Copy


Lettre d'information - Mai 2019
NOUVELLES DE L'OBSERVATOIRE
 
  • Séminaire à Abidjan - L'appropriation francophone de la déclaration d'engagements communs
     
  • Nouvelle publication - Le Maintien de la paix et consentement de l’État hôte : une équation fragile

VEILLE INSTITUTIONNELLE 
  • FOCUS : les difficultés de financement des OMP
  • ONU
  • MINUSMA
  • MONUSCO
  • MINUSCA
  • ONUCI

PUBLICATIONS
  • Être acteur des opérations de paix des nations unies : le guide pratique des pays contributeurs
    désormais en version numérique
     
  • Les coupes budgétaires radicales de Trump ont un impact sur les soldats de la paix de l'ONU
     
  • La situation financière précaire des Nations unies met en danger les missions et les effectifs
     
  • Maintien de la paix des Nations Unies au Mali : il est temps d'ajuster le mandat de la MINUSMA
     
  • Evaluer l'efficacité de la mission des Nations Unies en RDC / MONUC - MONUSCO 
     
  • Le massacre au Mali démontre la nécessité de donner la priorité à la protection des civils dans le mandat de la MINUSMA
     
POSTES À POURVOIR
Cette lettre d'information mensuelle de l'Observatoire Boutros-Ghali vise à rendre compte de l’évolution des doctrines, des pratiques et débats sur les questions relatives au maintien de la paix, et à la participation des pays francophones à ces dernières.

N'hésitez pas à la partager autour de vous, en relayant ce courriel
ou le lien vers l'inscription à notre liste de diffusion.

En vous souhaitant une bonne lecture,
l'équipe de l'Observatoire Boutros-Ghali.
 
 

L'Observatoire entend rendre hommage à M. Boutros
Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général des Nations
unies et de la Francophonie, qui a très tôt œuvré
pour le renforcement du maintien de la paix et mis
en avant son caractère pluridimensionnel et évolutif.

Pour plus d’informations sur l’Observatoire, ses partenaires,
ses objectifs et ses activités, rendez-vous sur le site: www.observatoire-boutros-ghali.org
NOUVELLES DE L'OBSERVATOIRE

Séminaire sur l'appropriation francophone de la déclaration
d'engagements communs (22 mai à Abidjan)

L'Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix organise, le 22 mai 2019 à Abidjan, un séminaire sur l'appropriation francophone de la déclaration d'engagements communs sur les opérations de maintien de la paix des Nation unies.
 
Ce séminaire, organisé en collaboration avec le « Programme pour le dialogue sur la sécurité en Afrique subsaharienne (SIPODI) de la Fondation Konrad Adenauer » et les autorités ivoiriennes, s’inscrit dans la continuité du séminaire organisé par l’Observatoire le 25 octobre 2018 au siège des Nations unies, et qui été consacré à la réflexion d’acteurs francophones autour de l’initiative du Secrétaire général de l’ONU « Action pour le maintien de la paix » (A4P). Il s’agit d’une démarche visant à renforcer la contribution francophone à la mise en œuvre de la réforme du maintien de la paix des Nations unies.
 
S'appuyant sur les éléments de réflexion amorcés à New York, le rendez-vous d’Abidjan ambitionne d’amplifier et de traduire en mécanismes concrets d’action les propositions francophones visant à faire avancer la mise en œuvre de la « Déclaration d’engagements communs », particulièrement sur les volets du partenariat, de la formation et de la performance des troupes déployées dans les opérations de paix, mais aussi sur le positionnement francophone dans le cadre du dialogue triangulaire avec le Secrétariat et le Conseil de sécurité des Nations unies.
 
Le choix de la capitale économique ivoirienne, Abidjan, s’est justifié au regard des deux considérations : l’entrée de la Côte d’Ivoire au premier janvier de cette année, comme membre non permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, mais aussi la trajectoire du pays, marquée par son passage du statut de pays hôte d’une mission, à celui de contributeur au maintien de la paix des Nations unies.
 
Le séminaire rassemblera des experts et praticiens du maintien de la paix, des diplomates, conseillers militaires des missions, des chercheurs, des membres des organisations régionales africaines autour de quatre panels :
  • La contribution à une opération de Paix de l’ONU : attendus, défis et bonnes pratiques
  • Le partenariat triangulaire
  • Les défis de la formation
  • Le partenariat ONU, organisations régionales et sous-régionales
 
Rappelons que l’Observatoire Boutros-Ghali a déjà publié plusieurs notes d’analyse sur le dialogue triangulaire entre le Conseil de sécurité, le Secrétariat et les pays fournisseurs de troupes et de personnels de police.
 

Nouvelle publication de l’Observatoire

Le Maintien de la paix et consentement de l’État hôte : une équation fragile

Dans cette nouvelle note publiée au mois d’avril, Michel Luntumbue, membre de la coordination scientifique de l’Observatoire Boutros-Ghali, se propose d’aborder, dans une perspective francophone, la thématique du consentement de l’État hôte à une opération de maintien de la paix des Nations unies.
 
