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CTA Bruxelles Actualités

Informations clé sur les programmes et évènements ACP-UE à Bruxelles importants pour le développement agricole et rural des pays ACP
Novembre 2019 - No. 630

Points Forts

38e session de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE (APP)

L’APP a discuté les points suivants d’intérêt pour le secteur agricole :
 
L'état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le contexte d'une production agricole durable
La population mondiale ne cessant de croître, il faut engager d’urgence de nouvelles actions et faire preuve d’ innovation pour augmenter la production agricole de façon durable. L’objectif de développement durable nº 2 reconnaît l’interdépendance entre le soutien à l'agriculture durable, l’ autonomisation des petits agriculteurs, la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes, la fin de la pauvreté rurale, la garantie de modes de vie sains et la lutte contre le changement climatique. Outre un apport suffisant en calories, une nutrition correcte comporte d'autres aspects qui méritent qu’on s’y attache.
 
Migration et croissance durable: investissements dans les micro, petites et moyennes entreprises et dans les jeunes entreprises
Pour les pays ACP, le défi consistant à créer des emplois nouveaux est énorme. En Afrique subsaharienne, quelque 18 millions d’emplois supplémentaires seraient nécessaires chaque année. Le chômage pousse de nombreuses personnes à migrer, avec les risques connus et les tragédies que cela comporte dans bien des cas. La création d’emplois est essentielle et les micro, petites et moyennes entreprises offrent généralement le plus grand potentiel. Pour que ces entreprises démarrent et prospèrent, l'accès au crédit, la promotion des compétences entrepreneuriales, l’accès aux marchés et l’égalité des chances pour faire face à la concurrence, y compris étrangère, sont indispensables. Un environnement propice aux entreprises et des mesures de soutien, notamment de l’UE, peuvent s’avérer utiles tout comme l’inscription de conditions équitables dans les accords commerciaux et l’aide au commerce.
 
Rapports des commissions

Industrialisation et transition numérique durables: stratégie et politiques en faveur de l’industrie et du numérique dans les pays ACP
Les engagements mondiaux tels que les objectifs de développement durable des Nations unies soulignent l’importance des technologies, de l’innovation et de l’ accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) pour le développement économique et social durable de tous les secteurs économiques. Une industrialisation durable et des infrastructures de numérisation appropriées sont indispensables au développement social et économique des pays ACP, notamment des pays qui sont toujours classés dans la catégorie des pays les moins avancés et qui souffrent d’un retard considérable en ce qui concerne l’ accès aux technologies de l’information et de la communication. Il est donc essentiel de définir des stratégies durables et inclusives en matière d’infrastructures numériques afin d'accroître la production, de trouver de nouveaux moyens durables de diversifier les capacités de production, d’améliorer l’ environnement commercial et le climat d’investissement et de fournir un accès aux TIC à tous.
 
Résolutions d’urgence

  • Défis abordés à la COP25
Des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et dévastatrices, des rapports scientifiques alarmants soulignant l’urgence d’une action plus décisive en faveur du climat et des campagnes musclées organisées par les jeunes attirent constamment notre attention. L'action au niveau mondial reste bien trop limitée et le rôle que jouent les États-Unis et le Brésil sous la direction de leurs présidents respectifs ne facilite pas les choses. La future Commission promet de lancer un «pacte vert pour l’Europe» et le Parlement européen s’efforce d'augmenter la part du financement de l’action extérieure de l’Union qui sera accordée à l'action en faveur du climat. Après le sommet de l’ONU pour le climat du 23 septembre, la prochaine occasion de faire avancer l'action internationale en faveur du climat est la conférence sur le climat (COP25). À la veille de cette conférence, l’APP fera le bilan des dernières évolutions.
  • La menace du changement climatique pour les pêches et l'aquaculture

Les pêches et l’aquaculture jouent un rôle important dans les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire des pays ACP, dont un grand nombre sont de petits États insulaires en développement, étant donné que ce secteur fournit l’une des principales sources de protéines et que des millions de personnes dépendent de la pêche et de l’aquaculture pour vivre. L'évolution du climat à l’échelle régionale et la hausse du niveau des mers modifient la disponibilité des espèces et entraînent des changements fondamentaux dans les écosystèmes des récifs, des zones humides, des rivières, des lacs, des estuaires et des eaux côtières. Les petits États insulaires du Pacifique et des Caraïbes ainsi que les pays du littoral africain font partie des pays les plus vulnérables. L’APP mettra ces problématiques en exergue et discutera des mesures politiques urgentes qu’il y a lieu de prendre pour améliorer la résilience et la durabilité des pêches et de l’aquaculture face au changement climatique.
 

