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CTA Bruxelles Actualités

Informations clé sur les programmes et évènements ACP-UE à Bruxelles importants pour le développement agricole et rural des pays ACP
Décembre 2019 - No. 631

Points Forts

EU Aid Explorer : le site qui répond à vos questions sur l’aide au développement

L’UE et ses États membres représentent les principaux partenaires du développement dans le monde, mais quels sont les pays qui reçoivent des aides? De la part de qui? Et dans quel but? Le site EU Aid Explorer répond à toutes ces questions! Des experts de la Commission en charge de ce projet lancé au début de l’année répondent à des questions fondamentales sur cet outil et son succès.

Quelles sont les principales caractéristiques de cet outil ?
Le site présente, sous la forme d’un tableau de bord, diverses données relatives à l’aide au développement, allant des statistiques financières générales à la géolocalisation des projets. Vous pouvez voir d’où provient l’aide au développement, à qui elle est accordée, dans quel secteur et par l’intermédiaire de quel canal, et il est même possible de combiner ces différents critères.
Vous pouvez par exemple facilement découvrir quel est le montant accordé par l’Allemagne à l’Éthiopie dans le secteur de « l’aide alimentaire » et par quels moyens cette aide a été octroyée au cours des dix dernières années environ. Vous pouvez ensuite examiner chacun des projets actuellement mis en œuvre sur le terrain. Toutes ces informations sont accessibles en quelques clics, grâce à des cartes et des graphiques. Cependant, la simplicité apparente de cet outil repose sur un processus de développement extrêmement complexe. La base de données sur laquelle il s’appuie contient en effet plus de 6 millions de lignes !
 
Pourquoi développer cet outil ? Pourquoi est-ce important ?
Honnêtement, parce qu’il était difficile d’accéder aux données recensées dans les différentes bases de données disponibles auparavant ! Il fallait un doctorat en économétrie pour simplement comprendre le sens de toutes ces informations. Bien entendu, certains États membres possédaient déjà leurs propres outils, mais ces outils se fondaient uniquement sur leurs données nationales et étaient donc relativement limités. Désormais, toute personne intéressée peut trouver la réponse à sa question en quelques secondes seulement. Cet outil nous permet d’agir de façon pleinement responsable et d’informer les citoyens.
Une autre caractéristique importante de ce site est le fait qu’il révèle très clairement les lacunes dans les données : il met au jour chaque défaut. Cet aspect nous a quelque peu surpris ! Cela nous encourage, ainsi que les États membres, à publier des données de qualité.

Comment cet outil a-t-il été développé ?
Cet outil devait initialement être conçu par un prestataire extérieur, mais j’ai discuté avec Laurent, qui venait de devenir chef de l’unité, et je lui ai dit : nous pouvons le faire ensemble ! Il y avait beaucoup de défis à relever. Les données nous ont particulièrement donné du fil à retordre : nous devions faire concorder les différentes bases de données pour éviter les doublons et veiller à ce que les données fournies soient statistiquement fiables. Nous devions également faire en sorte que le site reste simple ! Il s’agissait de trouver un équilibre optimal entre la puissance de l’outil EU Aid Explorer et sa facilité d’utilisation.

Nous avons aussi dû nous comprendre entre nous, parler la même langue et trouver un compromis entre les attentes relatives à la transparence et la fiabilité statistique ! Au final, tout s’est bien passé et ce projet a vu le jour grâce à une petite équipe de collègues très inspirés et compétents. C’est un bel exemple de suppression du cloisonnement entre les services.
Enfin, après 15 mois de travail intensif, nous avons obtenu un outil qui, s’il n’était pas encore parfait, était prêt à être lancé. Les commentaires que nous recevons dans les premiers mois nous aideront à développer une nouvelle version du site d’ici un an environ.

Source: CE, 11 novembre 2019

Partenaire de la semaine

SheInvest – nouvelle initiative visant à mobiliser 1 milliard d’EUR pour les femmes en Afrique
 
La Banque européenne d’investissement mobilise des investissements vecteurs de changement à l’appui de l’égalité entre les sexes et des entrepreneuses.
Promouvoir des solutions numériques et financières innovantes pour les femmes.
Encourager les financements climatiques qui tiennent compte de la dimension sexospécifique
La Banque européenne d’investissement (BEI) a lancé « SheInvest », une nouvelle initiative visant à favoriser l’égalité entre les sexes et l’autonomisation économique des femmes. Cette initiative a pour objectif de mobiliser 1 milliard d’EUR d’investissements susceptibles de profiter à des millions de femmes en Afrique en leur offrant un meilleur accès au financement et en faisant en sorte que les produits et les services dans le domaine des infrastructures durables soient adaptés à leurs besoins. Cette initiative a été lancée simultanément à Johannesburg, à l’occasion de l’Africa Investment Forum, et à Luxembourg, au siège de la BEI.

