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CTA Bruxelles Actualités

Informations clé sur les programmes et évènements ACP-UE à Bruxelles importants pour le développement agricole et rural des pays ACP
Novembre 2019 - No. 629

Points Forts

 

La BEI appuie les investissements du secteur privé en Afrique

Les entreprises et les responsables politiques africains ont salué le nouvel appui de la BEI visant à renforcer les investissements du secteur privé en Afrique lors du Forum sur l'investissement en Afrique en Afrique du Sud.
La BEI a confirmé sa nouvelle coopération avec des partenaires africains pour améliorer l'accès au financement, améliorer l'efficacité énergétique, développer des communications plus fiables et accélérer le financement d'infrastructures stratégiques. La BEI a également lancé une nouvelle initiative d’investissement d’un milliard d’euros visant à garantir que les femmes africaines puissent contribuer pleinement à l’avenir du continent et a dévoilé une nouvelle analyse confirmant l’importance d’un investissement résilient en Afrique.

Deux nouvelles opérations au Malawi et en Guinée démontrent la valeur ajoutée de l'aide de la BEI en faveur d'investissements à fort impact dans les États fragiles, soumis à des contraintes climatiques et sortant d'un conflit.
La BEI a annoncé un nouveau partenariat visant à soutenir les petites entreprises au Malawi et, en coopération avec la Commission européenne, un programme novateur visant à garantir que les petits exploitants agricoles du Malawi puissent accéder à des financements et surmonter les obstacles à l'investissement existants. La banque de l'UE a également détaillé un nouvel investissement dans les télécommunications en Guinée afin d'élargir l'accès à des communications fiables et de réduire les émissions en utilisant des énergies renouvelables pour alimenter des tours de télécommunication.

En soutenant l'expansion de l'Agence africaine des assurances pour le commerce, la BEI veille à ce que les investissements dans trois pays d'Afrique occidentale et centrale - le Cameroun, le Niger et le Togo - puissent bénéficier d'une assurance contre le commerce et les investissements qui rend les projets rentables. L'année dernière, la BEI a fourni un montant record de 3,3 milliards d'EUR pour de nouveaux investissements dans 20 pays d'Afrique, tandis qu'en Afrique subsaharienne, le financement du secteur privé représentait 57% de l'engagement total de la BEI.


Source: BEI, 12 octobre 2019

Partenaire de la semaine

L’EUROPE DANS LE MONDE – L’avenir de l’architecture financière européenne pour le développement
L’Union européenne et ses États membres ont toujours été les plus grands donateurs d’aide au développement dans le monde, contribuant de ce fait aux progrès réalisés en matière de réduction de la pauvreté, de baisse de la mortalité infantile et d’augmentation de l’espérance de vie dans le monde entier. Toutefois, la lutte contre la pauvreté et les inégalités n’est pas encore gagnée et pour parvenir à la réalisation des objectifs de développement durable, une plus grande attention et des ressources financières supplémentaires seront nécessaires.
L’architecture financière européenne pour le développement joue un rôle de premier plan dans le monde, mais elle est également complexe et se compose d’une multitude d’acteurs aux niveaux européen et national. Les principales institutions financières multilatérales européennes (la Banque européenne d’investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement) présentent des problèmes de double emploi, des lacunes et des inefficacités sectorielles et géographiques, surtout en termes de présence et d’expérience en Afrique. Pour faire de cette situation une force plutôt qu’un handicap, une coordination étroite et efficace doit être mise en place.

La fragmentation actuelle du système, en particulier entre la BEI et la BERD, compromet la réalisation des objectifs prioritaires de l’UE et la concrétisation des retombées souhaitées en matière de développement. Ce rapport fait valoir qu’il faut consolider et rationaliser le financement du développement et les actions pour le climat en dehors de l’UE au sein d’une entité unique, une « banque européenne pour le climat et le développement durable », afin d’éviter les doubles emplois et de renforcer la présence et le rôle de l’UE, ainsi que sa capacité à concrétiser, sur le long terme, ses priorités en matière de développement.
Il présente trois options concernant la manière de parvenir à cet objectif. Chacune de ces options implique des changements institutionnels de taille et des ressources financières importantes.

