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Lettre d'information - Septembre 2019
VEILLE INSTITUTIONNELLE 

PUBLICATIONS
Cette lettre d'information mensuelle de l'Observatoire Boutros-Ghali vise à rendre compte de l’évolution des doctrines, des pratiques et débats sur les questions relatives aux opérations de maintien de la paix, et à la participation des pays francophones à ces dernières.
 
N'hésitez pas à la partager autour de vous, en relayant ce courriel

L'Observatoire entend rendre hommage à M. Boutros Boutros Ghali, ancien Secrétaire général des Nations unies et de la Francophonie, qui a très tôt œuvré pour le renforcement du maintien de la paix et mis en avant son caractère pluridimensionnel et évolutif.
 
Pour plus d’informations sur l’Observatoire, rendez-vous sur : www.observatoire-boutros-ghali.org
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NOUVELLES DE L'OBSERVATOIRE
Dr. Oswald Padonou, en collaboration avec Michel Luntumbue

Les processus de transition et de pérennisation de la paix revêtent une grande importance car tous les efforts consentis pour restaurer la paix peuvent être anéantis par la résurgence du conflit, si cette phase de consolidation de la paix et de retour effectif à la « normalité » est escamotée ou bâclée.

Le maintien de la paix, avec l’action combinée de ses composantes militaire, policière et civile, demeure une étape du continuum de la résolution des crises et conflits, dont l’importance ne doit pas occulter celle de la consolidation et de la pérennisation de la paix.

Les Nations unies, dans la continuité de leurs actions en faveur d’un retour effectif à la paix, consacrent des ressources croissantes à la consolidation de la paix ; les organisations régionales peuvent s’y investir avec une plus-value certaine, fondée sur leur proximité culturelle et la perception partagée de la paix durable avec leurs États membres en transition post-conflit...
FOCUS
Cette année, la Journée internationale de la paix a été placée sous le signe de l’Action pour le Climat. António Guterres, le Secrétaire général des Nations unies (SGNU) a décidé de consacrer cet événement à la réflexion autour du lien entre le changement climatique et la paix. En résonnance avec le Sommet pour le Climat, le choix de ce thème s’est naturellement présenté au SGNU : « aujourd'hui, la paix fait face à un nouveau danger qui est l'urgence climatique, et qui menace notre sécurité, nos moyens de subsistance et nos vies ».

Également, le Département des opérations de maintien de la paix (DOMP), a publié une note rédigée par le diplomate français Jean-Pierre Lacroix intitulée « Protéger la paix : comment les Casques bleus participent à la solution pour la climat ». Dans cette publication, le Secrétaire général adjoint rappelle que le maintien de la paix, les questions de sécurité humaine et le changement climatique sont inextricablement liés, et le Casques bleus représentent, à ce titre, une part importante de la réponse de la communauté internationale à cette « complexe équation sécuritaire ».
 
Parmi les impacts du changement climatique :
  • Affaiblissement de l’accès à la nourriture
  • Augmentation de la probabilité de conflits liés à l’accès à l’eau et à la compétition pour les ressources
  • Précarisation des moyens de subsistance et augmentation du stress économique
  • Augmentation du risque d’incendies et de la pollution de l’air
  • Augmentation des déplacés internes et des migrations externes (les catastrophes naturelles déplacent trois fois plus de personnes que les conflits
Les Opérations de maintien de la paix participent ainsi à l’Objectif de développement durable numéro 13 : « prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions ». En vue de s'attaquer aux facteurs de conflits liés aux changements climatiques, la MINUSMA a mis en place des partenariats pour la création d'un espace de dialogue communautaire, ainsi que d'une commission foncière afin de cartographier les itinéraires de transhumance. La MINUSCA, pour sa part, a réagi aux conséquences de l'évolution des mouvements de bétail et de la configuration des terres agricoles, en développement des mécanismes d’analyses des risques, d’alerte précoce et en priorisant la Protection des civils.

Aussi, la 74e session de l’Assemblée générale des Nations unies a été, selon le SGNU, l’occasion pour les États-membres de présenter des « plans concrets », dans l'espoir de renforcer l'Accord de Paris sur le climat et « les objectifs ambitieux qui sont à la base du Programme de développement durable à l'horizon 2030 ». Finalement, 2021 marquera l’Année internationale de la paix et de la confiance entre les nations, et visera à promouvoir et à renforcer la diplomatie préventive, notamment en favorisant le multilatéralisme et le dialogue politique.