En s’appuyant sur son expérience dans les pays d’Afrique du nord et d’Afrique subsaharienne ainsi que dans les prêts sexospécifiques, la BEI intensifiera ses efforts en vue d’investir davantage dans des projets, dans des secteurs et sur des marchés qui peuvent susciter des changements en matière d’égalité entre les sexes et renforcer la capacité des femmes et des filles à participer à l’économie et au marché du travail. En outre, des services d’assistance technique spécialisée offriront un renforcement des capacités et un accompagnement aux entrepreneuses pour permettre à celles-ci de bénéficier d’un meilleur accès au financement et appuieront les intermédiaires dans la mise au point de produits financiers conçus pour répondre à leurs besoins.
SheInvest se concentrera tout particulièrement sur les investissements dans des solutions numériques innovantes et des produits financiers s’adressant aux femmes et aux filles, qui n’ont souvent pas accès à ce type de services. Cette initiative devrait améliorer leurs possibilités économiques et leur inclusion sociale.

SheInvest vise également à promouvoir les financements climatiques qui tiennent compte de la dimension sexospécifique, en soulignant ainsi le rôle déterminant joué par les femmes dans l’action en faveur du climat, tout en réduisant leur vulnérabilité face aux effets des changements climatiques. Par conséquent, les investissements cibleront des projets d’infrastructures qui tiennent compte des dimensions climatique et sexospécifique, comme les projets destinés à améliorer l’accès des femmes à l’eau, à une énergie propre, fiable et abordable, ainsi qu’à des transports publics durables.
Les investissements effectués dans le cadre de cette initiative s’appuieront sur les critères de l’initiative « 2X Challenge », adoptés par la BEI pour renforcer l’impact de ses investissements en faveur de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation économique des femmes dans les pays en développement.

À propos de la Banque européenne d’investissement
La Banque européenne d’investissement (BEI), dont les actionnaires sont les États membres de l’Union européenne (UE), est l’institution de prêt à long terme de l’UE. Elle met à disposition des financements à long terme en faveur d’investissements de qualité qui contribuent à la réalisation des grands objectifs de l’UE, tant en Europe que dans le reste du monde, ainsi qu’à la réalisation des objectifs de développement durable des Nations unies. La BEI est présente dans plus de 160 pays. Afin de renforcer l’incidence de ses activités sur les femmes et les filles, la BEI a adopté une Stratégie en matière d’égalité hommes-femmes et d’autonomisation économique des femmes ainsi qu’un plan d’action en matière d’égalité hommes-femmes avec pour objectif d’intégrer l’égalité entre les sexes et, plus particulièrement, l’autonomisation économique des femmes dans son modèle économique, qui couvre ses activités de prêt, de mixage et de conseil à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE.
Informations complémentaires sur les initiatives de la BEI en matière d’égalité entre les sexes

À propos de l’initiative « 2X Challenge »
L’initiative « 2X Challenge » appelle les institutions de financement du développement des pays du G7 et d’autres à mobiliser collectivement 3 milliards d’USD pour soutenir l’autonomisation économique des femmes dans les pays en développement d’ici la fin de l’année 2020. Un investissement est réputé admissible s’il remplit l’un des quatre critères de l’initiative « 2X Challenge ».
Informations complémentaires : la Banque européenne d’investissement (BEI) adopte les critères de l’initiative « 2X Challenge » pour renforcer son impact en matière d’égalité hommes-femmes

Source: BEI, 12 novembre 2019
Le changement climatique et la sécurité alimentaire, la migration, la croissance durable et l’accord ACP-UE post-Cotonou devraient dominer la 38e session de l’Assemblée. Du 17 au 21 novembre 2019, l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE (APP) a réuni des députés du Parlement européen et des parlementaires de 78 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) à Kigali, au Rwanda. La séance d’ouverture a été suivie d’un débat avec Neven Mimica, commissaire européen en charge de la coopération internationale et du développement.
Le président du Rwanda, Paul Kagame, a prononcé une allocution le mercredi 20 novembre. Le lendemain, Pekka Haavisto, ministre des affaires étrangères de Finlande (qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE), a fait une déclaration qui a été suivie d’un débat.

