique

Entre 2014 et 2020, l’UE a alloué quelque 2,7 milliards d’euros en faveur de l’énergie durable rien qu’en Afrique subsaharienne et apporte de l’assistance technique aux pays africains dans ce domaine. Un exemple concret de l’utilisation de ces fonds est la ligne à haute tension de 1 400 kilomètres qui relie la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, permettant notamment à ce dernier pays d’exporter ses 6 000 mégawatts de potentiel hydroélectrique.

Le Plan d’investissement extérieur de l’UE a prévu une fenêtre spécifique (dépendant du Fonds européen pour le développement durable) sur l’énergie durable et la connectivité, qui fournira des garanties pouvant atteindre 600 millions d’euros afin de libérer les investissements privés dans ce secteur. Un exemple de programme de garantie approuvé dans ce cadre est Room2Run (jusqu’à 87 millions d’euros), mis en place en collaboration avec la Banque africaine de développement. Il entraînera entre 1 et 2 milliards d’euros de nouveaux investissements dans les énergies renouvelables en Afrique et créera quelque 15 000 emplois et plus de 1 GW de capacité supplémentaire. Des opérations de mixage, qui combinent subventions et investissements privés, sont également mises sur pied.

Avec l’Initiative de financement de l’électrification (ElectriFI), l’UE stimule les investissements dans le secteur de l’énergie durable en Afrique et ailleurs. Les 17 projets en cours visent à produire 1,3 million de MWh d’électricité, une capacité suffisante pour desservir une dizaine de millions d’habitants. Ces projets se traduiraient aussi par un million de tonnes d’émissions de CO2 évitées, l’équivalent des émissions produites par 212 000 véhicules de passagers en un an.

Du côté de l’Afrique, la nécessité urgente de relever les nombreux défis en matière d’accès à l’énergie et de changement climatique a suscité la création de l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IARE) en 2015. Cette initiative menée par l’Afrique ambitionne d’ajouter une capacité de 10 GW à la production d’énergies renouvelables sur le continent d’ici 2020 et d’arriver à 300 GW à l’horizon 2030.

Source: Commission européenne, 25 juin 2019

Réunion au Suriname des ordonnateurs nationaux et régionaux de la région des Caraïbes


Une délégation du Groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) s’est réunie à Paramaribo, au Suriname, du 28 au 30 mai afin de mener à bien le dernier de la série des séminaires rassemblant les ordonnateurs nationaux et régionaux des six régions ACP.
 
Cette réunion avait pour but de permettre aux principales parties prenantes de la coopération au développement ACP-UE des Caraïbes de faire état de l’avancement de la programmation et de la mise en œuvre de leurs programmes indicatifs nationaux (PIN) et du Programme indicatif régional (PIR), de discuter de thèmes critiques et de formuler des recommandations pour améliorer la gestion des ressources du Fonds européen de développement (FED).
 
Lors de cette réunion, des recommandations ont été énoncées concernant la mise en œuvre des projets soutenus par le 11e FED, qui est financé conjointement par l’Union européenne et le Groupe des États ACP. De plus, un échange de vues a eu pour sujet les actuelles négociations post-Cotonou menées entre le Groupe des États ACP et l’Union européenne.
 
La réunion s’est terminée par l’adoption du rapport de conclusion, qui reprend les points les plus importants et les recommandations. Les principales observations et conclusions tirées des réunions des ordonnateurs nationaux et régionaux étaient notamment :