Source: Parlement européen, 2019

Partenaire de la semaine

Enabel et le secteur privé, un moteur de croissance inclusive

Enabel, l’Agence belge de développement, met en œuvre et coordonne la politique de développement international de la Belgique pour le compte du gouvernement. L’agence est mandatée pour exécuter la coopération gouvernementale de la Belgique, avec ses quatorze pays partenaires, situés pour la plupart en Afrique. Enabel réalise également des activités pour d’autres donateurs, tels que l’Union européenne, la Banque mondiale et le PNUD. Forte de 1 400 membres du personnel, dont 70 % de personnel local, Enabel gère environ 150 projets de développement, pour un budget annuel totalisant les 200 millions d’euros.
Objectifs de développement durable
Ces dernières années, la coopération internationale belge a de plus en plus mis l’accent sur le travail en partenariat avec d’autres acteurs, notamment du secteur privé. Cette évolution s’inscrit dans le droit fil du nouveau paradigme de développement mis en place par les Objectifs de développement durable adoptés en 2015. Ces derniers ont fait évoluer la coopération internationale au développement, qui est passée d’une approche Nord-Sud à un engagement mondial de tous les pays à atteindre les ODD.
En Belgique, le secteur privé, la société civile, le monde académique et le secteur public ont tous signé la Charte belge des objectifs de développement durable (Charte SDG). Celle-ci offre à tous les signataires la chance unique d’aller au-delà de la simple responsabilité sociale des entreprises et d’analyser comment chaque partie peut s’associer à cette nouvelle dynamique.

Partenariats mondiaux
« Nous vivons dans un monde globalisé qui voit s’estomper les frontières entre les pays, les secteurs privé et public, le monde des affaires et le développement international, » explique Jean Van Wetter, directeur général d’Enabel. « Et même si cette évolution s’accompagne de nouveaux défis, elle offre également la chance d’unir nos forces, d’échanger de l’expertise et de partager des idées dans l’optique de trouver des solutions durables et innovantes. » La politique belge en matière de développement international s’articule autour de deux axes complémentaires : une approche fondée sur les droits et une croissance économique inclusive. Consciente que le secteur privé et l’entrepreneuriat sont les moteurs d’une telle croissance, Enabel met tout particulièrement l’accent sur le développement du secteur privé local : elle apporte ainsi son appui à l’amélioration du climat des affaires dans ses pays partenaires et renforce les filières économiques ainsi que les capacités des entrepreneurs, tout en encourageant les investissements locaux et étrangers. Par ailleurs, à une époque où les outils numériques sont de plus en plus importants, il est crucial d’offrir des opportunités aux entrepreneurs locaux en soutenant leurs solutions numériques, en particulier dans les pays présentant un réel potentiel de croissance.

Ce qu’Enabel offre
Certaines conditions doivent absolument être réunies pour garantir la réussite d’un projet entrepreneurial : la mise en place des infrastructures de base nécessaires, un climat des affaires favorable, une main-d’œuvre qualifiée qui répond aux besoins du marché du travail, des chaînes de valeur organisées et consolidées, un accès au marché facilité et le renforcement des capacités des entrepreneurs. Autant de thèmes dans lesquels Enabel possède une expérience considérable dans les pays partenaires. Enabel est surtout active dans des pays et territoires dont la fragilité économique peut s’avérer être un obstacle à la conclusion de partenariats et aux investissements étrangers. L’agence s’est donc fixé pour objectif d’améliorer l’environnement économique et entrepreneurial afin de réduire significativement les risques et de favoriser l’émergence d’opportunités économiques pour les entrepreneurs locaux et, à travers eux, pour l’ensemble de la population.
C’est ce que fait par exemple Enabel en améliorant les infrastructures. Ainsi, au Congo, où le mauvais état des routes constitue un obstacle majeur à l’accès aux marchés et à la vente des produits, l’agence investit dans le réseau routier pour améliorer l’accès et créer ainsi davantage d’opportunités pour les entreprises locales.
 