Source: Communiqué de presse DEVE, 12 novembre 2019

Évenements Stratéqigues

Le 9e Sommet ACP réaffirme son engagement en faveur du multilatéralisme
Organisé sur le thème « Un Groupe ACP transformé et engagé en faveur du multilatéralisme », ce sommet était organisé avant la conclusion, l’année prochaine, de l’accord post-Cotonou – un accord global entre le Groupe des États ACP et l’Union européenne. Il a débouché sur la Déclaration de Nairobi Nguvu Ya Pamoja (Déclaration de Nairobi sur la force au service de l’unité), ainsi que sur l’établissement d’un fonds de dotation ACP et du tout premier Fonds en faveur des femmes et des jeunes.
 
Pendant le sommet, à l’occasion duquel la Papouasie-Nouvelle-Guinée a remis la direction du Groupe ACP au président du pays qui accueillait l’événement, Uhuru Kenyatta, le président sortant Patrick Pruaitch a déclaré espérer que M. Kenyatta permettrait au Groupe de franchir une nouvelle étape dans ce processus de transformation et de repositionnement initié il y a trois ans.
 
Depuis la signature de l’Accord de Georgetown, il y a 44 ans, les dynamiques mondiales ont évolué et le monde est désormais caractérisé par la multipolarité, ainsi que par des intérêts géopolitiques en concurrence, de nouveaux obstacles qui entravent la paix et la sécurité, et des restrictions sans précédent de la libre circulation des personnes. Malgré les immenses défis à relever, les dirigeants présents au sommet ont exprimé leur confiance dans la capacité du Groupe ACP à poursuivre son essor, en sa qualité de plus grande organisation transcontinentale officielle du monde.
 
Le président kényan Uhuru Kenyatta, qui assurera la présidence du Groupe ACP pendant les trois prochaines années, a déclaré que les visions et les objectifs du Groupe occuperaient une place centrale dans tous ses engagements et que le Groupe ACP deviendrait un défenseur phare de l’espoir et du multilatéralisme.
L’Afrique a annoncé ses intentions par l’intermédiaire de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui a d’ores et déjà obtenu l’adhésion de 54 États membres de l’Union africaine. La ZLECA est sur le point de devenir le principal dispositif d’investissement commercial et d’échanges à l’échelle du continent, basé sur sa population d’1,2 milliard et sur son PIB cumulé de 73 billions d’USD.
 
Au XXIe siècle, toutes les configurations institutionnelles existant dans le cadre des relations ACP-UE telles que définies par la Convention de Lomé sont dépourvues de pertinence pour le présent et l’avenir. À l’heure où le Groupe ACP finalise la révision de l’Accord de Georgetown, il a souligné l’importance d’institutionnaliser les engagements inter-ACP ainsi que de permettre au Secrétariat ACP de devenir une structure étatique.

Source: Secrétariat ACP, 10 décembre 2019 

Actualités

La BEI étend ses investissements à l’Afrique occidentale

Le 11 novembre, à l’occasion du Africa Investment Forum organisé en Afrique du Sud, la Banque européenne d’investissement a accepté d’appuyer l’élargissement de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA) à trois nouveaux membres potentiels : le Cameroun, le Niger et le Togo.

L’assurance des investissements devrait transformer les investissements des secteurs public et privé dans ces pays en consolidant les investissements et en faisant baisser les coûts de financement des projets. La BEI financera la participation au capital qui permettra aux trois pays candidats d’avoir accès aux mécanismes de garantie et d’assurance fournis par l’ACA. L’adhésion pleine et complète à l’ACA devrait avoir lieu dans les prochains mois.