  • La mise en œuvre des projets est ralentie par les règles et procédures qui lui sont appliquées.
  • Les processus de prise de décision de l’UE accusent de longs retards, certaines décisions étant prises exclusivement à Bruxelles. Ce problème des longs délais d’attente vaut aussi pour les pays qui n’ont pas un bureau de l’UE sur leur territoire.
  • Un renforcement des capacités concernant les règles et procédures de l’UE doit se faire pour les fonctionnaires des ordonnateurs nationaux et des délégations de l’UE, ainsi que pour le secteur privé et les organisations communautaires.
  • En dépit de la coopération, les participants se sont dits préoccupés par plusieurs décisions unilatérales prises par l’UE, concernant en particulier l’inscription des pays des Caraïbes sur la liste noire fiscale de l’UE et toutes ses conséquences négatives pour ces pays. Les décisions de ce type nécessitent des consultations continues entre les pays membres et l’UE.
  • Les petits États insulaires à revenu moyen, qui sont vulnérables au changement climatique et aux catastrophes naturelles, sont lésés par la politique de différenciation à leur égard, qui s’est traduite par une réduction draconienne de leurs PIN dans le cadre du 11e FED par rapport au 10e FED.
  • Le Secrétariat ACP a fourni des informations sur la mise en œuvre de la coopération intra-ACP au titre du 11e FED et sur les moyens les plus efficaces d’accéder aux 600 millions d’euros de fonds disponibles. Durant la réunion, il a été proposé de créer une association régionale du secteur privé, en consultation étroite avec d’autres initiatives existant dans la région, notamment le Secrétariat ACP.
Source : Secrétariat ACP, 26 juin 2019

Actualités

Donnez votre avis sur les futurs objectifs du programme de recherche et d'innovation financé par l’UE

La Commission européenne prépare la mise en œuvre d’Horizon Europe, le prochain programme de recherche et d’innovation de l’UE (2021-2027) doté d’un niveau d’ambition sans précédent. Avec un budget proposé de 100 milliards d’euros, ce programme fait l’objet d’un processus intensif de co-conception. Ce processus contribuera à donner forme aux investissements européens de recherche et d’innovation dans les prochaines années. Dans le cadre de ce processus, la Commission a lancé une consultation en ligne.
Cette consultation permet de recueillir les idées émanant de toute l’Europe et d’ailleurs. Les avis reçus alimenteront le travail de préparation d’un « plan stratégique » pour Horizon Europe, qui guidera les programmes de travail et les appels à propositions relatifs aux quatre premières années (2021-2024) d’Horizon Europe. L’idée générale est que cette consultation contribuera à identifier les impacts, à susciter des débats et de nouvelles idées. Ce processus de co-conception sera marqué par un événement majeur : les Journées européennes de la recherche et de l’innovation, à Bruxelles du 24 au 26 septembre 2019.
 
Grâce au processus de co-conception, Horizon Europe privilégiera ce qui importe le plus, améliorera notre vie quotidienne et contribuera à transformer les grands défis sociétaux, comme le changement climatique, en opportunités d’innovation et en solutions pour un avenir durable.
 
La Commission invite toute personne intéressée par les futures priorités de recherche et d’innovation de l’UE, de quelque pays que ce soit, à participer à cette consultation, qui prendra fin le 8 septembre 2019.

Source : Commission européenne, 28 juin 2019

Aide humanitaire : 7 millions d’euros pour la préparation aux catastrophes en Afrique australe et dans l’océan Indien

Alors que les catastrophes naturelles menacent les populations les plus vulnérables en Afrique australe et dans la région de l’Océan Indien, l’Union européenne fournit une aide humanitaire de sept millions d’euros pour renforcer les capacités des communautés et des autorités pour se préparer et faire face aux catastrophes. Cette aide s’ajoute aux quelques 17 millions d’euros d’aide humanitaire que l’UE a donnés cette année afin d’aider les personnes frappées par les cyclones Idai et Kenneth au Mozambique, au Zimbabwe, au Malawi et dans les Comores, ainsi que les personnes affectées par les pénuries alimentaires au Zimbabwe.
 
Cet ensemble d’aide humanitaire européenne soutiendra :

  • l’amélioration de la préparation et des capacités de réponse du personnel local de protection civile et des communautés exposées au risque de catastrophes naturelles. Ce volet inclut le renforcement des systèmes d’alerte précoce, le travail de sensibilisation aux risques et l’élaboration de plans d’urgence ;
  • l’utilisation de la technologie et des approches innovantes en matière de préparation aux catastrophes – comme les drones ou l’envoi de messages en masse sur les téléphones portables – pour aider les communautés à réagir rapidement et éviter la perte de vies humaines et de biens ;
  • l’aide à apporter aux écoles pour qu’elles continuent à dispenser un enseignement en cas de catastrophe naturelle. Lors de telles situations, il arrive en effet que les services d’enseignement de la zone touchée soient interrompus et que les enfants restent sans école pendant des mois. Afin de minimiser ces perturbations, les actions financées par l’UE comprennent la promotion d’infrastructures d’enseignement sûres, la formation des enseignants en matière d’alerte précoce et des informations expliquant aux enfants comment rester en sécurité.