Cinq nouveaux programmes de coopération
Les nouveaux programmes de coopération signés en 2018 par la Belgique avec le Burkina Faso, la Guinée, le Bénin, le Sénégal et le Rwanda, reposent chacun sur une stratégie qui tient compte des priorités nationales, entre autres en matière de développement économique. Au Sénégal par exemple, Enabel soutient l’industrialisation du secteur agroalimentaire à travers la création de parcs agro-industriels parfaitement équipés et intégrés aux réseaux de transport routier et maritime, et un soutien financier et judiciaire à la structuration du système de gestion de la flotte.
 
Le rôle d’Enabel est donc complémentaire à celui d’autres organisations de promotion du secteur privé, comme Credendo, Finexpo ou encore BIO-invest, ainsi qu’à celui des fonds d’investissement.

Source: Perspectives,  2019

Actualités

Guinée : La BEI soutient un projet télécom à hauteur de 30 millions d’USD
  • Des communications plus fiables pour 7,5 millions de clients d’Orange Guinée dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. 
  • L’accès à la téléphonie mobile sera étendu à des zones rurales jusqu’ici non connectées.
  • 1500 tours de télécommunication seront équipées de batteries et de panneaux solaires, ce qui permettra de réduire considérablement la consommation de diesel et de créer 1 700 emplois.

La Banque européenne d’investissement (BEI) a confirmé son appui à un investissement appelé à transformer le secteur des télécommunications guinéen. Avec ce nouvel accord de prêt à long terme de 30 millions de dollars conclu avec IPT Powertech Guinea, c’est la première fois que la BEI, l’institution de financement à long terme de l’UE, apporte son soutien à une société de services énergétiques basée en Afrique. C’est aussi le premier investissement de la BEI visant à réduire le recours aux groupes électrogènes diesel dans les infrastructures de télécommunications au profit de sources énergétiques plus efficaces.

Garantir et développer des communications fiables  
Ce nouveau projet assurera un approvisionnement en énergie plus fiable pour
1 500 tours d’Orange Telecom installées en Guinée. Actuellement, les services de téléphonie mobile sont parfois indisponibles quatre heures par jour en cas de coupures de courant. Les nouveaux investissements qu’IPT Powertech réalisera, avec le soutien de la BEI, financeront aussi la construction de 250 nouvelles tours de communication mobile plus efficaces d’un point de vue énergétique. Une couverture sera ainsi assurée pour la première fois dans des zones rurales reculées.

Réduire la consommation de combustibles fossiles et le risque de vol
Le remplacement de groupes électrogènes diesel et d’unités de climatisation par des panneaux et des batteries solaires réduira dans le même temps le risque de vol de diesel dans les tours de télécommunication situées dans des zones isolées, et partant, le risque de dégâts aux infrastructures. Ce projet devrait permettre des économies d'énergie de plus de 75 % et contribuer de manière non négligeable à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Libérer le développement durable et dégager des avantages économiques et sociaux
En Afrique et partout dans le monde, la connectivité mobile a transformé la vie de milliards de personnes. L’accès à la technologie mobile améliore dans le même temps leur qualité de vie. En Guinée, la téléphonie mobile est le principal moyen d’accès à l’internet et à divers services susceptibles d’améliorer le quotidien.
Le projet contribuera par ailleurs à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies, ainsi qu’à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des soins de santé et de l’éducation. Il alimentera également une croissance économique durable en Guinée.

La coopération européenne s’apprête à renforcer les investissements à fort impact dans les télécommunications. En plus du soutien de la BEI sous la forme d’un prêt de 30 millions d’USD, ce projet bénéficiera du financement de DEG (Allemagne), Proparco (France) et Finnfund (Finlande). Poursuivre l’engagement de la Banque européenne d'investissement en faveur des télécommunications et de l’efficacité énergétique dans toute l’Afrique.

Source: BEI, 11 novembre 2019

Malawi : La BEI s’associe à la FDH Bank pour améliorer les investissements du secteur privé et confirme le lancement d’un nouveau programme d’investissement dans l’agriculture   
  • Les investissements du secteur privé au Malawi bénéficieront d’un nouveau programme de prêt de 7 millions d’euros (ligne de crédit)
  • La FDH Bank conclut son premier accord de prêt (facilité de crédit) avec  la Banque européenne d’investissement
  • Lancement du premier partenariat avec la BEI décidée lors du Forum d’investissement pour l’Afrique
  • La BEI confirme un nouveau programme de transformation des investissements agricoles au Malawi.