Car, si le consentement de l’Etat hôte est une des conditions préalables à la création d’une OMP et un des facteurs de sa réussite, trop peu d’analyses lui sont pourtant consacrées et aucune étude spécifique en langue française n’a encore été publiée à ce sujet malgré le nombre important d’OMP actuellement déployées dans l’espace francophone. Michel Luntumbue articule son propos en trois points :
  1. La clarification de la notion de consentement comme principe du maintien de la paix,
  2. Les principales situations et facteurs de rupture du consentement,
  3. Les stratégies d’atténuation des risques pour soutenir et maintenir le consentement de l’État hôte.
Du même auteur :
VEILLE INSTITUTIONNELLE

FOCUS : les difficultés de financement des OMP

Le 17 avril, le Secrétaire général des Nations unies a rendu un rapport relatif aux prévisions budgétaires du prochain exercice des opérations de maintien de la paix allant du 1er juillet 2019 au 30 juin 2020.
 
Si dans ce rapport, le Secrétaire général réaffirme que les OMP demeurent l’un des moyens les plus efficace d’aider les pays touchés par un conflit à trouver des solutions politiques et instaurer une paix durable, il rappelle également que leur financement reste un défi. Les opérations de paix sont confrontées à des problèmes de trésorerie importants, dus notamment au retard de paiement des États membres, et conséquence d’une crise du multilatéralisme et de la remise en cause des couts et de l’efficacité des missions.

Le montant demandé pour financer les OMP au cours de l’exercice 2019/2020 sera inférieur de 382,2 millions de dollars par rapport au montant approuvé pour l’exercice 2018/2019. Ce qui représente également une baisse de 859,2 millions de dollars par rapport au montant défini pour l’exercice 2017/2018.

Ces réductions budgétaires sont au cœur des efforts entrepris par le Secrétariat pour obtenir de véritables gains et gagner en efficience, sous la pression des États membres, les États-Unis en tête. En juin 2017, l’ancienne ambassadeur des États-Unis aux Nations unies à l'époque, Nikki Haley, avait milité pour une réduction de la contribution américaine au financement du maintien de la paix. En mars 2018, elle déclarait que Washington plafonnerait sa part des coûts annuels à 25 %, affirmant qu'aucun pays ne devrait être responsable de plus du quart des dépenses de maintien de la paix.

Puis en mars 2019, lors de la conférence ministérielle du Conseil de sécurité, les États-Unis réaffirmaient leur réticence à financer des OMP trop coûteuses et peu efficientes. La MONUSCO et la MINUSCA seront concernées par ces coupes budgétaires alors que la MINUSMA reste l’une des seules missions pour laquelle le consensus est quasi-total et qui voit son financement augmenter. Les États membres ayant un intérêt particulier à la lutte contre le terrorisme et la stabilisation de la région sahélienne.
 
Pour exemples, voici l’évolution budgétaire pour les missions au Mali, en RDC et en RCA :
  • Budget 2019/2020 MINUSMA : 1 149 778 800 USD vs 1 074 719 USD 2018/2019
  • Budget 2019/2020 MONUSCO : 1 023 267 600 USD vs 1 114 620 USD 2018/2019
  • Budget 2019/2020 MINUSCA : 925 498 900 USD vs. 930 212 USD 2018/2019.
Ces coupes budgétaires ne sont pas sans conséquences :  dans son article Trump’s Strong-Arm Cuts Put UN Peacekeepers Out in the Cold, Pass Blue revient sur les conséquences pour les pays contributeurs en troupes les transformant dans les faits en « grands financeurs du maintien de la paix ». En effet, pour payer ses propres factures, l’ONU est de plus en plus obligée de retenir les paiements versés aux pays fournissant des contingents et des forces de police. Parmi ces pays, l’Éthiopie, le Bangladesh, le Rwanda, l’Inde et le Népal se classent au premier rang des fournisseurs de personnel de maintien de la paix. Leurs troupes sont indemnisées selon les barèmes de salaires nationaux, ces frais étant remboursés par l'ONU.

Au premier trimestre 2019, l’ONU n’a pu payer seulement la moitié des fonds qui leur étaient dus. L'incapacité de l'ONU à rembourser ses membres entraîne des pressions sur les budgets nationaux des pays. Cela décourage les États membres de déployer de nouvelles unités dans le cadre d'opérations de paix, ce qui pourrait entraîner une pénurie de services indispensables tels que l'aviation, l'ingénierie et le déminage. Ce paradoxe a été épinglé par le Secrétaire général des Nations unies qui juge la situation alarmante : en remboursant avec retard « L’Organisation emprunte, pour de longues périodes, auprès des pays fournisseurs de contingents et de forces de police. Nombre d'entre eux sont des pays à faibles revenus pour lesquels cela impose une charge financière importante. Parallèlement, l'organisation demande à ces mêmes pays de faire davantage pour former leur personnel et améliorer la qualité de leurs équipements, tout en opérant dans des environnements de plus en plus difficiles ». 
 
Fin avril, la cheffe de la MONUSCO, Leila Zerrougui, annonçait d’ailleurs la fermeture de certaines antennes de la mission en prévision des futures coupes budgétaires qui affecteront la mission (voir notre section MONUSCO).
 