Source : Commission européenne, 1er juillet 2019

Publication des derniers chiffres du commerce agroalimentaire: les exportations agroalimentaires de l’UE gardent le vent en poupe

Le dernier rapport mensuel sur le commerce agroalimentaire publié aujourd’hui montre que la valeur mensuelle des exportations agroalimentaires de l’UE en avril 2019 s’est élevée à 12,6 milliards d’euros, soit 12,5 % de mieux que la valeur enregistrée un an auparavant, en avril 2018. Les importations ont atteint 10,3 milliards d’euros, soit une hausse de 4 % par rapport à avril 2018, portant l’excédent du commerce agroalimentaire mensuel à 2,3 milliards d’euros. Les chiffres des exportations ont considérablement augmenté dans les cas du blé, de la viande porcine, des spiritueux et liqueurs, ainsi que des vins et vermouths. Pour ce qui est des importations, les valeurs mensuelles ont augmenté pour les céréales secondaires, les légumes et les huiles végétales. Les États-Unis restent la première destination des exportations de produits agroalimentaires de l’UE, ainsi que le premier pays d’origine des importations de l’UE. Ce rapport mensuel contient un tableau qui présente la balance commerciale, son évolution par catégorie de produits et les principaux partenaires commerciaux entre mai 2018 et avril 2019.

Source : Commission européenne, 28 juin 2019

Déclaration du Groupe des États ACP appelant le G20 à éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN)

La pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) dans les pays du Groupe ACP demeure l’une des plus grandes menaces pour les écosystèmes marins, les communautés qui en dépendent et la société en général. Elle mine les efforts de conservation et de gestion durable des ressources halieutiques, affaiblit la sécurité alimentaire des pays côtiers concernés et porte atteinte à leurs intérêts économiques.
 
À l’échelle mondiale, environ 20 % du volume annuel des captures, estimé à 23 milliards de dollars américains (20,2 milliards d’euros), provient de la pêche INN. Il est établi qu’un pourcentage élevé de celle-ci est imputable aux pays en développement disposant de systèmes de surveillance et de contrôle inadéquats. Les estimations des pertes économiques pour les régions ACP résultant de la pêche INN restent incertaines.
 
La pêche INN constitue non seulement un défi pour les pays ACP, mais représente également un problème mondial qui requiert une intensification des efforts de tous les acteurs, à la suite de l’adoption de l’ODD n° 14 du Programme des Nations Unies pour le développement durable. L’entrée en vigueur, en 2016, de l’Accord de la FAO relatif aux mesures du ressort de l’État du port (PSMA), aujourd’hui ratifié par 33 des 65 pays côtiers du Groupe ACP, démontre l’engagement accru des États ACP à faire front commun contre la pêche INN en refusant aux opérateurs pratiquant cette pêche l’accès à leurs ports.
 
Toutefois, des actions accrues s’imposent d'urgence pour dissuader et enrayer les activités de pêche illicite, qui mettent en péril et violent les normes nationales et régionales établies en matière de conservation des ressources halieutiques. À la suite de la Déclaration des Bahamas adoptée en 2017 par les ministres ACP chargés de la Pêche et de l’Aquaculture, le Groupe ACP appelle le G20 à soutenir les initiatives de renforcement des capacités visant à renforcer l’efficacité des programmes de surveillance et de contrôle, et à réformer les réglementations nationales sur la pêche afin de promouvoir le respect des mesures de gestion des ressources halieutiques à l’échelle nationale et régionale.
 
Le G20 est en outre invité à apporter son appui aux actions destinées à renforcer les mécanismes de coopération en matière de lutte contre la pêche INN, notamment par l’amélioration de l’échange d’informations et de bonnes pratiques, ainsi que des programmes conjoints de surveillance et de contrôle.