Source: Conseil de l’Union européenne – octobre 2019 – Résumé
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Événements stratégiques


Des ACP de 79 pays se joignent au secteur privé pour promouvoir les objectifs de développement durable

Le groupe des États d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) s'est engagé à contribuer à la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) des 79 pays qui le composent. Ce faisant, il souscrit à l'opinion selon laquelle pour réaliser les 17 objectifs énoncés dans l'Agenda 2030, il faudra que les acteurs des secteurs public et privé collaborent.
 
Dans cette perspective, le Secrétariat ACP a lancé une série de réunions régionales ayant pour objectif principal d’informer le secteur privé ACP, de partager les connaissances sur le développement et de mettre en réseau. En tant qu'activité intégrale du cadre de développement du secteur privé ACP-UE, ces événements sont organisés avec le soutien technique de Business ACP, la plate-forme de développement du secteur privé ACP, en étroite concertation avec la Commission européenne.
 
Le dernier événement pour le secteur privé ACP en Afrique de l'Ouest et du Centre s'est déroulé du 6 au 8 novembre 2019 à Dakar, au Sénégal. Selon le Secrétariat ACP, cela est particulièrement utile en ce moment, car plusieurs nouveaux projets intra-ACP et d'importants mécanismes de financement du secteur privé sont en cours de lancement ou d'extension, dans le cadre du 11ème Fonds européen de développement (FED) et du Plan européen d'investissement extérieur.
 
Parmi les facilités et programmes de développement du secteur privé relevant du 11e FED / INTRA-ACP, on trouve l’appui aux politiques nationales et régionales inclusives et favorables aux entreprises, ainsi que le renforcement des capacités de production et des chaînes de valeur. Les partenaires d'exécution sont les suivants: Centre du commerce international (ITC); Organisations des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI); et le groupe de la Banque mondiale.
 
L’objectif général est de promouvoir des politiques nationales et régionales inclusives et favorables aux entreprises et de renforcer les capacités de production et les chaînes de valeur. Le programme quinquennal (2018-2023) contribuera à l’adoption et à la mise en œuvre de politiques et de cadres juridiques nationaux favorables à l’entreprise, inclusifs et responsables, et renforcera les alliances productives, commerciales et de transformation ainsi que les capacités des chaînes de valeur agricoles et des MSMES.
 
Les chaînes de valeur prioritaires, en particulier pour l’intervention au niveau micro, seraient les suivantes: noix de coco et cultures associées telles que le cacao pour les Caraïbes et le kava pour le Pacifique, le coton et la mode pour l’Afrique subsaharienne et le café et les cultures associées pour l’Afrique subsaharienne .
 
Le programme interviendra à trois niveaux:
 
Pilier de programme au niveau macro: améliorer le climat des investissements grâce à l’amélioration des politiques, stratégies, réglementations et environnements administratifs reposant sur des diagnostics renforcés sur la croissance, les investissements et les marchés concurrentiels.
 
Pilier de programme de niveau méso: miser sur les organisations intermédiaires et les réseaux d’affiliation, y compris les institutions de promotion de l’investissement pour renforcer les capacités et capacités de promotion de l’investissement, les programmes de soutien aux entreprises, le marketing, la surveillance et les partenariats
 
Pilier de programme au niveau micro: faciliter les alliances productives et commerciales de capital-risque et fournir un soutien au niveau de l'entreprise aux entreprises formelles et informelles par le renforcement des capacités et la formation afin de renforcer et de diversifier les capacités de production et de création de valeur.
 

Actualités

L’UE débloque 40 millions d’euros pour soutenir la pêche et l’aquaculture durables dans les pays ACP

Le groupe des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont signé un programme quinquennal, le FISH4ACP. D’une valeur de 40 millions d’euros, ce programme vise à stimuler le développement de la pêche et de l’aquaculture durables en Afrique, dans les Caraïbes et dans la région Pacifique.
 
FISH4ACP est un programme innovant financé par l’Union européenne, conçu par les pays ACP et mis en œuvre par la FAO. Le programme se focalisera sur les chaînes de valeur afin de stimuler une croissance inclusive, renforcer la sécurité alimentaire et réduire les effets sur le milieu marin.