Plusieurs publications bordants cette thématique sont à retrouver dans cette lettre d’information :

ONU

Femmes, paix et sécurité

Au cours du débat sur le rôle des femmes dans le maintien de la paix, tenu au Conseil de sécurité le 11 avril 2019, le Secrétaire général des Nations unies a déclaré que « la participation des femmes doit être au centre des décisions de maintien de la paix ». Vingt ans après la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité, Antonio Guterres a cité les nombreuses mesures prises pour renforcer la présence des femmes dans le domaine et s’est félicité du lancement de l’initiative « Elsie » par le Canada pour une participation accrue des femmes aux opérations de paix. Il a rappelé « qu’il ne s’agit pas seulement d’une question de chiffres mais aussi d’efficacité des mandats » et que le fait d’avoir un plus grand nombre de femmes dans les OMP conduit à des mesures « protectrices plus crédibles qui répondent aux besoins de tous les membres des communautés locales ».

Leur présence permet d’augmenter les signalements de violences sexuelles et sexistes et de diminuer le nombre d’incidents et d’abus sexuels, ce qui conduit à « des processus de paix plus représentatifs et inclusifs ». Si depuis 2017 le nombre des femmes servant au sein des états-majors ou comme observatrices militaires a doublé, pour le Secrétaire général il est nécessaire d’aller « plus loin » avec un objectif en matière de représentation des femmes de 15 à 35 % d’ici 2028.
Le 23 avril, et à l’occasion du débat semestriel du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité, s’est tenu un débat public sur la question complexe des violences sexuelles dans les conflits.  Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a salué les efforts déployés par le Dr. Mukwege pour créer un fonds d’aide aux victimes et il a appelé tous les États Membres à y contribuer. Rappelons que l’Observatoire Boutros-Ghali a également publié en mai 2018 une note d’analyse sur Le renforcement du déploiement de Casques bleus féminins : une longue et incertaine marche vers l’égalité des genres. L’OBG a en outre publié en français l’analyse de Jenny Lorentzen sur Les femmes dans le processus de paix au Mali.
 
Droits humains dans les opérations de paix : réunion en formule Arria

What’s in blue rapporte la tenue d’une réunion en formule arria qui s’est tenue à huis-clos au Conseil de sécurité, le 17 avril. Coprésidée par la France et l’Allemagne et réunissant les responsables des composantes droits humains de trois OMP (MINUSMA, MONUSCO, MANUI), la réunion avait pour objectif de donner aux membres du Conseil l'occasion d'engager un dialogue au sujet des « aspects du maintien de la paix liés aux droits humains » et notamment :
  • le travail des composantes droits de l'homme, y compris dans les cas où les opérations de paix sont confrontées à une menace terroriste
  • les défis et les meilleures pratiques en matière de respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire
  • la manière dont les composantes droits de l'homme appuient les objectifs politiques des opérations de paix
  • le rôle des composantes droits de l'homme, qui coopèrent avec les pays fournissant des contingents et des forces de police, à la protection des civils
  • le travail des composantes droits de l'homme dans l'intégration des droits de l'homme dans d'autres composantes des opérations de paix.
Les participants se sont s'interrogés sur la manière dont les mandats liés aux droits de l'homme se traduisent en actes et dont les composantes droites humains contribuent à la protection des civils et à la prévention des conflits dans le cadre de la mise en œuvre du mandat.
Les membres ont en outre rappelé la nécessité de disposer de fonds suffisants pour soutenir le travail des opérations de maintien de la paix dans le domaine des droits humains.

MINUSMA

Le Conseil de sécurité exhorte les parties maliennes à une mise en œuvre rapide de l’Accord de paix

Le Conseil de sécurité a tenu une réunion le 3 avril 2019  sur « La situation au Mali », l’occasion pour le président du Conseil de sécurité de s’exprimer à ce sujet. Dans sa déclaration, le a d’abord souligné que la MINUSMA contribue considérablement à l’application de l’accord de paix et à la stabilisation du Mali et s’est félicité de mesures prises par la Mission pour adopter une démarche plus « robuste » au cours des derniers mois.

Christoph Heusgen a dit regretter que plusieurs dispositions de l’Accord de paix n’aient pas encore été appliquées voire amorcées malgré les appels répétés du Conseil en ce sens. Il s’est inquiété du vide politique et sécuritaire que cela provoque et des conséquences sur la viabilité de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali. Le Président du Conseil de sécurité a prié les autorités maliennes à rétablir la présence de l’État dans le centre Mali.  Il a lancé un appel à l’intégration dans les forces de défense et de sécurité malienne des combattants prenant part au processus accéléré de DDR (désarmement, démobilisation, réintégration) ainsi qu’à l’adoption d’un projet de législation relatif à la mise en place de la zone de développement des régions du nord, avant la fin du mandat en cours de la MINUSMA.

