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CTA Bruxelles Actualités

Informations clé sur les programmes et évènements ACP-UE à Bruxelles importants pour le développement agricole et rural des pays ACP
Septembre 2019 - No. 622

Points Forts

Pas de renouveau des relations UE-Afrique sous le mandat de von der Leyen

Les spéculations quant à la possibilité que la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, nomme un commissaire chargé spécifiquement des questions africaines ont fait couler beaucoup d’encre pour un résultat finalement décevant, au vu de l’équipe de commissaires qu’elle a dévoilée la semaine passée.
 
Les trois commissaires qui s’occuperont des relations entre l’UE et l’Afrique seront le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, le commissaire en charge de la « protection du mode de vie européen », Margaritis Schinas, dont la mission inclut le contrôle de l’immigration, et la commissaire chargée des partenariats internationaux, Jutta Urpilainen.
 
Le seul changement notable est le remplacement du commissaire au « développement » par un commissaire en charge des « partenariats internationaux », et il reste à voir si cette modification concerne seulement la forme ou réellement le fond. Le choix de mettre en évident les « partenariats » plutôt que le « développement » pourrait indiquer l’abandon des relations traditionnelles de donateur/bénéficiaire, et la nomination d’Urpilainen, une députée finlandaise qui avait assumé la fonction d’envoyée spéciale de son pays en Éthiopie, a été largement saluée.
 
La commissaire finlandaise désignée « reconnaît l’importance des relations futures entre l’Afrique et l’Europe, ainsi que la nécessité d’établir entre ces deux continents un véritable partenariat stratégique qui tire parti du potentiel de la population jeune en pleine croissance du continent africain », selon Emily Wigens, directrice de la campagne de ONE sur les élections européennes.
 
La directrice de CONCORD, Tanya Cox, estime également que ce nouveau portefeuille présente des aspects positifs : « Il traduit une vision (qui semble) moins néocoloniale ». Cependant, elle souligne que les « partenariats internationaux » imaginés par la Commission von der Leyen ne concerneront pas les économies avancées. Dans son discours d’ouverture, von der Leyen a évoqué le rôle de l’UE en tant que « voisin » et « partenaire » du continent africain, une rhétorique similaire à celle employée par son prédécesseur.
 
Jean-Claude Juncker avait attendu son discours sur l’état de l’Union de septembre 2018 pour manifester un certain intérêt pour les relations UE-Afrique, et il avait alors provoqué la surprise en proposant un « partenariat entre partenaires égaux », fondé sur un accord commercial de continent à continent. Cette promesse doit encore être concrétisée. L’exécutif européen a débloqué 50 millions d’euros pour financer un soutien technique destiné à l’équipe de l’Union africaine chargée de définir des normes réglementaires pour la Zone de libre-échange continentale africaine. Toutefois, la perspective d’un accord commercial et politique entre l’UE et l’Afrique semble lointaine. « Les Européens devront décider eux-mêmes de la manière dont ils veulent s’engager », estime Carlos Lopes, haut représentant de la Commission de l’Union africaine dans les négociations du nouvel accord de Cotonou, un traité entre l’UE et les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique. Les mots employés « sont très positifs et bienvenus », selon Lopes, « mais ces promesse ne s’appuient sur aucun instrument de continent à continent ».
 
La Commission Juncker s’est montrée de plus en plus sur la défensive face à l’émergence de la Chine en tant que principal partenaire de l’Afrique en matière de commerce, d’investissement et de politique, en instaurant un plan d’investissement extérieur de l’UE et un fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique – deux dispositifs visant à mobiliser des fonds publics pour stimuler les investissements privés. Cette volonté semble toujours présente, ce qui pourrait desservir la politique de développement.
 
« L’accent mis sur le "rapport coûts-avantages" est très préoccupant », affirme Cox. « C’est fondamentalement contradictoire. Il est très difficile d’atteindre les plus démunis. »
 
« Je me demande si elle (von der Leyen) comprend pleinement la notion de développement durable », ajoute-t-elle. La première tâche prioritaire de la Commission von der Leyen concernant l’Afrique sera de finaliser l’accord qui doit succéder à l’accord de Cotonou, qui associe 51 des 54 États africains.
 