Si vous souhaitez approfondir votre réflexion sur ce thème, nous vous invitons à consulter la note d’analyse publiée par l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix en mars 2018 sur la gestion responsable de l’environnement dans les opérations de paix.
La 74e session de l’Assemblée générale de l’ONU (AGNU) s’est tenue du 24 au 27 septembre 2019. Les chefs d’États francophones hôtes de Missions de maintien de la paix, ainsi que la Communauté internationale, ont placé un accent particulier sur l’amélioration nécessaire de la situation sécuritaire en Afrique centrale et au Sahel. Voici relevées les interventions des acteurs impliqués dans ces régions, afin de faire ressortir les attentes prioritaires en terme sécuritaires et en particulier envers les opérations de paix :
  • Lors de son allocution, le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) a souligné le fait que « le chemin vers une paix durable reste long », malgré « l’absence de belligérance » entre les FAMA (Forces armées maliennes) et les groupes armés signataires de l’Accord de paix et de réconciliation. IBK a également salué les efforts fournis par la MINUSMA, tout en rappelant l’importance primordiale que doit jouer la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) dans la stabilisation de la sous-région. À cet égard, le président français Emmanuel Macron, au cours de son discours, a appelé à changer le mandat de la MINUSMA afin de l’adapter aux mutations du contexte sécuritaire, et a appelé à placer la FC-G5S sous le chapitre VII de la Charte des Nations unies ; « la construction d’une coopération durable résidant entre les cinq pays. Également, lors de la réunion de haut-niveau sur le Mali et le Sahel, en marge de l’AGNU, le SGNU António Guterres s’est félicité de la décision du Conseil de sécurité de lever les restrictions géographiques imposées par la MINUSMA à la FC-G5S, tout en rappelant que cela ne suffira pas à régler la question sécuritaire et en réitérant son appel pour un financement durable du G5 Sahel. Le SGNU a également salué l’engagement de la CEDEAO (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) dans la résolution d’une crise sécuritaire à vocation régionale.
     
  • Pour sa part, le président Felix Tshisekedi, a affirmé que la République démocratique du Congo demeurait dans le besoin de l’assistance de la MONUSCO, tout en affirmant que la RDC nécessite une Mission « non pléthorique, bien équipée, forte et dotée d’un mandat adapté, à l’image de la Brigade d’intervention rapide qui avait jadis mis en déroute le Mouvement M 23 ». Au cours de son allocution, le président a également souligné les trois grands défis auxquels fait face la RDC à savoir la paix, la sécurité et la stabilité. Il a également fait part de « l’urgente nécessité de réadapter la configuration de la MONUSCO à l’évolution de la situation sur le terrain, en concentrant davantage les efforts sur les capacités d’intervention opérationnelle des forces onusiennes aux côtés des forces armées de la RDC ». Depuis avril 2019, la Mission onusienne a revu à la baisse ses effectifs de personnel civil.
     
  • Concernant la MINUSCA, à l’occasion d’une réunion de haut niveau sur la République centrafricaine (RCA), et en marge du débat général de l’AGNU, le SGNU a rappelé le rôle crucial que jouera la MINUSCA dans l’assistance logistique et sécuritaire lors des élections présidentielles de 2020-2021 (les élections sont prévues pour le 27 décembre 2020). Sur le plan sécuritaire, António Guterres s’est dit inquiet quant à la mise en œuvre de l’Accord de paix de février 2019, en soulignant les graves violations des droits humains commises par les parties signataires, bien que cet Accord représente « un pas historique vers la paix et la stabilité du pays ». En effet, Faustin-Archange Touadéra, président de la RCA a affirmé, durant son discours, qu’aujourd’hui, « nous sommes mobilisés pour la mise en œuvre de cet Accord avec l’appui des garants (Union africaine et la Communauté économique des États de l'Afrique centrale) et des Facilitateurs, au premier rang desquels figurent les Nations unies à travers la MINUSCA ». Le Président centrafricain a également noté des progrès « certes modestes, mais sûrs » quant à l’élargissement de l’autorité de l’État au sein de territoire.
     
  • Le Ministre des Affaires étrangères d’Haïti Bocchit Edmond a, pour sa part, demandé à ce que le BINUH (Bureau des Nations unies pour Haïti) ait à sa disposition « toutes les ressources nécessaires à la pleine réalisation de ses principales tâches ». Le BINUH prendra le relais suite au retrait de la MINUJUSTH (Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti) qui fermera ses portes le 15 octobre prochain. Face à la relative détérioration du contexte sécuritaire haïtien, le ministre a appelé à la concentration des efforts du Bureau onusien sur « les politiques publiques à caractère économique, social et environnemental ».
     