Le Président du Conseil de sécurité a ensuite prié le Secrétaire général des Nations unies d’intégrer à ses rapports périodiques sur la MINUSMA « des recommandations sur les mesures concrètes à prendre » que les parties maliennes devront appliquer dans la perspective du renouvellement du mandat de la mission.  Il lui a enjoint de « présenter des options en vue d’une possible adaptation de la MINUSMA » avant l’expiration du mandat de la mission le 30 juin prochain, afin que cette dernière renforce l’efficacité de son soutien à la mise en œuvre de l’Accord de paix et continue d’appuyer le rétablissement de l’autorité et de la présence de l’État.

Les options proposées par le Secrétaire général pour une « adaptation potentiellement importante de la MINUSMA », devront prendre en compte «la situation désastreuse en matière de sécurité », y compris dans le centre du Mali, et la « menace que représentent les groupes terroristes ». Le Président du Conseil de sécurité a réitéré son soutien à la MINUSMA, récemment visé par des attaques terroristes, qu’il a encouragé à continuer d’appuyer le rétablissement de l’autorité de l’État dans le centre Mali, d’exécuter sa mission de réconciliation et de protection des civils.

Selon le chercheur Wasim Mir, le Mali est entré dans une spirale de violence inquiétante qui affecte les civils, particulièrement ceux de la région centre, et le Conseil de sécurité devrait, en juin 2019, adapter le mandat de la MINUSMA en lui attribuant deux priorités stratégiques : la protection des civils (POC) et le processus de paix. L’objectif : un mandat de la MINUSMA clarifié et renforcé ; l’arrêt de la violence.

Le Chef de la MINUSMA, Annadif Mahamat Saleh, s’était à son tour exprimé le 4 avril pour corroborer les propos du Président du Conseil de sécurité. Il a rappelé que la mission au Mali était la plus meurtrière (le 20 avril une attaque à l’engin explosif a touché un convoi de la MINUSMA dans la région de Mopti et le 21 avril un camp des forces armées malienne a été visé par une attaque terroriste) et que la MINUSMA devait autant que possible protéger les civils mais que toutefois l’appui et l’engagement du gouvernement malien demeurait indispensable. Il a indiqué qu’après le massacre d’Ogossagou, la MINUSMA déploierait ses forces aux côtés des forces de défense et de sécurité maliennes pour couvrir toute la zone du centre-Mali.

Le Conseil de sécurité a exhorté les parties maliennes à appliquer sans plus tarder l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali et rappelé que les récentes attaques pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international.

MONUSCO

Réduction budgétaire : fermeture de plusieurs antennes

La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, Leila Zerrougui, a annoncé le 22 avril 2019 la fermeture de plusieurs antennes de la MONUSCO en raison d’une réduction budgétaire pour l’exercice 2019/2020 qui entrera en vigueur le 1er juillet 2019. Huit bureaux seront fermés d’ici juin 2019 à Dungu, Mbandaka, Bandundu, Kamina, Matadi, Mbuji-Mayi, ainsi que Kisangani et Lubumbashi et 764 postes seront supprimés, dont les trois quarts sont occupés par des Congolais. Selon la cheffe de la mission les réductions de postes n’affecteront que du personnel civil et la composante militaire de la mission devrait rester inchangée. La MONUSCO « restera présente dans les zones où opèrent des groupes armés » : dans l’Ituri, les Kivu, le Tanganyika et les deux Kasaï.

Présente en RDC depuis vingt ans, la MONUSCO est la plus grande opération de maintien de la paix des nations unies, compte 20 000 membres et son budget actuel s’élève à 1,2 milliard de dollars. Ce plan de réduction des effectifs est considéré comme une mesure anticipant les prochaines coupes budgétaires alors que les États-Unis, le plus grand donateur de l’ONU, ont annoncé en décembre qu’ils réduisaient leur contribution au budget de maintien de la paix des Nations unies à 6,7 milliards de dollars, soit de 28,5 à 25 %.

Aussi, en mars 2019, le conseil de sécurité des Nations unies a décidé de prolonger le mandat de la MONUSCO jusqu'au 20 décembre 2019 afin de laisser le temps nécessaire à la conclusion d'un accord de retrait progressif et global. Les mesures annoncées par la cheffe de la mission devraient être achevés d'ici la fin du mois de juin et pourraient être la première étape de la stratégie de sortie de la MONUSCO.
L’UNOPOL, le Canada et la police nationale congolaise négocient un éventuel déploiement canadien en RDC

La composante police de la MONUSCO (UNPOL) a reçu, du 15 au 17 avril 2019, une délégation de cinq experts canadiens en visite officielle en République démocratique du Congo. Cette visite avait pour objectif de faire une évaluation sur le terrain en vue d’un éventuel déploiement d’officiers de police individuels (IPOs) canadiens. La police de la MONUSCO attend du gouvernement canadien un soutien pour le déploiement d’experts dans les domaines du genre, de la lutte contre les violences sexuelles et de la protection de l’enfant pour appuyer la MONUSCO dans la lutte contre l’impunité des auteurs des violences sexuelles basées sur le genre (VSBG) et la protection de l’enfant.