La Banque européenne d’investissement et la FDH Bank ont officiellement conclu aujourd’hui leur premier accord de prêt destiné à soutenir les investissements du secteur privé au Malawi. Les entrepreneurs et les entreprises privées du pays bénéficieront d’une nouvelle ligne de crédit de 7 millions d’euros, gérée par la FDH Bank, premier fournisseur local de services financiers. Cette ligne de crédit sera soutenue par une facilité de 3,5 millions d’euros, accordée à la FDH Bank par l’institution de financement à long terme de l’Union européenne. La BEI a également confirmé son intention de lancer un programme de financement innovant afin de promouvoir l’investissement dans l’agriculture durable au Malawi.

Garantir l’accès au financement pour promouvoir le développement durable
Cette nouvelle ligne de crédit de 7 millions d’euros soutiendra de nouveaux investissements privés dans un large éventail de secteurs. Elle sera gérée par le réseau de filiales de la FDH Bank au Malawi.
Ce prêt en faveur du Malawi s’inscrit dans le cadre d’un programme de financement du secteur privé en Afrique australe (100 millions d’euros), soutenu par la Banque européenne d’investissement.

Le programme de Kulima pour la transformation de l’agriculture et l’investissement dans l’agriculture à petite échelle a été confirmé.
Cette nouvelle initiative devrait améliorer les opportunités économiques pour des milliers de petits exploitants du Malawi par le biais d’un soutien ciblé aux investissements à long terme des entreprises agricoles du pays.
La FDH Bank est la première banque du Malawi sélectionnée pour financer les investissements dans l’agriculture à petite échelle, le secteur agricole et le secteur agroalimentaire, au titre d’un nouveau programme, qui est en train d’être finalisé. Ce programme devrait être lancé au début de l’année prochaine. D’autres institutions financières devraient s’y associer par la suite.
Le nouveau programme de Kulima aidera les entreprises agricoles à se moderniser, à exploiter toutes les possibilités offertes par l’agriculture en termes de développement économique, d’emplois et d’exportations, et à renforcer les liens commerciaux avec les petits exploitants locaux. Cette nouvelle initiative de financement de l’agriculture devrait remédier au déficit de financement à long terme dont souffre le secteur agricole et qui constitue un obstacle majeur au développement économique du Malawi.

L’Union européenne soutient le développement agricole et le développement durable au Malawi
Ce programme de financement de l’agriculture vise à remédier au déficit d’investissement dans le secteur, qui constitue un frein à son développement. Il s’inscrit dans le cadre d’un programme plus général de la Commission européenne visant à promouvoir l’agriculture et stimuler une croissance agricole durable au Malawi. L’objectif est de renforcer le secteur agricole et d’améliorer ainsi les revenus, l’emploi et la sécurité alimentaire dans le contexte du changement climatique.

Libérer les investissements à long terme pour renforcer le secteur agricole au Malawi.
L'agriculture est la principale source d'activités économiques, d'emplois et d'exportations du pays. L'agriculture y contribue directement et indirectement à 65 % de l’emploi. Ce nouveau programme vise à stimuler les investissements des entreprises agricoles. Le fait que les fonds seront libérés en kwachas du Malawi atténuera l'exposition au  risque  de change qui freine actuellement les investissements agricoles.

Améliorer le soutien des banques spécialisées au secteur agricole 
L'impact de ce nouveau mécanisme de soutien à la chaîne de valeur agricole (« programme de Kulima ») sera renforcé par un programme d'assistance technique spécifique. Cette assistance améliorera l’évaluation financière et le suivi des investissements agricoles à long terme par les banques locales.

Source: BEI, 11 novembre 2019

Alliance Afrique-Europe : deux nouvelles garanties financières dans le cadre du plan d’investissement extérieur de l’UE

En marge du Forum d’investissement pour l’Afrique de 2019, organisé à Johannesburg, en Afrique du Sud, la Commission européenne a signé deux accords de garantie avec des institutions de financement du développement de deux États membres : la « Financierings-Maatschappij voor Ontwikkelingslanden N.V » (FMO) néerlandaise et la « Cassa Depositi e Prestiti » (CDP) italienne. Ces accords de garantie s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’investissement extérieur de l’UE, le « bras financier » de l’alliance Afrique-Europe pour un investissement et des emplois durables.