  • Sahel : « Nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence » - Guterres, ONU Info, septembre 2019
  • Mali : à l’ONU, Ibrahim Boubacar Keïta souligne que le chemin vers une paix durable reste long, ONU Info, septembre 2019
  • Joint Force Remains Critical in Fighting Extremist Armed Groups, Terrorists, Secretary-General Stresses at High-Level Meeting on Mali, Sahel, Conseil de sécurité, septembre 2019
  • RDC : à l’ONU, Félix Tshisekedi affirme que son pays a encore besoin de la MONUSCO, ONU Info, septembre 2019
  • L’ONU appelle à faire « beaucoup plus » en République centrafricaine pour garantir une paix durable, ONU Info, septembre 2019
  • RCA : à l’ONU, Faustin-Archange Touadéra souligne des progrès dans la mise en œuvre de l’accord de paix, ONU Info,
    septembre 2019
  • A l'ONU, Haïti sollicite un appui substantiel, durable et efficace pour se relever, ONU Info, septembre 2019
VEILLE INSTITUTIONNELLE


Briefing du Conseil de sécurité sur le maintien de la paix et sa réforme

Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu son briefing annuel sur la question de la réforme des OMP. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint et chef des OMP, a souligné à cette occasion l’importance des solutions politiques comme prérequis à une paix durable. Selon lui, « dans chaque pays où nous sommes déployés et dans les limites de notre mandat, nos missions agissent de manière proactive et préservent l’espace pour rechercher des solutions politiques ». Cela fait par ailleurs écho au retrait de la MINUJUSTH, laissant la place à une mission politique de soutien au gouvernement.

La réforme du maintien de la paix a été adoptée par la résolution 2378 en septembre 2017, et prône une adaptation des opérations onusiennes à l’évolution du contexte sécuritaire et des crises internationales. La réforme propose des réformes de l’architecture de paix et de sécurité des Nations unies, du système de gestion et des structures de l’ONU, ainsi que du système de développement des Nations unies. Rapport du Secrétaire général sur les causes des conflits et la promotion de la paix en Afrique

António Guterres a rendu public son rapport annuel portant sur les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique. Ce rapport souligne les causes profondes, les progrès et les obstacles à la paix. Cette année, aux côtés du déplacement forcé et des cas d’insurrection et des actes extrémistes et terroristes, les défaillances de l’état de droit, la persistance d’une culture de l’impunité et l’intensification des conflits motivés par l’accès aux ressources (l’eau et la terre) figurent parmi les principales causes d’instabilité du continent.

Les actions proposées par le Rapport consistent à encourager une volonté politique afin de lutter contre les causes et les facteurs persistants des déplacements prolongés, mais également à renforcer la protection dans le cadre de l’action humanitaire et du développement, à améliorer la qualité de la collecte de données utiles à la prise de décisions fondée sur des données probantes et à l’application des politiques, ainsi qu’à promouvoir l’inclusion et la participation politique, et à financer des solutions durables.

Quant au rôle des OMP, le SGNU rappelle que l’initiative A4P (« Action pour le maintien de la paix ») « comporte des éléments importants sur la protection des civils en situation de conflit », que les États membres se sont engagés à respecter dans la Déclaration d’engagements communs concernant les OMP des Nations unies, adoptée en septembre 2018. Renforcement du partenariat ONU-UA sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le SGNU a publié un Rapport portant sur le renforcement du partenariat entre l’Organisation des Nations unies et l’Union africaine sur les questions de paix et de sécurité en Afrique, notamment à travers les activités du Bureau des Nations unies auprès de l’Union africaine. Les axes de ce partenariat s’articulent autour de la prévention des conflits et le rétablissement de la paix, le maintien et le soutien de la paix, ainsi que la consolidation de la paix et la promotion de l’État de droit. Concernant le maintien de la paix, le Rapport salue la coopération entre Union africaine, l’ONU et la CEEAC (Communauté économique des États de l'Afrique centrale) dans la signature de l’Accord de Khartoum pour le rétablissement de la paix en RCA. Toujours selon le Rapport, « au-delà des questions liées aux activités sur le terrain, les initiatives communes ont été largement axées sur la primauté de l’action politique ».

Quant à la MONUSCO, le SGNU souligne une collaboration étroite entre la Mission onusienne et l’Organisation mondiale de la santé et l’Union africaine dans l’éradication du virus Ebola d’une part, et les FARDC dans la lutte contre l’insécurité d’autre part. Abordant la question de la MINUSMA, António Guterres appelle à aborder la question malienne dans un cadre plus large : la crise sahélienne. Selon le SGNU, « au Sahel, en février 2019, des représentants de la Commission de l’Union africaine et du BNUAA (Bureau des Nations unies auprès de l'Union africaine) se sont rendus ensemble au siège de la FC-G5S à Bamako pour examiner les progrès accomplis, les difficultés rencontrées et les possibilités à exploiter dans le cadre de l’entrée en activité de la Force conjointe ».