Le général Michel Saurette (chef de la délégation canadienne) a promis de tout mettre en œuvre pour le déploiement prochain d’experts canadiens dans les domaines ciblés pour permettre à la police MONUSCO de se bonifier et d’apporter plus à la police nationale congolaise. La participation canadienne en RDC viendrait renforcer l’engagement du pays pour les questions de genre après qu’ait été officiellement lancé le 28 mars 2019 le fond de l’initiative Elsie pour la participation des femmes aux OMP, initié par le Canada.

L’UNOPOL a par ailleurs organisé un atelier de renforcement des capacités de forces de défense et de sécurité congolaises, dans la localité de Kananga, sur l’élimination des violences à l’égard des femmes.

MINUSCA

Le Conseil de sécurité des Nations unies prêt à un allègement de l’embargo sur les armes
 
Le Conseil de sécurité a examiné le 9 avril la situation en République centrafricaine. Il s’est félicité de la signature, le 6 février 2019 à Bangui, de l’Accord pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine par les autorités centrafricaines et 14 groupes armés.

Il a aussi adopté à l’unanimité le 9 avril une déclaration qui fixe les objectifs à atteindre par la Centrafrique pour obtenir un allègement à l’embargo sur les armes qui la frappe depuis 2013 :  le Conseil de sécurité se donne jusqu’au 30 septembre prochain pour décider de réexaminer l’embargo sur les armes. D’ici là, les autorités centrafricaines devront justifier avant le 30 juin de progrès substantiels dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité, le programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration des groupes armés, ainsi que sur l’établissement d’un protocole clair pour la gestion des armes et des munitions. Ces mesures seront appréciées en juillet par un rapport du secrétaire général Antonio Guterres.
2e réunion du Groupe international de soutien à la RCA pour faire avancer la mise en œuvre de l’accord de paix 
 
Une mission conjointe UA – UE – ONU (groupe international de soutien) s’est rendue en Centrafrique du 14 au 18 avril pour une visite de « terrain » dont l’objectif principal était de faire le point sur les progrès et défis dans la mise en œuvre de l’accord politique de paix et de réconciliation, signé par la RCA et 14 groupes armés le 6 février 2019.

Cette rencontre  a réuni autour du Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, le Secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, le commissaire paix et sécurité de l’Union africaine (UA), Smaïl Chergui, le directeur Afrique du service extérieur de l’Union européenne (UE), Koen Vervaeke, ainsi qu’entre autres, le Représentant spécial du secrétaire général de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Adolphe Nahayo.

Dès l’ouverture des travaux, le Premier ministre a présenté aux participants les onze priorités du gouvernement centrafricain sur la mise en œuvre de l’Accord de paix insistant sur la réforme de secteur de la sécurité (RSS) et le programme de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).

Les membres de la délégation tripartite ont salué les efforts entrepris concernant la consolidation de la paix et de restauration de l’autorité de l’État tout en déplorant la poursuite des exactions commises contre les populations civiles et les défis humanitaires persistants. Ils ont encouragé le gouvernement à poursuivre les efforts en élaborant une feuille de route avec un calendrier précis pour la mise en œuvre effective de l’Accord. Ils ont insisté sur la nécessité d’une participation plus active des femmes au processus de paix.

Au cours de cette rencontre, le Président centrafricain a réitéré lors de la réunion sa « ferme volonté », sa « bonne foi » et « l’engagement du gouvernement centrafricain à poursuivre la mise en œuvre de l’accord de paix ». Plus tôt au mois d’avril, le Gouvernement avait réaffirmé son engagement à entreprendre des réformes du secteur de justice, notamment la justice militaire en République centrafricaine.

Une campagne de sensibilisation sur la justice militaire a d’ailleurs été lancée le 8 avril avec le soutien de la MINUSCA dans le cadre des réformes entreprises pour une armée « républicaine, pluriethnique et respectant les droits de l’homme ».

ONUCI

Première visite du Conseil de sécurité depuis la fin du mandat de l’ONUCI

Le Conseil de sécurité a publié le 10 avril, son rapport de mission sur la Côte d’Ivoire suite à sa première visite les 14 et 15 février 2019, depuis que l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a achevé son mandat en 2017.L’objectif principal de cette visite était de faire le point des processus de transition dans le pays et d’appuyer les efforts de prévention des conflits et de consolidation de la paix du Bureau des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS).

Le Conseil de sécurité a rencontré le Vice-Président de la Côte d’Ivoire, Daniel Kablan Duncan, et le Ministre des affaires étrangères, Marcel Amon-Tanoh, et assisté à une table ronde sur le passage du maintien à la consolidation de la paix en Côte d’Ivoire. Cette table ronde a permis de déterminer les domaines dans lesquels un soutien accru de la part du Conseil de sécurité était nécessaire, notamment en termes de ressources humaines et financières, pour faire face aux problèmes qui subsistent après le départ des missions de maintien de la paix. Elle a aussi aidé à dégager des mesures utiles visant à assurer efficacement le passage du maintien à la consolidation de la paix. Le Coordonnateur résident en Côte d’Ivoire a indiqué que la planification du passage du maintien à la consolidation de la paix avait commencé en 2015, deux ans avant la fermeture de l’ONUCI. Il a fait observer que le processus avait été le résultat d’une approche coordonnée entre l’ONUCI, le gouvernement ivoirien, les partenaires internationaux et l’équipe de pays des Nations unies.