L’accord de Cotonou expirera en effet en 2020, et aucun nouvel accord n’avait pu être trouvé à la date butoir de juin. Les discussions ont progressé très lentement pendant les six premiers mois de 2019 et ne reprendront pas sérieusement avant l’entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne, en novembre.
 
Entre-temps, la Commission est confrontée à une lutte de pouvoir interne vis-à-vis de l’Afrique et de la politique de développement. Le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) – le service diplomatique de l’UE – entend impérativement établir une relation plus stratégique entre l’UE et le continent africain, mais c’est la DG DEVCO qui mène actuellement les négociations de l’accord post-Cotonou.

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Partenaire de la semaine

Annick Sezibera – Secrétaire exécutive, CAPAD, Burundi
 

Annick Sezibera est secrétaire exécutive de la Confédération des Associations des Producteurs Agricoles pour le Développement (CAPAD) au Burundi. Cette organisation a été créée dans le but de renforcer les capacités des organisations paysannes afin de mettre en commun les ressources humaines disponibles dans les zones rurales pour lutter contre la pauvreté et appuyer l’émergence d’un leadership paysan. La CAPAD œuvre à plusieurs chantiers : l’intensification de la production agricole et de l’élevage ; la promotion de l’entrepreneuriat rural et la recherche de nouveaux marchés ; l’offre de services de vulgarisation et de conseil ainsi que de gestion des connaissances à ses membres ; et le renforcement des capacités organisationnelles de ses membres, et notamment de leurs compétences en gestion financière et administrative.
 
Annick a démontré qu’elle possédait de solides compétences de direction pour renforcer les capacités des membres de la CAPAD, trouver des nouveaux marchés pour les produits agricoles et créer des partenariats stratégiques. Elle a également introduit l’usage des TIC dans bon nombre des regroupements d’agriculteurs en vue d’optimiser la production et la qualité.
 
À l’occasion de son passage à Bruxelles pour participer en tant qu’intervenante au dernier Briefing de Bruxelles sur le développement sur le thème « Investir dans l’agriculture paysanne pour la sécurité alimentaire et la nutrition », Mme Sezibera a accordé une interview sur le travail de la CAPAD pour autonomiser les femmes agricultrices.

Le CTA soutient le programme CAPAD via le projet Data4ag.
 
Cliquez ici pour regarder l'interview de Mme Sezibera
Cliquez ici pour voir sa présentation

Événements Stratégiques

Briefing de Bruxelles n. 57: « Investir dans l’agriculture paysanne pour la sécurité alimentaire et la nutrition »

Le dernier Briefing de Bruxelles sur le développement n. 57 organisée par le CTA, la Commission européenne / EuropeAid et le secrétariat ACP sur le thème "Investir dans la petite agriculture pour la sécurité alimentaire et la nutrition" s'est tenue le mercredi 11 septembre au secrétariat ACP à Bruxelles. Le briefing a porté sur l'agriculture des petits exploitants et son rôle clé dans la mise en œuvre de la sécurité alimentaire / nutrition et de systèmes alimentaires durables, comme le reconnaît l'ODD 2.

Les discussions ont porté sur les cadres et les processus nécessaires pour promouvoir une production agricole inclusive pour les petits exploitants contribuant à des systèmes alimentaires durables. Des exemples de succès de petits exploitants dans divers secteurs et chaînes de valeur ont été utilisés pour plaider en faveur d'un soutien accru à l'agriculture dirigée par les petits exploitants, avec une évaluation des facteurs de succès, de leur possibilité de reproduction et du potentiel de valorisation des meilleures pratiques.