Source: Commission européenne, 23 octobre 2019

Exportations agroalimentaires : l’UE continue d’enregistrer de bons résultats en août 2019

En août 2019, la valeur des exportations agroalimentaires de l’UE a atteint 12,07 milliards d’euros, soit une hausse de 5,6 % par rapport à août 2018. Alors que la valeur des importations a diminué de 0,2 % pour atteindre 9,14 milliards d’euros, l’excédent commercial agroalimentaire du mois d’août s’est établi à 2,93 milliards d’euros, soit une augmentation de 29 % de la balance commerciale positive par rapport aux chiffres de l’année dernière. Telles sont certaines des principales conclusions du rapport commercial mensuel pour août 2019, publié par la Commission européenne.
 

Source: Commission européenne, 24 octobre 2019

La BEI engage 2,5 milliards d’EUR en faveur de l’économie bleue durable

Présente à la conférence Our Ocean à Oslo, la Banque européenne d’investissement (BEI) a lancé sa Stratégie pour des océans durables (« Blue SOS »), qui vise à rendre les océans plus sains, à aménager des littoraux plus résistants et résilients, et à renforcer la durabilité des activités liées aux océans.

En tant que banque de l’UE, la BEI s’engage à plus que doubler ses prêts aux projets ayant trait aux océans durables pour porter l’enveloppe globale à 2,5 milliards d’EUR au cours des cinq prochaines années. Ce financement devrait mobiliser au moins 5 milliards d’EUR d’investissements en faveur de l’économie bleue durable.

Cette stratégie repose sur le nouveau programme de la BEI pour des océans propres et durables, qui prévoit une hausse des activités de prêt, de l’assistance technique et des services de conseils de la BEI en faveur des projets relatifs à la propreté et à la viabilité des océans.

La BEI intensifiera ses services d’assistance technique et de conseils afin de rendre les projets relatifs à la propreté et à la viabilité des océans plus attrayants pour les investisseurs et adaptés dans l’optique d’un développement économique. La banque de l’UE collaborera avec des entreprises, des villes, des pouvoirs publics et d’autres partenaires afin d’apporter un appui à des secteurs clés tels que la protection du littoral, la recherche, le développement et l’innovation en faveur des biotechnologies bleues, les chaînes d’approvisionnement de produits de la mer et le transport maritime vert.


Source: BEI, 24 octobre 2019
La Commission européenne pourrait faire pression pour obtenir une meilleure harmonisation des règles d’étiquetage des denrées alimentaires

La nouvelle équipe de la Commission européenne, dirigée par la future présidente Ursula von der Leyen, pourrait tenter d’harmoniser davantage les règles d’étiquetage des denrées alimentaires, notamment en exigeant plus de transparence en ce qui concerne la nutrition – c’est ce qui ressort d’une réponse donnée lors d’une audition au Parlement européen.

Cet engagement a été pris par Stella Kyriakides, une députée chypriote nommée au poste de commissaire européenne à la santé qui, dans le cadre de ses fonctions européennes, est chargée de la sécurité et des normes alimentaires. Interrogée par les eurodéputés, Mme Kyriakides a déclaré qu’elle s’efforcerait d’harmoniser les règles d’étiquetage des denrées alimentaires et d’imposer une réglementation européenne commune sur la notification obligatoire de l’origine des aliments, les normes de bien-être animal pour la viande et les produits laitiers, ainsi que l’étiquetage nutritionnel.
 

Source: Just-food, 15 octobre 2019

L’UE verse 53 millions d’euros au Zimbabwe pour l’aider à renforcer ses services de santé et sa résilience

La nouvelle enveloppe de 53 millions d’euros permettra de renforcer le système de soins de santé primaires du Zimbabwe, ce qui l’aidera à répondre aux besoins sanitaires les plus urgents. Elle améliorera également les systèmes de santé nationaux et favorisera l’égalité d’accès aux services de santé, notamment entre les hommes et les femmes. Les fonds seront acheminés par l’intermédiaire du Fonds de développement pour la santé (HDF) géré par l’UNICEF.