Le Vice-Président Duncan a suggéré que le cas de la Côte d’Ivoire serve de modèle aux pays qui passent du maintien à la consolidation de la paix et a réaffirmé l’engagement du pays à l’appui de l’ONU dans les domaines du maintien de la paix et de la prévention des conflits. Il a également informé la mission que 93 % des anciens combattants avaient été réintégrés.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères a noté que trois éléments ont contribué au succès du programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration en Côte d’Ivoire :   a) la détermination du Président Ouattara ; b) un programme clairement défini par le gouvernement, qui offrait des possibilités de formation et d’emploi à ceux qui avaient choisi de quitter l’armée ; et c) un financement national. À cet égard, il a signalé que le gouvernement avait financé 72 % du programme sur une période de trois ans.
PUBLICATIONS

Être acteur des opérations de paix des nations unies
Le guide pratique des pays contributeurs désormais en version numérique




Le guide pratique des pays contributeurs présenté dans la précédente lettre d’information est désormais disponible en accès libre en version numérique !

Publié en mars 2019 aux éditions L’Harmattan, le "Guide pratique des pays contributeurs" est un véritable mode d’emploi en langue française de la contribution aux missions de la paix. 

Ce guide, dont l’objectif est d’encourager les pays de l’espace francophone à contribuer plus significativement aux missions de paix, passe en revue les étapes pratiques et les démarches à réaliser pour que l'ONU puisse déployer les militaires et policiers francophones tout en accompagnant les États contributeurs dans une démarche d'amélioration de la performance de leurs unités.


 

Il s’articule autour de six différents chapitres correspondants à l’ensemble des phases d’engagement puis de déploiement d’une OMP :

  1. Processus d’inscription d’une offre de contribution dans le système de préparation de capacités de maintien de la paix (p.14)
  2. S’inscrire dans la génération de force (p.47)
  3. Négocier le Mémorandum d’accord (p.59)
  4. S’engager dans le cadre d’un mandat (p.75)
  5. Former et préparer un déploiement (p.100)
  6. Construire un modèle économique soutenable dans la durée (p.110)

Pour rappel, près de la moitié des OMP des Nations unies, soit six sur quatorze sont actuellement déployées dans l’espace francophone


Les coupes budgétaires radicales de Trump ont un impact sur les soldats de la paix de l'ONU
Trump’s Strong-Arm Cuts Put UN Peacekeepers Out in the Cold

Dans cet article, l’auteur revient sur la décision de l'administration Trump de ne plus « payer la totalité des factures des opérations de maintien de la paix des Nations unies » en réduisant de 3 % sa participation au budget des OMP et tente de démontrer que cette décision a fini par nuire à des pays extrêmement pauvres désireux de faire leur part en termes de contribution aux Nations unies. 
 
Il rappelle que, selon le secrétaire général António Guterres, cette décision de l’administration Trump crée des difficultés financières pour les pays fournisseurs de troupes et de policiers en les transformant de fait en « grands financeurs du maintien de la paix ».
Pour payer ses propres factures, souligne l’auteur, l’ONU est de plus en plus obligée de retenir les paiements versés aux pays fournissant des contingents et des forces de police. Parmi ces pays, l’Éthiopie, le Bangladesh, le Rwanda, l’Inde et le Népal se classent au premier rang des fournisseurs de personnel de maintien de la paix. Leurs troupes sont indemnisées selon les barèmes de salaires nationaux, ces frais étant remboursés par l'ONU.
 
Au premier trimestre 2019, l’ONU n’a pu payer seulement la moitié des fonds qui leur étaient dus. L'incapacité de l'ONU à rembourser ses membres entraîne des pressions sur les budgets nationaux des pays. Cela décourage les États membres de déployer de nouvelles unités dans le cadre d'opérations de paix, ce qui pourrait entraîner à terme une pénurie de services indispensables tels que l'aviation, l'ingénierie et le déminage.

L’article rapporte que le Secrétaire général des Nations unies considère la situation comme alarmante, et comme créant un « paradoxe » : en remboursant avec retard « L’ONU emprunte, pour de longues périodes, auprès des pays fournisseurs de contingents et de forces de police. Nombre d'entre eux sont des pays à faibles revenus pour lesquels cela impose une charge financière importante. Parallèlement, l'organisation demande à ces mêmes pays de faire davantage pour former leur personnel et améliorer la qualité de leurs équipements, tout en opérant dans des environnements de plus en plus difficiles ».

La situation financière précaire des Nations unies met en danger les missions et les effectifs
The UN’s Precarious Financial Situation Places Missions and People at Risk


Dans cet article, le chercheur Wasim Mir revient sur la précarité financière qui touche actuellement les missions de paix des Nations unies. Si les difficultés financières ne sont pas nouvelles, selon l’auteur, l’accumulation de retards de paiements ces dernières années, l’amoindrissement des réserves de trésorerie coïncident avec la décision américaine de réduire le budget alloué aux OMP, ont des conséquences désastreuses sur la capacité des pays fournisseurs de contingents à déployer des troupes. Selon l’auteur, si la situation continuait de se dégrader il faudrait envisager une réduction de personnel et la fermeture de certaines antennes des différentes OMP avec des répercussions sur la paix et la sécurité. A la fin 2018, l’ONU devait encore rembourser 255 millions de dollars aux pays fournisseurs de contingents et de forces de police.