Source: New Europe, le 12 novembre 2019

Les Pays-Bas devront rembourser les droits de douane caribéens à l’UE 

Ce jeudi, la plus haute juridiction de  l’Union européenne (UE) a estimé que le Royaume-Uni (UK) et les Pays-Bas devaient dédommager le bloc commercial pour les droits de douane que leurs territoires d’outre-mer n’ont pas perçus. La Cour de justice de l’Union européenne, qui est basée à Luxembourg, a statué qu’« en vertu des relations spéciales qui existent entre Anguilla et le Royaume-Uni, cet État membre est responsable vis-à-vis de l’Union européenne des actes et des omissions des autorités d’Anguilla. » Elle a abouti à une décision similaire dans l’affaire impliquant les Pays-Bas. Cette dernière décision n’est disponible qu’en néerlandais.

Dans les deux cas, le pays ou territoire d’outre-mer concerné avait affirmé à tort que les biens exportés vers l’UE satisfaisaient aux exigences requises pour être exemptés de droits de douane. L’UE autorise la libre circulation des biens entre ses États membres si les produits concernés sont originaires du pays lui-même.
L’affaire contre le Royaume-Uni concernait Anguilla, un territoire d’outre-mer autonome, tandis que celle qui impliquait les Pays-Bas portait sur Aruba et Curaçao. Entre 1999 et 2000, Anguilla a importé de l’aluminium qu’il a ensuite revendu à l’Italie sans appliquer de droits de douane. Entre 1997 et 2000, Curaçao a affirmé à tort produire du riz et du lait en poudre qu’il vendait à la fois aux Pays-Bas et à l’Allemagne. Aruba a agi de même entre 2002 et 2003 avec des gruaux et des semoules, qui entrent dans la composition des céréales.
Ces différentes situations ont été mises au jour par le Service de coordination antifraude de la Commission européenne, et les faits exposés dans ces différentes affaires n’étaient pas contestés.

En 2010, la Commission européenne a demandé que le Royaume-Uni dédommage l’UE pour la perte de recettes fiscales occasionnée, et elle a adressé la même demande aux Pays-Bas en 2012. Dans les deux cas, la Commission a avancé que le Royaume-Uni et les Pays-Bas étaient responsables des pertes financières causées au bloc en raison de leur qualité d’États membres de l’UE.
Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont tous deux refusé de payer et la Commission européenne a porté ces deux affaires devant la Cour de justice de l’Union européenne en 2017. Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont pris part aux deux affaires pour se soutenir mutuellement et ont affirmé qu’Anguilla, Aruba et Curaçao avaient indûment exporté leurs biens et devaient donc être tenus responsables de ces erreurs.

Dans leurs plaidoiries, les Pays-Bas ont indiqué qu’Aruba et Curaçao « possédaient leur propre constitution et un important degré d’autonomie » et qu’ils étaient responsables de la délivrance des certificats d’exportation. Le Royaume-Uni a adopté un point de vue semblable à l’égard d’Anguilla.
Toutefois, le collège de 13 juges leur a donné tort. Dans leur décision, les juges ont indiqué que les Pays-Bas « sont tenus de prendre toutes les mesures générales ou particulières appropriées pour garantir le respect des Traités ou des actes des institutions ou des obligations découlant de l’Union ». Les juges ont suivi un raisonnement similaire dans l’affaire qui impliquait le Royaume-Uni.

Les deux pays ont été déclarés tenus de « compenser toute perte de leurs propres ressources, ainsi que les éventuels intérêts de retard ». Dans le cas des Pays-Bas, l’UE a affirmé avoir perdu plus de 20 millions d’USD pour les biens en provenance de Curaçao et 332 000 USD pour les biens en provenance d’Aruba. La Commission européenne n’a pas donné de chiffre spécifique concernant Anguilla. Le jugement rendu dans ces deux affaires est définitif et ne peut faire l’objet d’aucun recours.

Source: The Daily Herald, le 5 novembre 2019

Fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique : 275 millions d’EUR pour aider les migrants et les réfugiés et soutenir les communautés locales

L’Union européenne a débloqué des financements supplémentaires d’une valeur de 275 millions d’EUR issus du Fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique au profit de programmes menés dans la Corne de l’Afrique et la région du Sahel et du lac Tchad qui favorisent la stabilité régionale, soutiennent les communautés locales et aident les migrants et les réfugiés.