Cette somme soutiendra également les ménages et les communautés qui subissent des pressions environnementales et économiques récurrentes en renforçant leurs capacités de riposte aux chocs liés à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Ces mesures seront mises en œuvre sous la direction du PNUD et par l’intermédiaire de divers partenaires, principalement des ONG.

Le Zimbabwe traverse actuellement une crise humanitaire et économique et près des trois quarts de sa population vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire. Le pays a également été frappé par des catastrophes naturelles telles que la sécheresse et le cyclone Idai, qui ont exacerbé l’instabilité et les faiblesses structurelles du pays, alors que ce dernier est toujours aux prises avec l’héritage de son passé. Cette année, l’UE a déjà mobilisé 14,5 millions d’euros d’aide humanitaire en faveur du Zimbabwe.
 

Source: Commission européenne, 28 octobre 2019

Ressources

Rapport mondial sur les crises alimentaires – Bilan semestriel 

Le tout premier bilan semestriel du Rapport mondial sur les crises alimentaires donne un aperçu actualisé de la gravité des crises alimentaires mondiales actuelles en indiquant le nombre de personnes souffrant d’une grave insécurité alimentaire et si la situation s’améliore, se dégrade ou se stabilise dans les pays concernés. Ce rapport montre notamment que le Yémen reste le pays qui connaît la plus grave crise d’insécurité alimentaire au monde, que la situation s’est détériorée en Éthiopie et qu’elle s’est légèrement améliorée dans le Nord du Nigeria et au Soudan du Sud.

Source: FSIN, septembre 2019

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Programmation conjointe dans les États fragiles
 

Cette étude expose les enseignements tirés par l’UE et ses États membres ces dernières années dans le cadre de la mise en œuvre de la programmation conjointe dans des contextes fragiles. Son objectif est d’améliorer l’efficacité et l’incidence de l’action extérieure commune de l’UE et de ses États membres dans ces contextes particuliers.

Source: Commission européenne, 2019

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FAO – Ressources, Partenariats, Impact 2019

L’objectif « Faim zéro » est le deuxième des 17 objectifs de développement durable (ODD) que les Nations unies souhaitent atteindre d’ici 2030. La FAO, une institution spécialisée des Nations unies, coordonne les efforts mondiaux visant à vaincre la faim et à assurer la sécurité alimentaire pour tous, en veillant à ce que les populations aient un accès régulier et suffisant à de la nourriture de qualité leur permettant de mener une vie saine et active.

Les ressources, partenariats, contributions, tendances, résultats et réalisations de 2018 présentés dans ce rapport illustrent à la fois les efforts déployés par la FAO pour lutter contre la faim aux niveaux international, national et local, et la manière dont l’Organisation s’adapte aux changements dans le paysage de l’aide au développement en mobilisant de façon ingénieuse différentes sources de financement.

Les défis mondiaux persistants qui exacerbent la faim (tels que la malnutrition, les menaces pour la biodiversité, les inégalités socioéconomiques, les bouleversements technologiques, les tensions géopolitiques, la croissance urbaine sans précédent et les crises prolongées) y sont examinés en profondeur. Ce rapport contient également une série de récits humains récoltés sur le terrain et présentés dans le cadre des programmes stratégiques de la FAO.

Source: FAO, 2019

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Évènements

38ème session de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE (APP)
17-21 Novembre 2019
Kigali, Rwanda.
La grande muraille verte d’Afrique - Assurer une restauration des terres en transformation pour un développement rural durable
CE- Infopoint
13 Novembre 2019 - 12:30 to 14:00
Rue de la Loi 43-45, Ground floor, Brussels
9ème Sommet de Chefs d’Etat et de Gouvernement ACP
6-10 Décembre 2019
Nairobi, Kenya,
Conférence 2019 sur les perspectives agricoles de l’UE
10 December 2019, 8.00 -
11 December 2019, 16.30 (CET)
Room De Gasperi, Charlemagne building
Rue de la Loi 170, 1040 Brussels
Cette lettre d'information du CTA Bruxelles est produite chaque semaine par le bureau du CTA à Bruxelles.

Éditeur : Mme Isolina Boto, Manager CTA Brussels Office (boto@cta.int)
Rédacteur : Felix Ajong (ajong@cta.int)
Assistance technique : Thierry Lewyllie (lewyllie@cta.int)

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