Maintien de la paix des Nations Unies au Mali : il est temps d'ajuster le mandat de la MINUSMA
UN Peacekeeping in Mali Time to Adjust Minusma’s Mandate


Dans cette publication, le German institute for international and security affairs (SWP) revient sur les objectifs, les défis et les nécessaires améliorations du mandat de la MINUSMA. Denis M. Tull rappelle que le mandat de la MINUSMA se termine le 30 juin 2019 mais, d’après lui, cela ne fait aucun doute que le Conseil de sécurité prolongera la mission, la MINUSMA contribuant à la stabilisation du Mali. Toutefois selon l’auteur, les développements inquiétants dans le pays rendent nécessaire un examen approfondi et une modification du mandat de la MINUSMA, en particulier de sa contribution au processus de paix et de sa réponse à la détérioration de la situation dans le pays, en particulier au centre du Mali plutôt que dans le nord qui capte la majorité des ressources et des efforts de la MINUSMA.

En effet, se concentrer uniquement sur le terrorisme au nord, reviendrait à ignorer la situation au centre du pays qui se dégrade, notamment dans les régions de Mopti et Ségou. Au cours des douze derniers mois seulement, 600 civils ont été massacrés et des milliers de personnes ont été récemment déplacées, selon l'ONU. En janvier et février 2019, 70 % de toutes les violations des droits humains dans le pays ont eu lieu dans la partie centrale du Mali et le plan de sécurisation intégrée des régions du centre (PSIRC), proclamé par le gouvernement en 2017 et soutenu par l'Union européenne, n'a jusqu'à présent pas donné de résultats tangibles.

Selon M. Tull, d’un point de vue politique, géographique et démographique, le centre du Mali constitue un défi autant pour la stabilisation du pays aujourd'hui que le nord alors que la MINUSMA y est à peine présente. Il propose trois priorités qui pourraient être envisagées : premièrement, la protection des civils ; deuxièmement, et à la demande du Mali, le soutien à la médiation des conflits régionaux et locaux ; troisièmement, une stabilisation fondée sur une coopération beaucoup plus ambitieuse entre les piliers civil et militaire de la mission, l'équipe des Nations unies et le gouvernement malien. Une présence militaire renforcée de la MINUSMA au centre du Mali ne viserait pas uniquement à améliorer la situation en matière de sécurité. Elle devrait également permettre à la société civile, aux organisations humanitaires et aux autorités maliennes de s'impliquer dans la région de Mopti, en aidant le retour de l'État dans les secteurs de la police, de la justice et de l’administration.

Enfin, dans cet article l’auteur indique que les ajustements apportés au mandat de la MINSUMA devront se faire sans bénéficier de ressources supplémentaires, les États-Unis ayant exercé des pressions considérables pour réduire le budget global des opérations de paix des Nations unies.

Evaluer l'efficacité de la mission des Nations Unies en RDC / MONUC - MONUSCO
Assessing the Effectiveness of the United Nations Mission in the DRC / MONUC – MONUSCO 
Ce rapport évalue l’adéquation entre les ressources et le mandat et la manière dont la mission, la plus coûteuse de toutes les OMP, a adapté ses approches pour être efficace en ces temps de réductions budgétaires des OMP. Pour ce faire, huit critères ont été retenus : la situation politique et l'organisation des élections ; la protection et la stabilité ; l’accès à la propriété par les nationaux et locaux ; le soutien régional et international ; la cohérence et les partenariats ; la légitimité, l'impartialité et la crédibilité de la mission ; les femmes, la paix et la sécurité, une approche axée sur l'individu.

Le rapport fournit une étude de l’impact de la MONUSCO sur la situation politique et la sécurité en République démocratique du Congo, surtout dans l’est du pays où elle est principalement déployée. Les auteurs analysent aussi les principales contraintes et défis de la mission. Ils rappellent que deux des principales contraintes stratégiques de la mission a toujours sont :

Le massacre au Mali démontre la nécessité de donner la priorité à la protection des civils dans le mandat de la MINUSMA
Massacre in Mali Demonstrates Need to Prioritize Protection of Civilians in MINUSMA’s Mandate

Le 23 mars, alors que les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies étaient en visite officielle au Mali, plus de 160 civils ont été tués dans le village d'Ogossagou, dans la région centrale du pays, lors de l'un des massacres les plus meurtriers de l'histoire récente du pays. L'attaque visait la communauté peule et les victimes, dont une cinquantaine d'enfants, ont été abattues ou brûlées chez elles.