Le briefing était divisé en deux groupes: contribution de la petite agriculture à la sécurité alimentaire et nutritionnelle et à des systèmes alimentaires durables; et succès de la petite agriculture et leçons apprises. Lors de la première table ronde, les intervenants ont expliqué comment les petites exploitations agricoles contribuent à des systèmes alimentaires durables et quels sont leurs principaux atouts et défis. Les experts ont partagé leurs points de vue sur le cadre, les défis et les opportunités pour une approche plus favorable aux petits exploitants. Les intervenants de ce panel étaient les experts suivants: Jan Douwe van der Ploeg, professeur à l'Université de Wageningen; Nora McKeon, professeure, université Rome 3; Roberto Ridolfi, Sous-Directeur général, Soutien et coopération technique, FAO et Elizabeth Nsimadala, Présidente de PAFO et EAFF.
 
Au cours du deuxième panel, quatre autres experts ont présenté les succès de la petite agriculture de toutes les régions ACP, ainsi que les moteurs de la réussite, et ont partagé les enseignements tirés de certains modèles durables. Regardez leurs noms: Marco Dekker, programme STARS, ICCO; Mamadou Goita, directeur exécutif, IRPAD; Kola Masha, associée directrice de Babban Gona, Nigéria et Annick Sezibera, secrétaire exécutive, CAPAD, Burundi.

Accédez à notre site Web et consultez toutes les informations pertinentes du briefing, telles que la note d'information, le programme, les images, les enregistrements vidéo et l'accès aux présentations des experts.
 

Actualités

Erasmus+ : l’UE encourage la participation des étudiants et des universitaires africains en 2019

L’UE a investi 17,6 millions d’euros supplémentaires pour permettre à plus de 8 500 étudiants et universitaires africains nouvellement sélectionnés de participer à Erasmus+ en 2019. Cette augmentation du financement d’Erasmus+ constitue une nouvelle étape sur le chemin de l’engagement annoncé par le président Jean-Claude Juncker dans son discours sur l’état de l’Union de septembre 2018 : soutenir 35 000 étudiants et chercheurs africains à l’horizon 2020.
 
Le commissaire chargé de la coopération internationale et du développement, Neven Mimica, s’est exprimé à ce sujet : « Notre alliance Afrique-Europe est avant tout centrée sur l’humain. Nous souhaitons investir dans une éducation de qualité en Afrique. Nous voulons renforcer les liens entre les étudiants et les établissements d’enseignement supérieur d’Europe et d’Afrique. Leur donner l’occasion d’échanger leurs savoir-faire et de prendre exemple les uns sur les autres favorisera une croissance socio-économique inclusive et réduira la pauvreté et les inégalités. De plus, les étudiants africains acquerront ainsi les compétences dont ils ont besoin pour trouver un emploi décent. »
 
L’appel lancé en 2019 dans le cadre d’Erasmus+ a permis de porter à 26 247 le nombre total des échanges réalisés entre l’Afrique et l’Europe depuis le début du programme, en 2014. L’objectif de soutenir 35 000 personnes d’ici à 2020, annoncé dans le cadre de l’Alliance Afrique-Europe pour des investissements et des emplois durables, est donc en bonne voie d’être atteint. Cette année, 8 555 étudiants et universitaires africains et 4 649 étudiants et universitaires européens bénéficieront d’un échange dans 53 pays d’Afrique et dans les 34 pays européens qui participent au programme Erasmus+. La durée maximale de ces échanges à l’étranger sera d’un an pour les étudiants et de deux mois pour le personnel universitaire.
 
Le financement supplémentaire de 17,6 millions d’euros – issu des instruments financiers extérieurs de la Commission et du fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique – a accru la participation des ressortissants africains de 40 % au total. Grâce à ces fonds additionnels, le nombre de bourses a plus que doublé pour les pays d’Afrique de l’Ouest et de la Corne de l’Afrique. Ces fonds ont également permis d’inclure davantage de pays dans le programme, comme l’Érythrée, la Sierra Leone, le Liberia, le Congo et le Burundi, et d’accroître le nombre d’échanges, notamment pour le Bénin, le Cap-Vert, le Mali, le Niger, le Nigeria et la Somalie.