L’UE soutiendra les réfugiés et appuiera la gestion des flux migratoires, la stabilité régionale et la création d’emplois dans la Corne de l’Afrique grâce à 204,9 millions d’EUR. Une partie de ces financements servira à stimuler les efforts innovants visant à mettre en œuvre le Pacte mondial sur les réfugiés. Le Kenya recevra par exemple 7,6 millions d’EUR supplémentaires pour son travail avec les réfugiés et les communautés locales à Kalobeyei, Kakuma et Dadaab. En Ouganda, un programme de 10 millions d’EUR destiné à appuyer le plan d’intervention environnementale du gouvernement pour les régions accueillant des réfugiés contribuera à prévenir et à réduire la déforestation ainsi que d’autres effets néfastes pour l’environnement.

D’autres exemples de décisions de financement en faveur de la Corne de l’Afrique comprennent un nouveau programme de 16 millions d’EUR au Soudan du Sud destiné à améliorer la connectivité, la résilience et la sécurité alimentaire des communautés rurales au moyen d’infrastructures plus performantes. Toujours au Soudan du Sud, des financements à hauteur de 5 millions d’EUR favoriseront l’égalité entre les sexes par l’intermédiaire de lois et de politiques nationales, et encourageront la participation socio-économique et politique des femmes et des filles. Dans les pays du Sahel et de la région du lac Tchad, l’UE promeut la résilience, la stabilité et la gestion des flux migratoires à l’aide de 70,2 millions d’EUR.

Source: CE, le 13 décembre 2019

L’UE renforce son partenariat économique avec le Kenya pour stimuler la création d’emplois

La Commission européenne a annoncé deux nouveaux programmes d’un montant total de 31 millions d’EUR destinés à stimuler les investissements et la création d’emplois au Kenya. Ces deux programmes appuieront le dialogue stratégique et renforceront le partenariat économique entre l’UE et le Kenya :
26 millions d’EUR seront investis dans des réformes des finances publiques du Kenya afin de promouvoir la stabilité économique, d’améliorer la prestation des services et de lutter contre la pauvreté.

5 millions d’EUR seront alloués à la coopération économique et aux réformes politiques nationales. Ces fonds fourniront également une aide technique pour concrétiser les programmes «
 Kenya Vision 2030 »
(lien externe) et « Big 4 Agenda ».
Au cours de sa visite au Kenya, la commissaire Urpilainen s’est entretenue, entre autres, avec le président Uhuru Kenyatta et le ministre des finances par intérim, Ukur Yatani, afin d’évoquer le futur de la coopération bilatérale entre le Kenya et l’UE.


Source: CE, le 9 décembre 2019

L’UE intensifie la coopération avec l’Éthiopie

À l’occasion de sa première visite officielle en dehors de l’Europe, la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé aujourd’hui à Addis Abeba un important renforcement de la coopération entre l’UE et l’Éthiopie.
Cette enveloppe de 170 millions d’EUR a pour but d’appuyer les réformes menées par le pays et comprend les éléments suivants :

  • 100 millions d’EUR pour des réformes économiques essentielles dans les secteurs des transports et de la logistique, en vue d’améliorer la compétitivité régionale et de faciliter les échanges et la coopération économique entre l’Éthiopie et les pays voisins.
  • 50 millions d’EUR pour appuyer le Plan de transformation des services de santé du gouvernement éthiopien pendant trois années supplémentaires (2020-2022). Ce programme vise à réduire les inégalités, à améliorer la qualité des infrastructures de santé et à supprimer les obstacles financiers qui empêchent les habitants d’avoir accès à des services essentiels.
  • 10 millions d’EUR pour accroître la responsabilité et la transparence au cours des élections de 2020 en Éthiopie. Ce programme vise spécifiquement à renforcer les capacités techniques et administratives de la Commission électorale nationale éthiopienne, ainsi que son engagement auprès des partis politiques, de la société civile et des médias. L’Allemagne ajoutera 10 millions d’EUR à ce programme, ce qui fera grimper le montant total alloué à 20 millions d’EUR.
  • 10 millions d’EUR pour améliorer le climat des affaires dans le pays. Dans le cadre de l’Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables, l’UE encourage les investissements privés et soutient la création d’échanges commerciaux, l’intégration économique et le développement des chaînes de valeur dans les pays partenaires, y compris en Éthiopie.