Le Rapport rappelle finalement que dans la continuité de la Déclaration d’engagement communs, l’Union africaine « a accompli des progrès notables dans la mise en service du Fonds pour la paix en réussissant à mobiliser 124 millions de dollars en juillet 2019 ». Rappelons que le Fonds pour la paix a été officiellement lancé en novembre 2018 et a pour objectif de renforcer l’appropriation des questions sécuritaires par l’Organisation continentale. Il devra permettre, à terme, de financer à hauteur de 25 % le coût des opérations de soutien à la paix en Afrique.
La MINUSMA encourage le dialogue entre les communautés peul et dogon
 
À Mopti, dans le centre du Mali, l'équipe régionale d’appui à la réconciliation et la Division des affaires civiles de la MINUSMA ont initié le 12 septembre une rencontre préparatoire au dialogue intercommunautaire entre les communautés peul et dogon des communes de Tori et de Sokoura dans le cercle de Bankass, peul et dogon. Les affrontements entre les deux communautés, exacerbés depuis le début de l’année, sont à l’origine de plusieurs centaines de décès. Selon Mikado FM, la radio de la MINUSMA, l’objectif de cette réunion « est de dégager des stratégies permettant d’organiser et de réussir un dialogue participatif et inclusif entre les acteurs locaux des deux localités ».
 
Le 24 juin 2019, la MINUSMA a ouvert un secteur Centre afin de faire face à la recrudescence des violences commises envers les populations civiles, et ainsi de rendre plus efficace sa fonction de protection des civils et d’appui à la restauration de l’autorité de l’État.  
Des progrès pour la DDR au Mali
 
Ce mois-ci, plus de 1 000 ex-combattants ont été désarmés, démobilisés et intégrés dans l’armée malienne dans le cadre du programme de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) de la MINUSMA. 353 autres ex-combattants sont pour leur part en cours de processus de DDR. Ils seront par la suite intégrés aux FAMA en vue d’un futur redéploiement « partout où le besoin se fera sentir ; que ce soit dans le Centre, le Nord ou ailleurs sur toute l’étendue du territoire national », affirmait le 16 septembre M. Samba Tall, directeur de la Section Réforme du secteur de la sécurité / DDR (RSS/DDR) de la MINUSMA.
 
La MINUSMA soutient les efforts de DDR dans le cadre de sa mission principale de soutien à la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, notamment la réforme du secteur de la sécurité « dans ses quatre volets principaux ».  
Le Danemark s’implique militairement au Sahel

Selon l’article de The Defense Post, le Danemark devrait déployer un avion de transport de type C-130J, aux côtés de 65 personnes en uniforme et 10 personnels civils au sein de la MINUSMA. Le Danemark soutient la MINSUMA depuis 2014, notamment à travers l’envoi, en 2016, d’un commandement d’opération spéciales et en 2017 le déploiement d’un avion de transport.

Ce nouveau déploiement s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action conjointement établi avec la Belgique, la Norvège et le Portugal en faveur d’une rotation de l’équipement aérien. Le Danemark devrait couvrir une période s’étalant de novembre 2019 jusqu’à mars 2020. Le Danemark contribuera, également, pour la première fois à l’Opération française Barkhane, avec le déploiement au Mali « d’un détachement de 70 militaires et deux hélicoptères de transport ».  
Le président Burkinabè plaide la cause du G5 Sahel devant l’Assemblée générale onusienne

Roch Christian Kaboré, président burkinabè et chef en exercice de la présidence tournante du G5 Sahel, s’est exprimé, lors de son allocution à l’Assemblée générale de l’ONU, en faveur du renforcement du mandat de la mission onusienne au Mali, afin que celui-ci soit davantage adapté à l’aggravation de la menace sécuritaire de la sous-région : « à l’instar de mes pairs de la CEDEAO et en ma qualité de président en exercice du G5 Sahel, je lance un appel pour un mandat plus robuste et plus offensif en faveur de la MINUSMA. Un tel mandat devra permettre de sécuriser et stabiliser davantage le Mali et, partant, tous les autres pays du G5 Sahel. » Le président burkinabè a également appelé la Communauté internationale impliquée au Sahel à doter la FC-G5S des moyens nécessaires et adéquats à la pleine exécution de sa mission de lutte anti-terroriste.

Le 30 septembre 2019, un communiqué de la Force conjointe rapportait une attaque prétendument perpétrée par le groupe armé Ansaroul Islam contre un bataillon malien à Boulekessi. Au même moment, le groupe terroriste perpétrait une attaque contre le détachement de MONDORO, également à la frontière burkinabè.
Pas de retrait précipité de la MONUSCO en RDC, affirme le Secrétaire général
 
Le SGNU s’est rendu en visite en République démocratique du Congo (RDC) afin de témoigner de son soutien à la population face à la crise Ebola et de féliciter la première alternance démocratique du pays. À Kinshasa, le chef de l’ONU a annoncé le renforcement des capacités d’action de la MONUSCO contre les ADF-Nalu (Forces démocratiques alliées), groupe armé ougandais, ainsi que l’approfondissement de sa coopération avec les FARDC (forces armées de la RDC) afin de « mieux répondre aux préoccupations sécuritaires des populations face à la menace des groupes armés ».
 