Cet accord de garantie de 40 millions d’euros est réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la FMO, la banque néerlandaise de financement du développement. Il a pour bénéficiaires les pays d’Afrique subsaharienne et du voisinage de l’UE. Il servira à garantir le capital-risque que la FMO fournira à des start-ups, en particulier des start-ups de jeunes entrepreneurs. Ces jeunes entreprises utiliseront des solutions technologiques pour réduire les coûts de production ou de fourniture de produits et de services, jusqu’ici inabordables pour de nombreuses personnes. La garantie ciblera les entreprises proposant des solutions numériques dans un large éventail de domaines, depuis l’agriculture, l’accès à l’énergie et les services financiers jusqu’à l’éducation, la santé, le transport et la logistique. Elle soutiendra, directement et indirectement, la création d’environ 125 000 nouveaux emplois.

Archipelagos One4A – Une plateforme pour l’Afrique
L’accord de garantie Archipelagos (30 millions d’euros) est un partenariat avec la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), la banque italienne de développement, et la Banque africaine de développement (BAD). Cet accord aidera des petites entreprises africaines présentant un réel potentiel à avoir accès à des financements. Afin de stimuler leur croissance, le programme soutenu par cette garantie fournira des fonds au moyen de solutions innovantes basées sur les marchés des capitaux. Il permettra également aux partenaires de financement de partager les risques inhérents aux investissements dans des projets. Le programme générera ainsi jusqu’à 50 000 emplois, en particulier pour les jeunes, et profitera à quelque 1 500 petites entreprises dans 10 pays du continent africain.
Ces garanties font partie du plan d’investissement extérieur qui, par le biais d’un investissement à hauteur de 4,5 milliards d’euros, devrait mobiliser 44 milliards d’euros d’investissements. L’UE a déjà alloué 4,2 milliards d’euros sur l’enveloppe totale disponible.

Source: CE, 11 novembre 2019

Lancement du Réseau panafricain d’analyse économique des politiques (PANAP)

Le 6 novembre, le partenariat Union africaine (UA) – Union européenne (UE) a officiellement lancé le Réseau panafricain d’analyse économique des politiques (PANAP). Ce réseau vise à renforcer la coopération entre chercheurs et décideurs politiques en vue de l’élaboration de politiques visant à renforcer la stabilité des secteurs de l’agriculture et de l’alimentation en Afrique.
En contribuant également à améliorer la durabilité des secteurs agricoles et agroalimentaires, le PANAP devrait renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, conformément à la cible  Faim « zéro » des Objectifs de développement durable et à l’engagement inscrit dans la déclaration de Malabo d’éradiquer la faim en Afrique d’ici à 2025.

Pour réaliser ces objectifs, le réseau entend stimuler l’échange de connaissances entre les organismes gouvernementaux et les instituts de recherche d’Afrique, sur la façon de développer des données scientifiques probantes permettant d’évaluer l’impact social, économique et environnemental potentiel des nouvelles politiques sur les secteurs de l’agriculture et de l’alimentation.
Le réseau collaborera avec des acteurs clés, des chercheurs, des analystes de données et des responsables politiques.  
Le PANAP a été créé avec le soutien conjoint de la direction générale de l’agriculture et du développement rural et de la direction de la coopération internationale et du développement de la CE qui en assurent la coordination.
Le PANAP entend développer et stimuler la recherche en économie agricole et sur des questions de politique en collaboration avec un réseau d’institutions, parmi lesquelles le JRC.

Source: CE, 6 novembre 2019

L’UE entend renforcer ses liens stratégiques et politiques avec le Timor-Oriental

L'Union européenne entend développer une relation « plus stratégique et politique » avec le Timor-Oriental et renforcer la coopération avec ce pays par le biais d’un nouveau mécanisme de financement. C’est ce qu’a expliqué le nouvel ambassadeur de l'Union européenne à Dili, Lusa.
 
Le programme européen d'appui au Timor-Oriental, financé au titre du 11e Fonds européen de développement (2014-2020), est doté d’une enveloppe de 95 millions d'euros, dont 15 millions d'euros pour cette seule année. Le financement est principalement axé sur la bonne gouvernance (30 millions d'euros), le développement rural (57 millions d'euros) et les programmes de soutien (8 millions d'euros).
 
Le nouvel instrument de financement européen sera assorti d’un engagement à améliorer les conditions d'activités des entreprises et à stimuler l’investissement.