Source : Commission européenne, le 12 septembre 2019

Donnez votre avis sur la prochaine génération de partenariats de recherche et d’innovation ambitieux

Comment l’UE peut-elle soutenir au mieux des partenariats de recherche et d’innovation efficaces et inclusifs avec l’industrie, les États membres et d’autres parties prenantes ? Vous pouvez maintenant exprimer votre avis sur les 12 partenariats institutionnalisés proposés dans le cadre d’Horizon Europe, le prochain programme de l’UE pour la recherche et l’innovation (2021-2027). Cette consultation est une étape clé pour évaluer la pertinence générale et l’objet de différents partenariats spécifiques de recherche et d’innovation.
 
Les partenariats de recherche et d’innovation jouent un rôle crucial pour relever les défis mondiaux, que ce soit en élaborant de nouvelles façons de contrôler les épidémies, en développant des transports publics plus verts ou encore en intensifiant l’utilisation des bioproduits renouvelables. Ils offrent une solide valeur ajoutée grâce à leur capacité à mobiliser des ressources et à regrouper les compétences de différents secteurs, ainsi qu’à produire un véritable impact.
 
Les partenariats proposés couvrent les thèmes suivants :

  • un partenariat de recherche UE-Afrique sur la sécurité sanitaire pour lutter contre les maladies infectieuses ;
  • une initiative de santé innovante ;
  • les technologies numériques incontournables ;
  • les services et réseaux intelligents ;
  • la métrologie européenne ;
  • la transformation du système ferroviaire européen ;
  • la gestion intégrée du trafic aérien ;
  • l’aviation propre ;
  • une Europe circulaire et fondée sur le bio ;
  • l’hydrogène propre ;
  • des transports routiers automatisés et sans danger ;
  • les PME innovantes.

Les avis recueillis alimenteront le travail d’évaluation de l’impact de ces partenariats potentiels, en combinaison avec les commentaires précédemment recueillis sur les analyses d’impact initiales publiées en juillet. De plus, ces partenariats seront examinés au cours d’une session spéciale pendant les journées européennes de la recherche et de l’innovation, le 26 septembre 2019.
 
La Commission invite toute personne intéressée par les futurs partenariats de recherche et d’innovation à participer à cette enquête, qui sera clôturée le 6 novembre 2019.

Source : Commission européenne, le 11 septembre 2019

Séminaire de l’UE sur le commerce pour analyser les avantages de l’APE


L’accord de partenariat économique (APE) est un accord de commerce et de développement entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’UE. Cet APE a pour objectif de promouvoir le développement durable et l’intégration progressive des États du Pacifique dans l’économie mondiale. Il vise à créer une zone de libre-échange entre les différentes parties par l’intermédiaire d’une libéralisation graduelle, en tenant compte des besoins spécifiques et des contraintes en matière de capacités des États du Pacifique. Cet APE porte sur le commerce de marchandises.
 
L’APE entre l’UE et les pays ACP du Pacifique a été signé par la Papouasie-Nouvelle-Guinée en juillet 2009 et par les Fidji en décembre 2009. Ces deux pays l’appliquent respectivement depuis 2011 et 2014.
 
S’exprimant avant le séminaire, l’ambassadeur de l’UE pour le Pacifique, Son Excellence M. Sujiro Seam, a déclaré : « L’UE est le plus grand marché unique au monde et cet APE permet aux produits en provenance des Fidji et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée d’accéder librement au marché européen. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’avantage découlant de cet accès au marché de l’UE a donné lieu à cinq nouveaux investissements, qui ont créé 50 000 nouveaux emplois, dont beaucoup pour des femmes. Les Fidji ont également signé cet APE et bénéficient donc d’avantages similaires, tels que l’accès au marché européen en franchise de droits et de contingents pour le poisson transformé, peu importe l’endroit où ce poisson a été pêché. »
 
« Dans la région du Pacifique, les Fidji sont l’un des principaux partenaires commerciaux de l’UE. Elles exportent surtout du sucre de canne brut, d’autres produits agricoles et du poisson vers l’UE. L’APE ouvre des possibilités de diversification et de renforcement de nos liens économiques. Il génère des revenus et crée des emplois dans le secteur privé. Il s’agit d’un véritable partenariat de commerce et de développement. L’APE est l’un des principaux outils de l’UE pour aider les pays en développement, comme les Fidji, à progresser sur la voie de la croissance économique et de la diversification de leur économie », a ajouté l’ambassadeur.