António Guterres a également fait part de son désir de mettre tous les moyens en œuvre pour permettre un retrait de la MONUSCO, lorsque celle-ci ne sera plus nécessaire, et pour que les relations entre l’ONU et le gouvernement congolais relèvent d’un « rapport normal ». Mais, pour l’instant, le chef de l’ONU estime « suicidaire » un départ précipité des troupes. En effet, Jean-Pierre Lacroix a ajouté que l’Organisation n’entendait « pas du tout préconiser une diminution précipitée de la présence de la MONUSCO en RDC ».
 
Lors de son déplacement à Magina, premier foyer de l’épidémie dans l’Est du pays, le Secrétaire général s’est dit particulièrement préoccupé par la situation sanitaire en soulignant un manque de moyens : « les financements internationaux promis jusqu’à la fin de l’année correspondent plus ou moins aux besoins en matière de lutte contre Ebola mais seulement 15 % a été versé jusqu’à présent ».  
En Afrique centrale, le bureau régional de l’ONU œuvre au dialogue et à la prévention des crises
 
Le Bureau régional des Nations unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC) a pris l’initiative de faciliter le dialogue régional afin de résoudre les crises qui touchent la région, en faisant la promotion d’un « dialogue politique ouvert ». La MINUSCA a notamment été mise à contribution. En effet, le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) s’est félicité de « la recommandation tendant à la mobilisation de l’appui régional au processus de paix en République centrafricaine (RCA), en consultation étroite avec la mission onusienne ».
 
Également, le CSNU a salué « la recommandation tendant à une répartition claire des tâches entre le BRENUAC et les autres entités des Nations unies, comme la MONUSCO, le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs et le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Burundi ».
La MONUSCO renforce sa présence dans la région du Sud-Kivu à la suite d’une nouvelle vague de violences
 
Après des épisodes de violence dans le Sud du Kivu (Est de la RDC), à Minembwe, la MONUSCO a décidé de déployer des hélicoptères d'attaque en soutien aux FARDC (Forces armées de RDC), mais également d’intensifier les patrouilles de dissuasion, d’implanter une base temporaire à Mikenge pour la protection des civils, ainsi que d’évacuer les blessés avec l’aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
 
Selon la MONUSCO, entre 500 et 600 personnes se rassemblent chaque jour autour des bases de la Mission pour recevoir assistance et protection. « Les Casques bleus leur fournissent une aide alimentaire d'urgence mais une amélioration immédiate de la situation sécuritaire est nécessaire pour que les acteurs humanitaires puissent venir en aide à l’ensemble des populations déplacées ».
RCA : un groupe armé signe un plan d’action pour protéger les enfants
 
Le groupe armé Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) a signé en septembre 2019 un plan d'action avec la MINUSCA pour protéger les enfants et prévenir les violations de leurs droits. La Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, s’est dite « encouragée par le processus de paix de février 2019 en RCA qui offre davantage de possibilités d'engagement et de mesures concrètes entre l'ONU et les groupes armés signataires », qu’il est nécessaire de saisir.
 
La protection de l’enfance est au cœur des mandats des OMP, et par conséquent de la MINUSCA. Son mandat appelle à cet égard toutes les parties au conflit à « protéger et considérer comme victimes les enfants libérés ou autrement séparés des forces et groupes armés, et souligne qu’il faut accorder une attention particulière à la protection, à la libération et à la réintégration de tous les enfants associés à des forces et groupes armés ». De plus, la mission onusienne accorde une protection particulière aux femmes et aux enfants, notamment à travers « des conseillers pour la protection de l’enfance, des conseillers pour la protection des femmes et des conseillers pour la problématique femmes-hommes ».  
Allègement de l’embargo sur les armes en RCA
 
Le Conseil de sécurité a décidé d’alléger l’embargo sur les armes, imposé à la Centrafrique depuis 2013, au vu des progrès réalisés dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité (RSS). Ainsi, jusqu’au 1er janvier 2020, et selon la Résolution 2488, les restrictions ne s’appliqueront plus aux fournitures destinées exclusivement au soutien de la MINUSCA, aux missions de formation de l’Union européenne, aux forces françaises et aux forces d’autres États membres qui assurent une formation ou prêtent assistance. 
 
Egalement, la nouvelle Résolution prie les autorités nationales « d’autoriser le Groupe d’experts et la MINUSCA à avoir accès aux armes et autre matériel létal connexe faisant l’objet de notifications et de dérogations au moment de l’importation de ces équipements et avant qu’ils ne soient livrés aux utilisateurs finaux », les sanctions étant des outils complémentaires aux Opérations de paix.
 