Source : ACP, 28 juin 2019

Aide humanitaire: plus de 110 millions d’euros en faveur de la Corne de l'Afrique

La région de la Corne de l’Afrique demeurant frappée par des crises humanitaires graves et prolongées, l’UE annonce un nouvel ensemble de mesures d’aide s’élevant à 110,5 millions d’euros. L’aide humanitaire accordée par l’UE à la Corne de l’Afrique depuis 2018 représente un montant total de 316,5 millions d’euros. Le financement de l’UE est réparti entre les pays suivants : la Somalie (36,5 millions €), l’Éthiopie (31 millions €), l’Ouganda (28,5 millions €), le Kenya (13,5 millions €) et Djibouti (1 million €).

Les efforts humanitaires financés par l’UE dans la Corne de l’Afrique sont destinés à soutenir les personnes les plus vulnérables, notamment les réfugiés, les personnes déplacées à l’intérieur du pays et les communautés d’accueil, par la fourniture d’une aide alimentaire, d’abris, d’eau potable, de soins de santé et de soins nutritionnels, d’une protection et d’une éducation pour les enfants victimes de crises humanitaires. Pour lire le communiqué de presse dans son intégralité, cliquer ici.

Source: Commission européenne, 27 juin 2019

Signature par l’UE d’un accord avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée

M. Richard Maru, ministre de la Planification nationale et ordonnateur national, a contresigné la convention de financement du « Projet d’appui à l’entrepreneuriat rural, à l’investissement et au commerce » (STREIT PNG), dans le cadre du 11e FED de l’UE, conclu entre l’Union européenne et l’État indépendant de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Pour le pays, cette autorisation porte maintenant à 115,3 millions d’euros le montant d’engagement national, sur un total de 154 millions d’euros destinés à la PNG dans le cadre du 11e FED. En d’autres termes, une part de 75 % de l’engagement prévu par le programme indicatif national (PIN) du 11e FED est maintenant acquise et en cours de mise en œuvre. Le restant du montant total prévu sera engagé avant la fin d’année 2020.

Source : Papua New Guinea Today, 24 juin 2019

BIOPAMA lance le premier appel à propositions pour des subventions moyennes

Le 24 juin 2019, BIOPAMA a lancé le premier appel à propositions pour des subventions moyennes (jusqu'à 400 000 euros) dans le cadre de son « Fonds d’action », qui offre des possibilités de financement en faveur des zones protégées et conservées, de l’utilisation durable de la biodiversité et des priorités d’action pour les ressources naturelles sur le terrain en Afrique, dans les Caraïbes et le Pacifique (ACP).
 
En adoptant une approche fondée sur le paysage, ces actions contribueront aussi à améliorer les moyens de subsistance locaux grâce à l’utilisation durable des ressources naturelles et des services écosystémiques, ainsi qu’à l’augmentation de la résilience aux effets du changement climatique.
 
Les organisations intéressées peuvent soumettre leur candidature jusqu’au 21 septembre à 23h59 (CET/date et heure de Bruxelles). Pour soumettre une candidature ou demander plus d'informations sur le Fonds d’action, cliquer ici.
 
BIOPAMA est une initiative du Groupe des États ACP financée par le 11e Fonds européen de développement (FED) de l’Union européenne (UE).

Source: ACP, 1er juillet, 2019

Ressources

Rapport annuel 2018 de l’IFDC
 

Le rapport annuel met à l’honneur le projet « Feed the Future Ghana Agriculture Technology Transfer (ATT) », qui a doté des agriculteurs d’un savoir-faire technique relatif à la fourniture de semences de qualité, à l’amélioration de la fertilité du sol et à l’adoption de bonnes pratiques de gestion de l’eau. Le projet « Resilient Efficient Agribusiness Chains (REACH-Uganda) » est lui aussi évoqué dans le rapport annuel. Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas en Ouganda, le projet REACH vise à établir des systèmes de marché et des ménages agricoles résilients, en mettant l’accent sur les chaînes de valeur du riz et de la pomme de terre.