Source: SEAE, 6 novembre2019

Ressources

Dynamiques du développement en Afrique 2019: Réussir la transformation productive   
 

Quelles sont les tendances économiques et sociales majeures en Afrique ? Comment le continent s’inscrit-il dans le processus de mondialisation ? Ce rapport annuel fait découvrir une Afrique ouverte sur le monde et tournée vers l’avenir. Dynamiques du développement en Afrique tire les leçons des expériences et de la situation dans ses cinq sous-régions – Afrique centrale, australe, de l’Est, du Nord et de l’Ouest – et sur cette base, formule des recommandations et partage des bonnes pratiques. Le rapport identifie des politiques innovantes et propose des recommandations pratiques, qui tiennent compte des spécificités des économies africaines. Cette analyse des dynamiques du développement, étayée par les statistiques les plus récentes, entend aider les dirigeants africains à réaliser les objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, et ce à tous les niveaux : continental, régional, national et local. Chaque édition annuelle du rapport explorera un thème stratégique. 

Le rapport 2019 se penche sur les politiques de soutien à la transformation productive. Il propose trois grands axes politiques pour la transformation des entreprises : l’offre de services commerciaux à des grappes d’entreprises ; la mise en place de réseaux de production régionaux ; et l’amélioration de la capacité des entreprises exportatrices à se développer et à prospérer dans des marchés en constante mutation.
Cette publication a pour vocation d’alimenter le débat entre les pays, les citoyens, les entrepreneurs et les chercheurs de l’Union africaine. Elle entend participer à une coopération renouvelée – entre pays et régions – axée sur l’apprentissage mutuel et la préservation des biens communs. Ce rapport est le fruit d’une coopération entre la Commission de l’Union africaine et le Centre de développement de l’OCDE.

Source: OCDE, novembre 2019

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ECDPM, novembre 2019 (programme de coopération internationale de l’UE : un changement radical s’impose !)
 

Cette publication se penche sur la prochaine phase de programmation des ressources extérieures de l'Union européenne (UE) et se demande comment mettre à profit le processus de programmation pour améliorer la cohérence de l’action extérieure de l’UE et l’aligner de manière innovante sur les Objectifs de développement durable (ODD) et les objectifs de l’UE en matière de coopération internationale. Les auteurs concluent que, malgré les opportunités qui se profilent, le risque d’inertie institutionnelle et de « statu quo programmatique » est élevé. Si elle veut tenir ses engagements et réaliser ses ambitions, l’UE doit examiner comment orienter l’innovation, notamment à travers un engagement actif de son nouveau leadership.

Beaucoup d’efforts ont déjà été accomplis en vue d’une programmation de l’action extérieure plus stratégique, plus ciblée et plus flexible. Dans quelle mesure l'UE est-elle prête à articuler sa programmation autour de ses propres engagements et ambitions politiques ? Exploiter les synergies et gérer les conflits entre les différents objectifs de l’UE imposera des choix difficiles autour de ces priorités. Une analyse bien documentée pourrait permettre d’identifier des pistes pour un changement au niveau des États membres et de clarifier le rôle de l’UE dans ce processus.

La réalisation des ODD exige de nouvelles méthodes de travail et d’utilisation des ressources, basées sur des approches plus intégrées, intersectorielles et systémiques. Il n’existe toutefois pas d’approche ou méthode unique, efficace pour tous les objectifs et dans tous les contextes. Si les approches sectorielles peuvent répondre aux objectifs de certains pays partenaires, elles peuvent se révéler trop rigides face à la complexité du contexte politique dans d’autres pays. Cette fois-ci, l'UE entend collaborer plus étroitement avec d'autres acteurs, notamment les États membres et l'ONU, ainsi qu'avec ses propres institutions. La programmation est le cadre au sein duquel les innovations doivent avoir lieu.

Source: ECDPM, novembre 2019

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Évènements

Session plénière Parlement européen
25-28 Novembre 2019
Parlement européen, Strasbourg, France
CE-Infopoint – la fin de la pauvreté extreme
28/11/2019 - 12:30 to 14:00
Rue de la Loi 43-45, Ground floor, Brussels
Dialogue de la société civile sur l’approche de l’UE à l’OMC
2/12/2019 – 11h00-13h00
Conference Centre Albert Borschette,
Room 1.C, Rue Froissart 36, Brussels
9ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement ACP
9-10 Décembre 2019
Nairobi, Kenya
Cette lettre d'information du CTA Bruxelles est produite chaque semaine par le bureau du CTA à Bruxelles.

Éditeur : Mme Isolina Boto, Manager CTA Brussels Office (boto@cta.int)
Rédacteur : Felix Ajong (ajong@cta.int)
Assistance technique : Thierry Lewyllie (lewyllie@cta.int)

NOTE : Si vous avez des questions ou des suggestions, écrivez-nous à l'adresse suivante : boto@cta.int
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