En 2016 déjà, le GRIP (Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité) se demandait si la RCA était prête à une levée de l’embargo.  
La MINUSCA endeuillée par le décès de trois Casques bleus sénégalais
 
Trois Casques bleus sénégalais déployés dans le cadre de la MINUSCA ont trouvé la mort lors d’un accident d’hélicoptère en RCA. Le Mi-24 russe s’est écrasé le 27 septembre près de Bouar, à l’ouest du pays, alors qu’il tentait d’atterrir en urgence pour cause de mauvais temps.
 
Mankeur Ndiaye, chef sénégalais de la MINUSCA, a profité de la triste occasion pour rappeler que « cet accident illustre une fois de plus les risques encourus par les Casques bleus dans leur engagement sur le terrain, souvent au péril de leur vie ».
Haïti fait ses adieux à 15 ans de maintien de la paix de l'ONU

Depuis 2017, la MINUJUSTH (Mission des Nations unies pour l’appui à la justice en Haïti) s’attache à rétablir la paix et la sécurité au moyen de patrouilles, de points de contrôle et d’opérations de lutte contre la criminalité. Son retrait avait été annoncé en avril 2019 par le Conseil de sécurité de l’ONU, suite au souhait exprimé par les autorités haïtiennes de voir les opérations de maintien de la paix dans le pays prendre fin.

Afin d’assurer la pérennité de la transition, et à l’issue du retrait gradué et échelonné du personnel de la mission prévu, le Conseil de sécurité a décidé de créer, pour une période initiale d’un an, le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH). La mission politique, qui devrait être opérationnelle dès le 16 octobre 2019, aura pour objectif de conseiller et de soutenir le gouvernement dans la consolidation de l’État de droit et des institutions nationales, ainsi que dans la protection des droits humains.
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Le temps est venu de tester la vision de Félix Tshisekedi pour la RDC

Cet article d’ISS Africa tente d’évaluer la vision du président congolais élu en décembre dernier, concernant les questions sécuritaires auxquelles le pays fait face. Selon l’article, Félix Tshisekedi semble opter pour une approche plus ouverte et coopérante envers la MONUSCO, ce qui représente un premiers pas dans « la bonne direction ».

L’article révèle également une ouverture vers les leaders régionaux que sont l’Ouganda, le Rwanda et l’Angola. Des opportunités sont ainsi à souligner et à saisir, notamment concernant le dialogue et la coopération au sein de la société. La coopération avec l’ONU et les acteurs régionaux représenterait une occasion de « revitaliser » une approche régionale de la paix à l’est de la RDC, et plus généralement dans la région des grands lacs.

Avant l’élection de Tshisekedi, la MONUSCO entretenait des relations tendues avec le gouvernement congolais. En 2018, le soutien financier et logistique de la MONUSCO prévu par la résolution 2409 n’avait pas été sollicité par le gouvernement [pour l’organisation des élections présidentielles], alors même que le report de deux ans de ces élections avait été justifié par un « manque de moyens ».  
Sept opportunités à saisir pour l’ONU en 2019-2020

International Crisis Group présente les sept opportunités pour l’ONU en 2019-2020, en affirmant néanmoins que l’année 2019 représente une « année sombre » pour l’Organisation. Parmi les sept opportunités, nous en avons retenu deux relatives au maintien de la paix, à savoir 1 : Le développement de nouveaux moyens de stabilisation de la RDC et son voisinage ; 2 : La dynamisation de la coopération institutionnelle entre l’ONU et l’Union africaine (UA).

S’agissant du premier axe, l’article suggère à l’ONU de saisir l’opportunité de l’élection de Félix Tshisekedi pour diminuer la présence « couteuse et trop large » de la MONUSCO, et encourager des réponses moins concentrées sur l’aspect militaire, et davantage sur les solutions politiques et les mécanismes de promotion de la stabilité en Afrique centrale. Concernant le second point, ICG estime que l’ONU devrait profiter de l’élan de leadership de l’UA et d’autres groupes régionaux et sous régionaux dans la « médiation des crises du continent », afin d’encourager l’appropriation des questions de sécurité humaine. Notamment, l’article propose au Conseil de sécurité de prioriser le renforcement de la coopération avec le Conseil de paix et sécurité (CPS) de l’UA, « à travers des procédures novatrices ».
Une année en Afrique : pourquoi cette femme Casque bleu souhaite y retourner

À travers un entretien accordé à Pass Blue, une femme brésilienne officier de la marine ayant été déployée comme Casque bleu au sein de la MINUSCA en tant que conseillère militaire sur les questions de genre (UN military gender advisor) explique son envie de retourner en Centrafrique. Ce qu’elle retient particulièrement de son expérience est le nombre exorbitant de violences sexuelles. Dans le cadre de sa mission, elle explique avoir élargi la mise en place d’un système de remontée d’informations sur les violences basées sur le genre, et qui n’existait qu’à Bangui, capitale de la Centrafrique. Selon elle, « il est primordial de recruter davantage de femmes officiers de l'armée et de la police afin de permettre l'instauration d’un climat de confiance et de resserrer les liens entre la force de l'ONU et les femmes des communautés, et de les encourager à dénoncer les violations ».  
20 ans de protection des civils : quel bilan ?