Source: ifdc.org

Rapport annuel du STDF
 

Le rapport explique que l’investissement dans un commerce sûr importe plus que jamais pour les pays en développement et, en particulier, les pays les moins avancés. En 2018, le STDF a reçu un nombre record de demandes d’aide, ainsi que de plus nombreuses promesses de dons, et a également réussi à toucher davantage de parties prenantes du domaine SPS. Pendant toute l’année, des résultats considérables ont été atteints par le STDF, en particulier grâce à sa plateforme de connaissances et ses ressources SPS, au dialogue et aux partenariats qu’il a menés à l’échelle mondiale, ainsi qu’à ses projets, études et propositions innovants. Sur une toile de fond mondiale de pressions dues à l’économie et au changement climatique qui mettent les moyens de subsistance en péril, l’aide apportée par le STDF aux agriculteurs, transformateurs, marchands, exportateurs et gouvernements pour leur permettre de satisfaire aux normes internationales aboutit à des résultats de commerce et de développement sûrs et inclusifs. Dans le droit fil de la vision du STDF en faveur d’une croissance économique durable, de la réduction de la pauvreté, de la sécurité alimentaire et de protection de l’environnement dans les pays en développement, cette publication rend compte du travail mené actuellement par le STDF pour promouvoir les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Les quatre chapitres du rapport annuel traitent de l’Objectif 2 sur la faim zéro, des Objectifs 3 et 12 sur la bonne santé et le bien-être, ainsi que la consommation et la production responsables, de l’Objectif 8 sur le travail décent et la croissance économique, et de l’Objectif 17 sur les partenariats pour la réalisation des objectifs.

Source: standardsfacility.org

Rapport Annuel WorldFish 2018: transformer les systèmes alimentaires grâce au poisson

WorldFish fournit des preuves scientifiques rigoureuses à toutes les parties prenantes, y compris le secteur privé, et les partenariats multipartites sont au cœur de ses travaux. Dans ce rapport annuel, WorldFish considère qu’il dispose d’une "capacité unique à convoquer et à négocier de nouveaux partenariats" avec le secteur privé et d’autres acteurs du développement pour adapter les innovations et l’impact. Au cours de 2018, WorldFish a mis en place 86 nouveaux partenariats multipartites avec 179 partenariats actifs au total. En outre, le nombre de partenaires du secteur privé est passé de neuf en 2017 à 32 en 2018. Parmi les liens plus étroits avec le secteur privé figure un accord avec le fabricant mondial d’aquafeed, Skretting, qui construit les bases d'un programme de recherche à long terme pour établir un lien entre les caractéristiques favorables du tilapia et les formulations d'aliments pour animaux Skretting, en commençant par l'Égypte et la Zambie. WorldFish considère que ce partenariat pourrait accroître la rentabilité des petits pisciculteurs africains.

Source: worldfishcenter.org

Évènements

Conseil des affaires étrangères
15 juillet 2019
Commission européenne
Bruxelles, Belgique
Présentation du rapport « L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde »
 Les constatations de ce rapport sont d’importants indicateurs pour mesurer les progrès du monde vers la réalisation de l’Objectif de développement durable n° 2 « Faim Zéro » d’ici 2030. Cet événement est organisé conjointement par la FAO, le FIDA, le PAM, l’OMS et l’UNICEF.
Lundi 15 juillet 2019
10h00 - 13h00
Bruxelles, Belgique

 
Système de préférences généralisées (SPG) de l’UE – rapport bisannuel au Parlement européen et au Conseil
16 juillet 2019
14h00-16h30
Bâtiment Charlemagne
Bruxelles, Belgique
Journées européennes de la recherche et de l'innovation
24-26 septembre 2019
Bruxelles, Belgique
Cette lettre d'information du CTA Bruxelles est produite chaque semaine par le bureau du CTA à Bruxelles.

Éditeur : Mme Isolina Boto, Manager CTA Brussels Office (boto@cta.int)
Rédacteur : Mariana Lemos (lemos@cta.int)
Contributeur: Félix Ajong (ajong@cta.int)
Assistance technique : Thierry Lewyllie (lewyllie@cta.int)

NOTE : Si vous avez des questions ou des suggestions, écrivez-nous à l'adresse suivante : boto@cta.int
Pour plus d'informations sur l'ensemble des activités du CTA, veuillez consulter les sites http://www.cta.int ou http://bruxelles.cta.int
Suivez les briefings de Bruxelles : https://bruxellesbriefings.net 
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