Le numéro 36 de la revue littéraire KeulMadang vient de paraître
KeulMadang - Littératures de Corées
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Numéro 36 / Janvier 2016

Dans ce numéro de Keulmadang, nous publions une interview que l’auteur PYUN Hye-young nous avait accordée lors de la parution de Cendres et rouge. Nous proposons également aux lecteurs de découvrir son dernier recueil de nouvelles, Dans l’antre d’Aoï Garden, à travers un extrait. Dans un second entretien à paraître en Janvier, l’auteur reviendra sur la genèse de cette œuvre.

Bonne lecture.
 


 

Théories du danger et de la peur

La société du risque de Ulrich Beck est publié en 1986 et traduit en coréen en 1997. Le concept de société du risque a profondément influencé les diagnostics de la nouvelle réalité et les recherches de solutions depuis la fin du XXe siècle.



 

Une littérature qui s’abreuve de désastres

Pyun Hye-young fait partie de ce courant qui s’évertue à renouveler les thèmes et les formes de la littérature contemporaine. Dans le cas présent, c’est souvent aux sources du fantastique, voire du gore, qu’elle met à l’épreuve l’absurdité du monde, dans une vision apocalyptique où les êtres humains sont réduits, autant qu’ils se réduisent eux-mêmes à une quasi-abjection.



 

Dans l’antre d’Aoï Garden

Des grenouilles noires tombaient avec la pluie. La plupart atterrissaient sur l’insondable couche d’ordures qui couvrait le sol. Certaines s’éclataient le crâne sur l’asphalte, d’autres étaient écrasées par le camion de désinfection. Des éclaboussures rouges maculaient le bitume. Le sang et la chair réduite en bouillie brillaient dans l’obscurité des rues. Même en plein jour, la ville était sombre, comme noircie par le feu. Depuis que les autorités avaient rationné la consommation de gaz, la fumée de vieux poêles à charbon épaississait l’air et chargeait le ciel de fines particules noires. C’était surprenant de trouver encore ce type de chauffages à l’ancienne ailleurs que dans les vieilles écoles et les bâtiments de santé publique.



 

Interview PYUN Hye-young

Née en 1972 à Séoul, Pyun Hye-young est très vite appréciée par le monde littéraire coréen pour son imagination débridée et insolente, et l’originalité de son écriture. Fantasmagories glauques ou réalistes, ses écrits parodient un monde imaginaire grotesque et tentent de modifier notre perception en bouleversant nos sensations et en nous transportant dans un autre univers.



Mais aussi...


J’entends ta voix

À ceux qui ont une vision idyllique de la Corée et de Séoul en particulier, J’entends ta voix risque d’apporter un démenti sévère. Ce roman nous emmène du côté des mal-nés, de ces jeunes qui ont très tôt quitté le foyer familial pour se jeter dans les bras de la rue et connaître ou pratiquer toutes les formes de violence.

par Jean-Claude de CRESCENZO
 

La Traversée des âmes

Après Les Coréennes, pièce écrite et mise en scène par Nicolas Hazard, et interprétée par des étudiants du Lycée International Xavier de Séoul, la troupe nous offre sa dernière création, La Traversée des âmes, inspirée du drame du Sewol, ferry sud-coréen échoué le 16 avril 2014 au large de l'île de Jindo.

par Nicolas HAZARD
 

Jiseul

En 250 pages d'un travail exécuté à l’encre de chine sur papier de riz, Keum Suk Gendry- Kim revient sur un épisode tragique et longtemps passé sous silence de l’histoire de Corée : le soulèvement de Jeju le 3 avril 1948.

par Julien PAOLUCCI
 

Le poète KO Un à Marseille

Vendredi 30 octobre 2015 étaient invités à la Vieille Charité à Marseille les amateurs de poésie, et surtout de poésie coréenne, pour une rencontre avec le poète Ko Un, à l’occasion de la sortie de ses deux derniers ouvrages traduits en français, Poèmes de l’Himalaya (Decrescenzo Éditeurs) et Fleurs de l’instant (Circé).

par Lucie ANGHEBEN
 

Jimjilbang

Jérôme n’aime pas la Corée du Sud : les rues sont sales, les autochtones peu sympathiques et peu disposés à parler français, les restaurants sont des « bouis-bouis » sans saveur… Et que dire des Jimjilbang, ces saunas coréens où s’amoncellent des corps flasques suintants ?

par Philippe PAOLUCCI
 

Le tigre mange-t-il de l’herbe ?

La curiosité et la soif de savoir des jeunes enfants seront comblées par cet ouvrage de deux auteurs coréens : jolie trouvaille de l’éditrice Marguerite Tiberti, pour sa collection de documentaires scientifiques pour les petits enfants qui compte déjà une dizaine de titres adaptés du coréen.

par Véronique CAVALLASCA
 

La Société de la fatigue

La Société de la fatigue de Han Byung-chul prolonge le livre majeur d’Alain Ehrenberg, La fatigue de soi, en développant la thèse selon laquelle notre société est passée de la répression par l’interdit à une société de la pleine positivité.

par Jean-Claude de CRESCENZO
 


Ont participé à ce numéro
 
PYUN Hye-young
KIM Hong-jun
Lucie ANGHEBEN
Véronique CAVALLASCA
Nicolas HAZARD
Julien PAOLUCCI
Philippe PAOLUCCI
Jean-Claude de CRESCENZO
Julien BOYER
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