Cet article s’inscrit dans une série de publications que le Centre for Civilians in Conflict a commencé à publier en 2019, à l’occasion du 20e anniversaire de la prise en compte, par le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU), de la protection des civils (POC) dans son agenda. En effet, c’est en 1999 que le SGNU Koffi Annan a rendu un rapport portant sur la POC. Le CSNU a par la suite adopté sa première résolution (S/RES/1265) relative à cette question la même année.

L’article dresse un bilan mitigé des deux décennies de POC : 20 ans après la résolution 1265, un écart considérable demeure entre la promotion de la POC, et la mise en œuvre effective de la protection des civils en zone de guerre ou de conflit. Les civils continuent de représenter la large majorité des victimes des conflits armés, augmentant ainsi la demande humanitaire. À cet égard, l’auteure de l’article appelle à un temps de « réflexion » pour un meilleur respect des normes internationales concernant un sujet qui ne cesse de gagner en importance.
 
À l’occasion des 20 ans de la POC, IPI a également dressé un bilan plutôt acerbe des avancées sur cette question. Toutefois, tout en soulignant les échecs de mise en œuvre, ainsi que la faiblesse du principe de responsabilité, et les « jeux de reproches » envers les OMP, l’article aborde des initiatives encourageantes pour la POC, notamment les Principes de Kigali de 2015, la Résolution 2436 portant sur élaboration d’un dispositif de gestion de la performance « complet et intégré » qui définit des normes de performance claires pour l’évaluation de l’ensemble du personnel civil et en uniforme des OMP, mais également l’initiative A4P. L’article plaide également pour une « culture de la responsabilité » afin de lutter contre l’impunité.  
Changement climatique, consolidation de la paix et paix durable

IPI a publié ce mois-ci un article portant sur le lien qui unit changement climatique, consolidation et durabilité de la paix. Selon l’article, parmi les dix pays hôtes d’une OMP, huit se situent dans des zones fortement exposées au changement climatique. En effet, la RDC se situe à la deuxième place, suivie par le Mali et la RCA, respectivement à la 5e et 6e position des pays les plus vulnérables face aux risques climatiques.

Ainsi, ce phénomène se pose comme une des contraintes futures pour l’avenir du maintien de la paix, tant et si bien que, selon l’article, le changement climatique exacerbe les tensions sociales et politiques. « Le changement climatique est un facteur exogène puissant qui modifie le contexte local et qui est susceptible d'amplifier les griefs locaux et la marginalisation. »

L'impact protéiforme des risques climatiques sur les processus sociaux, économiques et politiques comporte de sérieuses implications pour tous les acteurs de la consolidation de la paix, obligeant ces derniers à mener des approches croisées et intégrées (inter agences). IPI appelle donc les efforts de consolidation de la paix à devenir plus sensibles au climat. Servir et protéger : le rôle de la police onusienne

Toujours dans la continuité de la célébration des 20 ans de la POC, IPI a publié un article portant sur la police onusienne (UNPOL) et son rôle dans la protection des civils. Selon l’auteur de l’article, depuis la mise en œuvre de la POC, le nombre de policiers déployés dans le cadre d'opérations de paix des Nations unies a considérablement augmenté et leurs missions se sont complexifiées. Toutefois, malgré le rôle primordial du maintien de l’ordre, UNPOL est souvent mise de côté lors des débats sur la POC appliquée aux mandat des OMP. À cet égard, l’article appelle à effectuer des efforts nécessaires pour réformer la structure de la Police onusienne, afin d’adapter les ressources allouées car dans le domaine de la coopération policière. En effet, bien qu’UNPOL « offre un soutien indispensable aux forces de maintien de la paix sur le terrain », l’adaptation de sa structure aux nouvelles menaces reste un défi sur le terrain. De combien de force avons-nous besoin pour protéger les civils ?

La définition de la relation entre la POC et les mandats robustes des OMP est un débat en évolution constante à l'ONU. Selon l’article de IPI, deux problèmes se posent quant à l’utilisation de la force : le SGNU, le CSNU et les États membres doivent trouver le juste équilibre entre force létale et non létale, ainsi que savoir quand utiliser la force contre des acteurs gouvernementaux, pour assurer la pleine mise en œuvre de la POC. L’enjeu ici étant de ne pas compromettre le caractère impartial des OMP, et de ne pas faire des Casques bleus des belligérants au conflit. Cependant, la complexification des mandats des missions onusiennes accompagnée du renforcement de la robustesse de certaines d’entre eux tend à effacer toute distinction significative entre maintien de la paix et imposition de la paix, passant alors d’une logique défensive à une logique offensive.
Aujourd'hui, la plupart des grandes opérations de maintien de la paix des Nations unies peuvent utiliser tous les moyens nécessaires, y compris une force létale, pour protéger les civils, notamment la MONUSCO, la MINUSMA et la MINUSCA.  
Action pour le maintien de la paix : un an après la mise en œuvre de la Déclaration d’engagements communs

À la suite de la Déclaration d’engagements communs signée par 152 États membres des Nations unies, ainsi que 4 organisations internationales, l’International Peace Institute (IPI) tente de dresser un bilan de la première année de mise en œuvre.