Dans le contexte de la détérioration de la sécurité au Mali, Namie Di Razza revient sur le rôle limité de la MINUSMA dans la protection des civils (POC) au Mali. Selon l’auteure, la MINUSMA se serait construite très différemment des missions telles que la MONUSCO OU MINUSCA en ce qu’elle n’a pas été conçue avec comme priorité essentielle et « stratégique » la protection des civils mais celle de se concentrer sur le processus de paix dans le Nord-Mali. Au moment du déploiement initial de la mission, explique-t-elle, les menaces portant sur les populations locales étaient limitées. Au fil des ans, le contexte dans lequel opère la MINUSMA a évolué, la mission a dû s’inquiéter de plus en plus de sa propre protection dans un environnement hostile où son personnel est régulièrement attaqué par des groupes terroristes, elle est devenue la mission des Nations unies la plus meurtrière, la menace s’est accrue dans le centre du mali « délaissé » par le gouvernement malien et les parties prenantes internationales.

Si le président du Conseil de sécurité dans sa déclaration a encouragé la MINUSMA à rééquilibrer sa présence dans la région centrale et à assurer une meilleure protection aux civils, la mise en œuvre de l’accord de paix dans le nord devrait rester une priorité stratégique. Pour Namie Di Razza, l’adaptation du mandat de la mission, qui devrait être décidée lors de la prochaine réunion du Conseil de sécurité en juin, est attendue et nécessaire et une définition plus claire des priorités en matière de protection des civils renforcerait son efficacité et sa capacité à agir. Toutefois dans un contexte de compression budgétaire générale, il est peu probable que les États membres décident de fournir des ressources supplémentaires. Pour l’auteure, reste donc à définir comment, sans une augmentation de  moyens financiers, les États feront de la protection des civils une priorité de la MINUSMA.
POSTES À POURVOIR
MINUSMA - Un(e) consultant (e) international(e) principal pour les reformes électorales

Date de clôture : 15 mai 2019
Lieu d’affectation : Bamako
Compétences requises : Au moins quinze ans d'expérience professionnelle, à des niveaux de responsabilité divers ou de plus en plus élevés, dans le domaine de la légistique, du droit constitutionnel, des réformes constitutionnelles, des élections ou de l’enseignement du droit public, acquise dans au moins un pays post-conflit est exigée. Bonne aptitude à communiquer, à planifier et organiser.
 
MINUSMA - Un(e) administrateur(trice) national(e) aux affaires politiques

Date de clôture : 17 mai 2019
Lieu d’affectation : Bamako
Compétences requises : Avoir la capacité d’identifier et analyser les problèmes relevant du cadre politique, social et économique qui sont à la base des troubles dans une zone géographique donnée. Aptitude à gérer avec diplomatie les situations délicates avec les publics cibles et à entretenir des relations productives. Aptitude à produire une variété de produits de communication écrits dans un style clair et concis, dans de très courts délais. Avoir une bonne connaissance de la vie politique et socio-économique du Mali et de la région d’affectation.
 
MONUSCO - Spécialiste hors siège chargé de l’éducation au civisme électoral

Lieu d’affectation : divers en RDC
Compétences : Connaissance du soutien administratif général, notamment les politiques, processus et procédures administratifs. Aptitude à produire une variété de produits de communication écrits dans un style clair et concis, dans de très courts délais.
 
MONUSCO - Spécialiste de la protection des civils

Date de clôture : 24 mai 2019
Lieu d’affectation : Goma
Compétences : Vaste connaissance de et expérience pratique significative en matière de questions relatives à la protection des civils, notamment les droits des femmes et des enfants affectés par les conflits armés. Connaissance du droit international humanitaire et droits de l’homme. Fortes aptitudes en analyse et excellentes aptitudes en composition de divers documents, notamment les discours et les rapports.
S'abonner à cette lettre d'information mensuelle

L’Organisation internationale de la Francophonie, le ministère de la Défense français, Affaires mondiales Canada et le ministère des Affaires étrangères belge ont conçu ensemble le projet dénommé « Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix ». Cet Observatoire constitue un cadre de discussion entre experts et personnalités francophones issus de pays contributeurs de personnel, et s’inscrit en cela dans un objectif de renforcement du dialogue triangulaire entre les États engagés dans le maintien de la paix, le Conseil de sécurité et le Secrétariat des Nations unies.

Il s’agit également d’accompagner les États francophones dans leurs démarches visant à mieux préparer leur engagement dans les Opérations de maintien de la Paix (OMP), en soutien du Secrétariat des Nations unies. L’Observatoire présentera à cette fin des propositions visant à faciliter l’engagement de ces États dans le maintien de la paix. Le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), basé à Bruxelles, a été chargé d’animer l’Observatoire, avec le soutien actif des partenaires impliqués dans le projet. La coordination scientifique et technique de l’observatoire bénéficie de l’appui de l’Université catholique de Louvain (Belgique) et du Réseau de recherche sur les opérations de Paix (ROP).


AVERTISSEMENT : Les propos énoncés dans les différentes publications ne sauraient engager la responsabilité des organismes pilotes de l’étude, pas plus qu’ils ne reflètent une prise de position officielle du ministère de la Défense français, de l’Organisation internationale de la Francophonie, des Affaires mondiales Canada ou du ministère des Affaires étrangères belge.