Source : SEAE, le 16 septembre 2019

Aide humanitaire : plus de 34 millions d’euros pour la région des Grands Lacs africains

La Commission européenne a annoncé l’octroi d’une enveloppe de 34,275 millions d’euros à titre d’aide humanitaire destinée aux personnes les plus vulnérables de la région des Grands Lacs, en Afrique. Cette aide contribuera principalement à répondre aux besoins humanitaires urgents auxquels est confrontée la République démocratique du Congo et à fournir un soutien durable aux réfugiés burundais présents dans cette région.
 
L’essentiel de l’aide annoncée est destiné à soutenir des mesures humanitaires en République démocratique du Congo (29,375 millions d’euros) et à venir en aide aux réfugiés en provenance du Burundi présents en Tanzanie et au Rwanda (4,3 millions d’euros). Les 600 000 euros restants sont destinés aux agences des Nations unies au Burundi et à l’apport d’une aide aux réfugiés provenant de la République démocratique du Congo présents dans la République du Congo voisine.
 
La région des Grands Lacs africains continue d’être confrontée à des conflits armés et à l’insécurité, ce qui entraîne des déplacements forcés, des pénuries alimentaires et la malnutrition des populations, ainsi qu’à des flambées épidémiques et à des catastrophes naturelles à répétition. L’aide financière annoncée aujourd’hui porte le montant total de l’aide humanitaire de l’UE dans la région des Grands Lacs à 69,74 millions d’euros en 2019.

Source : CE, le 18 septembre 2019

Nigeria : comment le Nigeria a été écarté d’un projet de 15 millions d’euros financé par l’UE dans le domaine de la pêche

Certaines insinuations laissent entendre que le Nigeria aurait été écarté d’un projet de 15 millions d’euros (6 milliards de NGN) financé par l’Union européenne (UE) en faveur du développement et de l’amélioration des activités de pêche dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest à l’initiative des pays francophones.
 
Ce projet repose sur l’idée que la contribution de la pêche au développement économique de l’Afrique de l’Ouest est sous-optimale et que la gouvernance actuelle des activités de pêche menace la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et la biodiversité marine. C’est pour ces raisons que l’UE octroie une aide à la lutte contre la pêche illégale en Afrique de l’Ouest.
 
Ce projet, financé au titre du Fonds européen de développement (FED), visait également à améliorer la gouvernance régionale de la pêche en Afrique de l’Ouest, ce qui nécessiterait d’élaborer une politique régionale de la pêche, de mettre en place une coordination régionale de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) et d’améliorer la gestion des stocks halieutiques au niveau régional.
Une source fiable a indiqué au journal THISDAY que ce projet de 15 millions d’euros représente l’un des nombreux engagements ambitieux pris par l’UE en matière de conservation des océans lors de la conférence « Notre Océan » organisée par l’UE à Malte en 2017.
 
En évidence : le projet d’amélioration de la gouvernance régionale de la pêche en Afrique de l’Ouest (PESCAO) financé par l’UE « a pour objectif d’améliorer la gestion régionale de la pêche en agissant sur la politique régionale de la pêche au niveau de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en renforçant la capacité des autorités nationales et régionales de suivi, de contrôle et de surveillance (SCS) compétentes à lutter contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), et en démontrant la valeur ajoutée des approches coordonnées pour une gestion partagée de la pêche. »

Source : All Africa, le 16 septembre 2019

Ressources

Un répertoire de connaissances sur l’intégration de la déclaration de Malabo au niveau national
 