L’article souligne dans un premier temps les efforts réalisés par le groupe de pays : efforts en interne réalisés par le Secrétariat des Nations unies d’une part, et les efforts externes du Secrétariat pour encourager les États signataires à s’engager davantage, notamment à travers la « création d’un espace de partage et d’échange, moins politisé que d’autres instances onusiennes (telles que le C34, le Cinquième comité, ou le Conseil de sécurité) ».Une seconde partie souligne les efforts engagés par les États signataires de la Déclaration. Selon IPI, les nombreuses réunions organisées dans le cadre de l’A4P (avec des OSC, États membres, employés de l’ONU…) ne semblent pas avoir mené « outre mesure » à des actions concrètes par les membres du Conseil de sécurité, malgré l’intérêt certain de ces acteurs concernant le maintien de la paix.

Le présent article conclu qu’en un an, bien que l’A4P ne soit pas « mort », en grande partie grâce aux effort du chef du Département des OMP, l’Action pour le maintien de la paix n’a pas encore atteint son potentiel maximum : « A4P est coincé entre sa fonction d’outil visant à pallier les changements continus et incrémentiels qui répondent à des lacunes et des défis préexistantes d’une part, et la poursuite d'une vision ambitieuse pour l'avenir du maintien de la paix d’autre part ».
ÉVÉNEMENT À VENIR

                

La Représentation permanente de l’Organisation internationale de la Francophonie auprès de l’Union européenne (RPUE) organisera le 17 octobre 2019 à Bruxelles une conférence autour du thème : « Agir et vivre au féminin : contre la violence faite aux femmes ».

L’événement comprendra quatre interventions portant sur la sphère politique et diplomatique, le monde des associations de protection des victimes, le secteur économique, et la sphère juridique en charge des traités et des lois. La conférence permettra de mettre en lumière les points saillants, et d'indiquer au public les pistes de solutions concrètes pour lutter contre la violence subie par les femmes dans diverses sphères de la société.

L’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix est une initiative multilatérale lancée par la Direction générale des relations internationales et stratégiques du Ministère des Armées français, en association avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Canada et la Belgique. L’OBG et l’OIF entretiennent ainsi des liens de partenariats étroits dans le cadre de la réflexion autour du rôle de la Francophonie au sein des OMP.
POSTE À POURVOIR

Lieu d’affectation : New York

Date limite de candidature : 13 novembre 2019

Compétences requises : Connaissance d'un large éventail de questions relatives aux droits humains. La capacité comprend des approches et des techniques pour traiter des problèmes sensibles. Connaissance des mandats, politiques, directives et procédures institutionnels relatifs aux opérations de paix des Nations unies, y compris celles liées à l'intégration des droits de l'homme dans les missions de paix. Connaissance du rôle des composantes des droits de l'homme dans les opérations de maintien de la paix et des autres composantes civiles et en uniforme.
 
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L’Organisation internationale de la Francophonie, le ministère de la Défense français, Affaires mondiales Canada et le ministère des Affaires étrangères belge ont conçu ensemble le projet dénommé « Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix ». Cet Observatoire constitue un cadre de discussion entre experts et personnalités francophones issus de pays contributeurs de personnel, et s’inscrit en cela dans un objectif de renforcement du dialogue triangulaire entre les États engagés dans le maintien de la paix, le Conseil de sécurité et le Secrétariat des Nations unies.

Il s’agit également d’accompagner les États francophones dans leurs démarches visant à mieux préparer leur engagement dans les Opérations de maintien de la paix, en soutien du Secrétariat des Nations unies. L’Observatoire présentera à cette fin des propositions visant à faciliter l’engagement de ces États dans le maintien de la paix. Le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), basé à Bruxelles, a été chargé d’animer l’Observatoire, avec le soutien actif des partenaires impliqués dans le projet. 


AVERTISSEMENT : Les propos énoncés dans les différentes publications ne sauraient engager la responsabilité des organismes pilotes de l’étude, pas plus qu’ils ne reflètent une prise de position officielle du ministère de la Défense français, de l’Organisation internationale de la Francophonie, des Affaires mondiales Canada ou du ministère des Affaires étrangères belge.