Source: CE, le 7 décembre 2019

Ressources

Faire des affaires en Afrique de l’Ouest devient plus facile, notamment au Togo
 

Le Togo sort du lot dans le classement « Doing Business 2020 ». Pour la seconde année consécutive, le pays compte parmi les dix économies ayant enregistré les plus fortes progressions. En passant de la 156e (2018) à la 97e place (2020) dans le classement mondial, le Togo est devenu le pays ouest-africain le mieux classé. Le pays a mis en œuvre des réformes qui facilitent la création d’entreprises, l’obtention de crédits et le raccordement à l’électricité. Il a également réduit les coûts des permis de construire et simplifié les procédures d’enregistrement des biens immobiliers.

Le Nigeria figure aussi parmi les dix économies affichant les plus nettes améliorations du climat des affaires, grâce notamment à une meilleure exécution des contrats. Le Tchad, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo ont amélioré l’accès aux informations en matière de crédit. Si le paiement des taxes a été facilité et/ou est devenu moins coûteux en Côte d’Ivoire, en Gambie et au Sénégal, ce processus est devenu plus compliqué au Ghana, au Liberia et au Mali. Par ailleurs, les pays ouest-africains ont considérablement investi dans la modernisation des infrastructures électriques et l’entretien du réseau de distribution. Le Ghana et le Nigeria ont par exemple réduit les délais de raccordement au réseau électrique.

Malgré ces progrès, l’Afrique de l’Ouest reste globalement l’une des régions les moins performantes, avec un score moyen de 52,3, en dessous de la moyenne mondiale de 63. Dix pays ouest-africains se placent dans les 50 derniers du classement et seulement deux pays africains (l’Île Maurice à la 13e place et le Rwanda à la 38e place) font partie des 50 premiers.

Source: Club du Sahel, le 14 novembre 2019

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L’édition 2019 du Rapport européen sur le développement durable

L’édition 2019 du Rapport européen sur le développement durable (Europe Sustainable Development Report), qui recense les priorités politiques qui s’imposent pour permettre à l’Union européenne (UE) de réaliser les objectifs de développement durable (ODD) et de mettre en œuvre l’Accord de Paris sur le climat. Ce rapport compare les performances de l’UE et de ses 28 États membres au regard des 17 ODD et fournit des profils détaillés de chaque pays en combinant différentes sources de données.

Source: SDSN, 2019

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Les mégatendances en Afrique 

Une étude commandée dans le cadre de la politique de développement : les mégatendances en Afrique – croissance démographique, changement climatique, urbanisation, migration, développement technologique et développement démocratique En 2019, le service du ministère finlandais des affaires étrangères en charge de l’Afrique et du Moyen-Orient a commandé deux études sur la politique de développement finlandaise menée en Afrique. Cette étude porte sur les mégatendances en Afrique. Les auteurs sont les professeurs Petri Pellikka et Mikael Mattlin de l’Université d’Helsinki, le Dr Leena Vastapuu de l’Institut de recherche sur la paix de Tampere, et le Dr Emma Hakala de l’Institut finlandais des affaires internationales.

Les mégatendances observées en Afrique sont des processus de transformation profonds et à long terme qui sont irréversibles. Ces évolutions peuvent et devraient être atténuées, mais elles nécessiteront inévitablement des adaptations. Ces tendances incluent aussi une dimension prévisionnelle, concernant la manière dont elles devraient évoluer à l’avenir. Toutes les mégatendances recensées sont liées entre elles et s’affectent mutuellement. La croissance démographique et le changement climatique peuvent être considérés comme des « méga-mégatendances » qui exercent une influence particulièrement importante sur les autres tendances. Cette étude comprend des rapports sur les six mégatendances identifiées, qui sont examinées d’un point de vue panafricain. Elle inclut également un résumé de toutes les mégatendances et des interactions entre leurs effets.

Source: MFA Finland, 2019

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Évènements

Briefing de Bruxelles n° 59 sur « L’agroécologie au service des systèmes alimentaires durables »
15 janvier 2020, 09h00-13h00

Secrétariat ACP, Avenue Georges Henri 451,
1200 Bruxelles, Salle C
Inscription
Cette lettre d'information du CTA Bruxelles est produite chaque semaine par le bureau du CTA à Bruxelles.

Éditeur : Mme Isolina Boto, Manager CTA Brussels Office (boto@cta.int)
Rédacteur : Felix Ajong (ajong@cta.int)
Assistance technique : Thierry Lewyllie (lewyllie@cta.int)

NOTE : Si vous avez des questions ou des suggestions, écrivez-nous à l'adresse suivante : boto@cta.int
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