L’agriculture a la capacité de transformer en profondeur l’économie africaine en contribuant à l’avènement d’un avenir prospère, inclusif et inspirant pour les habitants de ce continent. C’est dans cette optique qu’en 2014, les chefs d’État et de gouvernement africains ont adopté la déclaration de Malabo sur la croissance et la transformation accélérées de l’agriculture pour une prospérité partagée et de meilleures conditions de vie (Malabo Declaration on Accelerated Agricultural Growth and Transformation for Shared Prosperity and Improved Livelihoods). Cette initiative visait notamment à réaffirmer les engagements du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA). La déclaration de Malabo a remis l’agriculture au premier plan du programme de développement du continent. Pour concrétiser les buts et objectifs ambitieux formulés dans cette déclaration, les États membres de l’Union africaine se sont efforcés d’élaborer et de mettre en œuvre des plans nationaux d’investissement agricole (PNIA) qui tiennent compte des processus et des thèmes mis en évidence dans la vision de la déclaration. 

Source: www.nepad.org

Tendances à long terme en matière de sécurité et de développement au Sahel


À la suite de l’intervention militaire française au Mali de 2013, l’attention s’est notamment concentrée sur les questions de sécurité et de développement dans le Sahel. La stabilité des pays de cette région et la capacité de leur gouvernement à gérer les changements sociaux et les tensions qui en découlent ont d’importantes répercussions en matière de sécurité sur les flux migratoires, le développement économique et les préoccupations sanitaires, tant pour les populations locales que pour la communauté internationale. L’émergence d’un extrémisme religieux violent dans la région et les divers efforts déployés pour contenir sa propagation ont alarmé la scène internationale et suscité l’investissement de ressources considérables par les gouvernements nationaux et leurs partenaires étrangers. Cette publication présente une vue d’ensemble de la situation actuelle dans la région du Sahel, en se penchant sur les questions de sécurité et de développement qui se recoupent et se chevauchent. Elle aborde ensuite trois thèmes centraux – la pauvreté, les migrations et les conflits – en adoptant un point de vue historique pour étudier les tendances à long terme dans cette région.

Source: www.oecd-ilibrary.org

Évènements

Journées européennes de la recherche et de l'innovation
24-26 septembre 2019
Bruxelles, Belgique
Forum des entreprises CARIFORUM-UE et Foire commerciale caribéenne authentique
26-28 septembre 2019
Union Halle Francfort, Allemagne
Semaine européenne des régions et des villes
Plus de six mille personnes de toute l'Europe devraient rejoindre les régions et les villes européennes, cette année sous le titre "Régions et villes: les piliers de l'avenir de l'Union européenne".
7-10 octobre 2019
Bruxelles, Belgique
Information d'inscription
Alimentation 2030: Nourrir les hommes et nourrir la planète par le biais de régimes alimentaires durables pour tous
Evénement organisé par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO)
16 octobre 2019
À partir de 13h00
Bruxelles, Belgique

 
Briefing de Bruxelles n. 58 : « Les opportunités du commerce régional »
23 octobre 2019
Bruxelles, Belgique
 
Conférence sur les perspectives agricoles de l'UE en 2019
La conférence est une opportunité annuelle majeure pour les parties prenantes européennes de discuter de l'avenir de l'agriculture en Europe et des défis à venir.
10-11 décembre
Bruxelles, Belgique

 
Cette lettre d'information du CTA Bruxelles est produite chaque semaine par le bureau du CTA à Bruxelles.

Éditeur : Mme Isolina Boto, Manager CTA Brussels Office (boto@cta.int)
Rédacteur : Mariana Lemos (lemos@cta.int)
Contributeur: Félix Ajong (ajong@cta.int)
Assistance technique : Thierry Lewyllie (lewyllie@cta.int)

NOTE : Si vous avez des questions ou des suggestions, écrivez-nous à l'adresse suivante : boto@cta.int
Pour plus d'informations sur l'ensemble des activités du CTA, veuillez consulter les sites http://www.cta.int ou http://bruxelles.cta.int
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